Les Outrepasseurs; Cindy Van Wilder

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Synopsis :

-Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.

– Nous ?

– Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux. » Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat et découvre que l’attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d’un mystérieux Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis des siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie…

Mon Avis :

J’ai rencontré Cindy Van Wilder pour les Aventuriales de 2016, et j’ai passé un moment  très agréable en sa compagnie. J’ai lu et vu beaucoup d’avis très positifs sur la saga des Outrepasseurs, et j’avais donc très hâte de commencer ma lecture.

L’histoire commence dans la vie normale d’un adolescent normal, à qui tout d’un coup, il arrive quelque chose de surnaturel. Pour comprendre ce qu’il se passe, il va devoir affronter les souvenirs de ses ancêtres. Personne autour de lui ne peut lui venir en aide, il est seul. Nous allons donc jongler entre le passé avec les ancêtres, et le présent ou le héros va comprendre petit à petit ce qui est en train de lui arriver.

Je n’ai pas eu de chance dans ma lecture, parce que je n’ai pas vraiment accroché à l’histoire. J’ai trouvé qu’il y avait tellement de personnages dans le passé qu’on s’y perdait complètement (le jeu qu’il y avec les prénoms n’aide pas vraiment). Certains personnages sonnent un peu creux, puisqu’ils semblent apparaître dans une scène subitement, sans avoir été mentionnés avant. Les fés ne sont pas beaucoup décrits, et j’avais envie d’en savoir plus sur eux.

J’ai eu du mal à finir ce livre, et j’ai malheureusement sauté plusieurs pages. Je ne pense pas qu’il est mauvais pour autant. Je l’ai lu à un moment où j’aurais sans doute préféré autre chose. Je commence également à avoir des difficultés à lire des ouvrages pour la jeunesse, que je trouve trop simplistes en ce moment. Pour être objective, je pense que ce livre mérite sa réputation: l’univers crée est intéressant, ainsi que l’intrigue soulevée. Il conviendra sans doute à vos chères têtes blondes qui seront ravies de s’identifier aux adolescents de cette histoire.

 

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Le Songe d’une nuit d’été: Shakespeare

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Synopsis:

À l’heure où les elfes s’éveillent, les humains s’endorment, et il est demandé au spectateur, victime consentante, de croire à la communication improbable de ces deux mondes. Les uns habitent la cité, régie par une loi anti-naturelle et imposée ; les autres demeurent au plus profond des bois, lieu où les lois irrationnelles de l’amour ont libre cours. Thésée juge les amoureux, Obéron les réconcilie grâce à un philtre d’amour qui, tel une encre magique, engendre dans le cœur des amants, comme dans l’intrigue, des bouleversements baroques.

Mon Avis:

Lue entre deux gros pavés, cette petite pièce de théâtre s’est révélée comme une bouffée d’air. Je lisais Ça de Stephen King, et cette petite histoire sans prétention m’a fait un bien fou.

Pour l’édition que j’ai lue, elle a été traduite par François-Victor Hugo (oui, le fils de…), qui a pris le parti de coller un peu mieux au sens premier de la pièce de Shakespeare au détriment de certaines figures de style impossible à rendre en français. En tant qu’angliciste, c’est un choix qui m’a beaucoup plu.

J’ai beaucoup aimé retrouver les intrigues shakespeariennes, surtout sur le ton un peu plus léger que pour d’autres de ses œuvres. Le songe d’une nuit d’été a inspiré beaucoup d’écrivains de la fantasy et du merveilleux, et pour quelqu’un qui adore ce genre littéraire, c’est donc un immanquable. Il est sans doute très beau à voir au théâtre, j’ai donc hâte de prolonger l’expérience sur les planches.

 

Planète Végane: Ophélie Véron

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Synopsis:

Et si nous vivions sans exploiter les animaux ? Viande, fromage, laine, cuir, corrida, zoo… Être végane, c’est vivre en essayant de ne pas exploiter les animaux. Au-delà d’une simple alimentation, le véganisme est un mode de vie, un engagement philosophique et un mouvement politique qui nous invite à changer notre regard sur le monde et sur notre quotidien. C’est aussi une alternative de société, qui vise tout autant à respecter la vie animale qu’à préserver la planète et les générations futures. Loin des idées reçues, Ophélie Véron nous explique le pourquoi et le comment du véganisme. Dans cet ouvrage riche en informations, réflexions et découvertes, elle analyse les origines et idées fortes du mouvement et offre tous les outils nécessaires pour s’engager en faveur d’un monde plus juste et solidaire. Éthique, environnement, nutrition, vie pratique, communication… Que vous soyez omnivore, végé en devenir ou végane de la première heure, elle répond à toutes vos questions et déconstruit les mythes les plus tenaces même le fameux cri de la carotte !

Mon Avis:

Si vous êtes familier.es avec l’univers du véganisme, ce nom vous dit peut-être quelque chose. Ophélie Véron est une chercheuse en sciences sociales et plus particulièrement dans le domaine du mouvement végane. Rédactrice du blog Antigone XXI, elle nous a déjà informé.e.s sur de nombreux sujets, tels que la laine, le cuir, ou différents phénomènes de sociétés liés à l’écoféminisme.
Publié en mai 2017, Planète Végane est un ouvrage qui se veut complet sur le véganisme. Ophélie Véron reviendra sur les origines du véganisme, donne quelques conseils pour se lancer, ainsi qu’un guide de communication à l’usage du végane. Planète Végane est à destination des apprentis véganes, des véganes endurcis, des omnivores, ou des flexitariens…

Le parti pris d’Ophélie Véron dans ce livre est de décrire une certaine façon de vivre qui permet de respecter les animaux en tant qu’individus. Il ne s’agit pas seulement de faire un état des lieux, mais surtout de proposer des clés pour être végane, le rester et être épanoui dans ses choix. Pas de panique, vous pouvez l’offrir à votre tante Végé-curieuse : le vocabulaire est clair, le style est fluide (et la police raviera celles et ceux qui sont faché.es avec leurs lunettes). Les explications un peu techniques sur l’assimilation de certaines vitamines et protéines restent très claires (quoique je déconseille la lecture de ces passages quand vous êtes dans le métro en fin de journée aux heures de pointes). Des tableaux comparatifs de marques, des listes d’aliments basiques pour les véganes, ou encore des encadrés venant préciser certains points permettent de réexploiter le livre une fois celui-ci terminé. Je suis particulièrement ravie de la bibliographie et de la sitographie fournies ; si vous souhaitez en savoir plus, continuer à vous motiver et à trouver des astuces, lisez-la, vous ne le regretterez pas.
Si vous recherchez un ouvrage complet au sujet du véganisme, Planète Végane est idéal. Il peut autant compléter des connaissances que vous avez déjà, ou tout vous apprendre si vous êtes novices.

Note pour retrouver ce livre en librairie : la plupart des ouvrages parlant de véganisme se trouvent dans les librairies, mais les classements sont très différents selon les établissements. Ils peuvent être rangés dans la section nature/environnement, société, ou cuisine. J’ai rencontré ces trois cas de figure pour ce livre, n’hésitez donc pas à demander à votre libraire !

Notre-Dame de Paris; Victor Hugo

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Synopsis:

Dans le Paris du XVe siècle, une jeune et superbe gitane appelée Esméralda danse sur le parvis de Notre Dame. Sa beauté bouleverse l’archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, qui tente de l’enlever avec l’aide de son sonneur de cloches, le malformé Quasimodo. Esmeralda est sauvée par une escouade d’archers, commandée par le capitaine de la garde Phoebus de Châteaupers…

Mon Avis:

Je suis une grande amoureuse de Victor Hugo, de sa façon d’écrire, de ses personnages, de ses engagements politiques. Si j’avais vécu au XIXe, j’aurais certainement été une groupie en jupons froufroutant. Bref, je l’aime à la folie de mon cœur de lectrice.

Notre-Dame-de-Paris est mon troisième livre de cet auteur, et c’est la sortie de la comédie musicale qui m’a décidée à me lancer. Parce que j’avais envie d’aller la voir (hé hé).

Ne vous attendez pas à retrouver l’histoire du film de Disney, Victor Hugo a bien plus le goût du drame que cela. On retrouve ici ses personnages cabossés par la vie, incompris et rejetés, qui sont pourtant les moins fourbes de tous; je parle bien sûr de Quasimodo, figure incontournable de l’imaginaire collectif. J’ai découvert qu’Hugo n’en avait pas fait un ange pour autant, et c’est que j’aime tant chez lui: on peut aimer des personnes qui ont des défauts dans ses histoires. Celles et ceux qui sont vraiment détestables sont ceux qui cherchent à paraître plutôt que d’être, dans la grande farce qu’est leur vie.

Ainsi l’archidiacre Frollo est bien un homme affreux, mais qui n’en reste pas moins quelqu’un qui souffre terriblement. Le seul que j’ai vraiment détesté dans toute sa personne et ses actions, c’était Phoebus. Ironique, n’est-ce pas ? La pauvre Esmeralda se retrouve victime de la concupiscence des hommes, et le seul qui la protège est repoussé d’elle (ben oui, il est moche le pauvre). Esmeralda est une figure d’innocence qu’on retrouve aussi dans le reste de l’œuvre d’Hugo; je lui préfère quand même Déa dans l’Homme qui rit (qui est MON LIVRE DE MA VIE).

J’ai découvert les rues de Paris (alors que je viens juste d’y arriver!), je me suis laissée une fois de plus emportée par cette prose que j’aime tant. Cette écriture se déguste, se contemple, et surtout: elle se partage. Alors, à vos livres mes amis, lisez Notre-Dame de Paris, vous ne le regretterez pas.

Et au fait: la comédie musicale, je l’ai vue… C’était incroyablement magnifique, décors grandioses, danseurs excellents, voix époustouflantes. Bref, à aller voir absolument ! Personnellement je suis tombée en amour de l’interprétation d’Angelo Del Vecchio dans le rôle de Quasimodo.

Belle

Bilan BD #3 : Maus, Féminisme, Prof

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Aujourd’hui, article en retard, mais on s’en fiche c’est les vacances (et Halloween c’est ce soir hiiii!!). Je vous apporte des petites idées à glisser sous votre sapin pour Noël qui arrive à grands pas…

Le féminisme:

Malgré des avancées significatives durant le 20e siècle, le combat féministe reste toujours d’actualité. D’Olympe de Gouges à Virginie Despentes en passant par Simone de Beauvoir ou Angela Davis, cette bande dessinée retrace, à travers des événements et des slogans marquants, les grandes étapes de ce mouvement et en explicite les concepts-clés, comme le genre, la domination masculine, le « slut-shaming » ou encore l’intersectionnalité.

Si vous ne savez pas trop par où commencer lorsque vous faites des recherches sur le féminisme, cette BD peut être un bon départ. Le féminisme y est expliqué à travers quelques unes des problématiques principales qui y sont rattachées. La bibliographie en fin d’ouvrage vous permettra d’aller plus loin dans vos recherches. Un petit livre à glisser sous le sapin, à ta petite sœur ou ta grand-mère (ou ton beauf) qui croient que le rose c’est une couleur de fiiiiiiille.

Maus:

Maus est une bande dessinée d’Art Spiegelman. Elle raconte, à travers le dialogue de l’auteur et de son père, juif polonais, survivant des ghettos et d’Auschwitz, l’histoire des persécutions nazies, depuis les premières mesures anti-juives jusqu’à l’effondrement du Troisième Reich et l’immédiat après-guerre.

Cette BD est une claque. J’ai a-do-ré (oui, j’aime les claques ha ha !). Les symboles sont très travaillés, l’histoire est émouvante à souhait, ça donne envie de pleurer, mais aussi de changer le monde. Le rapport entre l’auteur et son père est rendu avec une honnêteté et une justesse qui sont courageuses. De même pour l’histoire personnelle de l’auteur, on ne peut que compatir à la recherche du passé de sa famille. Je comprends pourquoi ce livre est étudié dans le secondaire, c’est une porte très belle qui permet de découvrir la seconde guerre mondiale.

Monsieur le Prof :

Sélection de situations drôles ou embarrassantes relatées et commentées par un professeur d’anglais. L’ouvrage reflète le quotidien des enseignants et les relations humaines dans le milieu scolaire.

Si vous suivez sa page facebook, que vous aimez l’humour de prof, ce (très petit) livre est fait pour vous. Il peut être glissé sous le sapin de vos collègues, proches, amis, ou lycéens/ collégiens. Une petite tranche de vie qui fait rire à coup sûr, tout en apportant un petit aperçu du quotidien du prof.

 

Bonnes lectures et bonnes vacances !

 

En l’absence des hommes, Philippe Besson

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Synopsis:

Au début, il est sans doute un peu dérangeant cet amour entre ce vieil écrivain et ce très jeune homme. Mais très vite on se rend compte qu’il restera sur un plan purement platonique. Alors s’installe une véritable fascination pour chacun des mots qu’ils échangent, au cours de profondes et longues conversations, puis au fil de lettres admirables, lorsque Marcel doit quitter la ville. Car l’écrivain en question, c’est Proust bien sûr, même s’il n’est jamais nommé. Exactement au moment où naît cette passion, le jeune héros connaît l’amour, charnel celui-là, avec son beau soldat de voisin.

Mon Avis:

Philippe Besson est un écrivain doté d’un style très reconnaissable, travaillé et poétique. Passé quelques pages, je me suis laissée portée par l’univers en photo sépia de ce livre. Nous sommes au cœur d’une bourgeoisie parisienne qui attend la fin de la première guerre mondiale dans la mélancolie et l’angoisse. Quand le soldat revient, c’est pour nous plonger dans l’horreur de la guerre, des espoirs brisés, d’une incertitude déchirante. Notre héros est un adolescent, il a la fougue de son âge, la maturité d’un plus vieux. Il semble comprendre sans comprendre ce qui se passe autour de lui, et grandit quand même. Il aime, il déteste, il se fiche de ce qu’on pense de lui; je m’y suis tout de suite attaché.

En l’absence des hommes est un livre qui se lit avec abandon de soi. Il permet de renouer avec notre propre adolescence, nos émotions, nos rêves, notre avenir. Un livre qui doit probablement être parfait à lire quand on a seize ans, ou qu’on souhaite dialoguer avec son adolescence passée.

Que vous aimiez ou pas le style et l’histoire, ce livre vous laissera une marque…

J’aime la viande #3: ça donne des forces !

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Carnisme et sexisme ensemble ; au secours !!!

Je me considère comme étant féministe. Je lutte au quotidien pour que les femmes aient les mêmes droits que les hommes, que leurs corps soient respectés, et qu’elle puissent faire ce qu’elles veulent avec. Je considère que la société patricarcale dans laquelle nous vivons actuellement doit prendre fin. Elle est porteuse de croyances dépassées et mauvaises pour la moitié de la population humaine mondiale. Je me considère comme antispéciste. Je pense que l’être humain n’est pas au-dessus des autres animaux, et qu’il a un devoir de protection envers eux. C’est pourquoi je ne mange pas d’animaux; je considère que je n’ai aucun droit de vie ou de mort sur qui que ce soit, que ce soit les animaux humains, ou les animaux non-humains.

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Beurk…

Et au croisement de ces deux luttes se trouvent certaines croyances autour du végétarisme, qui me rendent dingue. Imaginez: des stéréotypes qui sont à la fois sexistes et spécistes. Le combo suprême qui me donne envie de hurler.

Essayons de rester calme cependant. S’il y a des stéréotypes et des idées toutes faites, il doit y avoir moyen de les neutraliser. Respirons, et analysons ce préjugé bizarre: la viande, ça donne des forces !!

Une longue histoire de la consommation de viande nous précède, il peut donc paraître très étrange aux occidentaux dont je fais partie de mettre en question sa consommation. Pourtant il est de nombreuses cultures de part le monde qu’il n’ont jamais touché à un morceau de cadavre de leur vie, que ce soit pour des raisons religieuses, éthiques, philosophiques, ou de santé. On pourra d’ailleurs remarquer au passage que les « restrictions » alimentaires ne sont tolérées dans nos sociétés que si elles ont lieu pour des raisons religieuses. L’éthique en France, tout le monde s’en bat les steaks (vous l’avez ?).

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Les animaux carnivores sont vus comme puissants, dominateurs, forts, voire invincibles. Ils sont idéalisés dans de nombreuses images qui peuplent notre littérature (le loup, le renard, le lion… ). A l’inverse, les végétariens sont vus comme des proies, des faibles, ou des personnes à protéger (agneau, vache…). L’être humain, ayant une vision anthropocentriste de l’univers (c’est à dire que tout a été crée pour lui rendre service, ce qu’on retrouve dans la Bible par exemple), se pense comme supérieurs aux autres animaux. L’identification aux carnivores est donc plus valorisante d’un point de vue symbolique, que l’identification aux herbivores. Manger de la viande est donc vu, à travers de nombreux rites de banquets, de sacrifices rituels, comme un signe de puissance. La viande a d’ailleurs été longtemps un signe de grande richesse si elle était servie à table, car elle constituait un mets rare. Les pauvres à l’inverse, avaient une alimentation très majoritairement constituée de végétaux. Il n’est pas étonnant que la patate soit encore vue comme une nourriture de pauvre, quand on sait qu’elle a sauvé des milliers d’irlandais de la famine !

La viande ça rend fort et puissant (selon certaines affirmations encore trop répandues aujourd’hui). Et qui dans nos sociétés a le devoir de se présenter comme étant fort et puissant ? L’homme avec un petit « h », celui qui porte les chromosomes XY et qui revendique le droit à son morceau de steak à chaque repas sous peine d’être anémié. On associe souvent le végétarisme à un truc de faibles, fait pour les gens trop sensibles, ou celles qui n’en n’ont pas forcément besoin: les femmes. L’homme fort sort pour gagner sa pitance et travailler dur pour ramener à manger, la femme faible reste à la maison pour le ménage, la couture, garder les marmots. Dans certaines cultures, il est d’ailleurs d’usage de laisser les hommes consommer leur content de viande avant que femmes et enfants ne puissent se servir. La joie.

On associe la viande avec un apport en protéines conséquent. Protéines dont nous avons besoin dans les efforts physiques. Les personnes très sportives, ou qui ont un travail physique, ont besoin de beaucoup de protéines. Qui sont plus nombreuses et plus faciles à assimiler quand elles proviennent des végétaux.

D’ailleurs si vous tapez « protéines » dans Google images, ce que l’on voit apparaître, c’est une ribambelle de morceaux de steaks, de poissons, de fromages et d’œufs. Rien qui pousse sur les arbres. Et pourtant, si je vous restitue un tableau comparatif d’apport protéinique entre des aliments végétaux et carnés :

Voici la quantité de protéines pour 100g de nourriture (tableau 1: sources végétales, tableau 2: sources animales), consultez l’article entier ici. Notez que selon les sources, les taux peuvent varier, mais les végétaux sont très très nombreux à apporter au corps des apports protéiniques supérieurs ou égaux aux sources carnées. Les protéines végétales s’assimilent d’ailleurs mieux dans le corps, à l’arrivée, on est gagnant sur tous les terrains.

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Certes, le cadavre vous donne des apports protéiniques, mais on peut tout autant s’en passer. Effectivement les végétaux coûtent moins cher, mais nous ne sommes plus au Moyen-âge, nous n’avons plus besoin de tuer un cochon (ni de chasser d’ailleurs) pour impressionner nos familles !

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à aller chercher les informations sur le site de l’association végétarienne de France, sur le blog d’Ophélie Véron (Antigone XXI), et dans les nombreux livres super chouettes sur le végétarisme qui se trouvent partout maintenant (Vivre Végane, Yes Vegan! Un choix de vie, Plaidoyer pour les animaux, Faut-il manger des animaux ?). Et pour retrouver une étude plus approfondie sur le sexisme et le spécisme croisés, lisez La politique sexuelle de la viande.

 

Sur ce, prenez soin de vous et des animaux ❤

La part des flammes; Gaëlle Nohant

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Synopsis:

Paris, 1897. Toutes les femmes de l’aristocratie se pressent au Bazar de la Charité, événement mondain des plus courus. Parmi elles, deux femmes peu habituées à cet univers, Violaine de Raezal, rejetée par ses pairs depuis la mort de son mari, et la jeune Constance d’Estingel, indifférente aux conventions sociales. Quand le bazar prend feu et que le piège des flammes se referme, la tragédie fait basculer leur destin.

Mon Avis:

J’écris cette revue alors que j’ai terminé ce livre en Août, je m’excuse donc à l’avance si ma mémoire n’est plus très fraîche !

Je me suis retrouvée plongée dans le Paris du XIXe siècle; association d’une période historique que j’adore avec un lieu qui m’était totalement inconnu (plus maintenant ha ha !), j’ai donc eu l’occasion de me promener dans Paris avec les personnages de ce livres. Les rues, le Bazar de la charité, tout dans ce livre avait un parfum de bourgeoisie élégante au milieu d’une carte postale en blanc et noir.

Une fois le tableau planté, la rencontre avec les personnages principaux (toutes des femmes, youpi !) a été une découverte totale de cette classe bourgeoise française qui enserre les femmes dans une cage dorée. Filles, femmes, veuves, aventurières, intelligentes, elles ont chacune leur caractère trempé dans la douleur et la frustration, et cherchent à se faire une place à leur manière dans cet univers où elles passent leur vie sous la responsabilité d’un homme. Ce livre dénonce le patriarcat et ses travers, sans oublier ses conséquences sur les hommes, qui dans une autre mesure (moindre), subissent ces carcans lourds.

La plume de Gaëlle de Nohant est simple (mais pas simpliste!) et crée l’empathie pour ses personnages.

Être soi-même, se faire confiance, croire en ses rêves… Autant de défis que nos héroïnes doivent relever après s’être faites abimées par la vie.

Si vous aimez les histoires de femmes, les combats de vie, les personnages atypiques avec un soupçon d’histoire vraie, dégainez La part des flammes pour cet automne !

Famille (presque) Zéro Déchet- Ze Guide !

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Synopsis:

Réduire ses déchets pour la planète, pour sa santé, pour le porte-monnaie, c’est le moment ! Mais comment s’y prendre ? En marchant dans les pas de Jérémie et Bénédicte. Ce livre, à la fois carnet de bord pas triste, et guide pratique, vous mènera au but en vous épargnant bien des pièges ! Avec humour et autodérision, les auteurs vous proposent un plan d’action détaillé et 10 défis Zéro Déchet pour vous lancer. En s’appuyant sur leur connaissance de l’écologie, ils livrent des centaines de conseils pratiques et d’alternatives simples pour le quotidien : courses, cuisine, nettoyage, mobilier, hygiène, maquillage, vêtements, jardin, bricolage, festivités… Car les déchets sont partout ! Ce que vous allez gagner : l’amélioration de votre écobilan familial (1 poubelle de 15 L pour 1 mois), moins de toxiques et de sacrées économies. Plus le sentiment exaltant d’être acteur de sa vie, de sa santé, de créer du lien, de toucher à l’essentiel.

Mon Avis:

Le zéro déchet était un concept un peu flou pour moi, jusqu’à la lecture de ce livre. L’idée est séduisante : réduire ses déchets pour réduire son impact environnemental. Bon. Vaste programme: je lève les yeux de mon livre… Ils sont partout ! Mouchoirs, tickets de caisse, emballages plastiques, opercules, publicités… Argh ! Heureusement que le guide que j’avais entre les mains me prenait par la main pour m’expliquer un peu par où commencer, tout en douceur.

On commence avec un état des lieux sur notre planète, la pollution et le système de tri des déchets. Famille (presque) zéro déchet dézingue les clichés sur ce que nous croyons communément sur ces sujets (du genre: le tri c’est magique!). Le vrai plus de ce livre, c’est qu’il donne des clés pour agir. Parce que le secret est là; il suffit d’agir à son échelle pour participer à la préservation de l’environnement. C’est exactement cette logique d’action qui m’a poussée à devenir végé, je n’ai donc pas eu besoin de beaucoup d’arguments pour être convaincue du bien fondé de cette démarche.

Après l’état des lieux général, place à l’action ! Que ce soit lors des courses, pour cuisiner, pour faire le ménage, pour les cosmétiques, les enfants, pour faire la fête ou pour bricoler chez soi, tout y passe ! L’état des lieux et le plan d’action qui va avec sont livrés pour chaque catégorie, si bien qu’on peut déjà commencer en douceur dans tous ces domaines. Les illustrations sont à la fois très drôles et informatives; il y a de nombreux schémas explicatifs qui peuvent être utiles pour ceux qui n’aiment pas lire 😉

Bref Famille (presque) Zéro Déchet- Ze Guide est un indispensable pour tous (que vous ayez des marmots ou non d’ailleurs), qui vous informera et vous donnera la petite étincelle de motivation qui manquait pour dire adieu aux emballages. Vous ne serez pas déçu, parole !

N’hésitez pas à aller voir leur blog : http://www.famillezerodechet.com/

 

 

Nous sommes tous des féministes, Chimamda Ngozie Adichie

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Synopsis:

«Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Alors j’aimerais aujourd’hui que nous nous mettions à rêver à un monde différent et à le préparer. Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement.» Chimamanda Ngozi Adichie aborde le sujet controversé du féminisme avec lucidité, éloquence et humour.

Mon Avis:

Ce livre très très court retranscrit le discours de Chimamanda Ngozi Adichie au sujet du féminisme, qu’elle a pu donner lors d’une conférence autour du développement du continent Africain. Ce choix de sujet a été motivé par sa propre expérience et sa volonté de fédérer les individus autour des problématiques liées aux droits des femmes dans le monde (et plus particulièrement en Afrique).

Le féminisme a vocation à défendre les droits des femmes dans le monde. Je ne sais pas si je vous apprends quelque chose, mais en 2017, quel que soit l’endroit du monde où nous nous trouvons, nous en avons tous besoin. Les hommes aussi en ont besoin, notamment quand on leur refuse des qualités et des attitudes attribués au sexe féminin. Genre c’est la honte d’aimer le rose et d’avoir un pénis en même temps par exemple.

Écart des salaires, plafond de verre, maternité, précarité, femmes battues, femmes violées, sifflées dans la rue, harcelées sexuellement, ou non reconnues dans leur travail (si tu en es là, c’est parce que tu as couché avec le patron)… La liste est longue, et nous sommes toutes touchées par au moins une de ces facettes du sexisme. Typiquement la fabuleuse croyance qui dit que « les hommes ont besoin de viande pour être forts et bien grandir », c’est une croyance sexiste et spéciste que je n’arrête pas d’entendre en ce moment. Donc zut, il faut changer les choses, ça commence à être pénible à la fin !

Nous sommes tous des féministes, et nous pouvons tous changer les choses…