Zéro déchet: mode d’emploi; Alix Leroy

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Synopsis:

Ce manuel s’adresse à ceux qui refusent de considérer le gaspillage comme une fatalité mais qui ne savent pas par où commencer.

– à ceux qui aimeraient faire plus d’économies au quotidien,
– à ceux qui sont lassés d’être poussés à accumuler et à
posséder toujours plus
-à ceux qui ont oublié tout ce qu’ils pouvaient faire avec leurs mains
-à ceux qui rêvent d’une vie plus saine et plus écolo mais qui pensent que c’est cher et compliqué… Il rassemble des conseils, des astuces et recettes pour simplifier son quotidien et consommer autrement. Le guide de la décennie.

Mon Avis :

Petit guide pratique assez exhaustif lorsqu’on cherche à avoir une vie plus éco-responsable. Je trouve que le titre n’est cependant pas très approprié, puisque nous ne sommes pas dans le zéro déchet total. Cet ouvrage s’adresse plus à des personnes qui cherchent globalement à faire mieux, mais qui ont peur de pousser leur réflexion plus loin.

Les différentes rubriques qui parsèment le livre vous permettent de l’utiliser en fonction de vos besoins : alimentation, jardin, vêtements… Vous apprenez des choses et le guide vous donne quelques pistes d’application. Dans certains domaines, je me suis sentie plus avancée que le livre, là où j’ai quasiment tout appris sur un sujet grâce à lui.

C’est un beau cadeau à faire pour tous ceux et celles qui recherchent des petits conseils pratiques et des astuces pour se lancer dans le refus du consumérisme, la protection des animaux et la réduction de la pollution. Notez que le livre parle de végétarisme, mais faut pas déconner, vous pouvez manger de la viande. La question de la pollution et de la consommation de ressources dûes à l’élevage (intensif ou pas) n’est pas soulevée.

En clair, ce livre est un peu trop consensuel à mon goût, mais peu constituer un bon départ dans le changement de vos vies vers plus d’éthique.

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Une rose au paradis; René Barjavel

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Synopsis:

Une gigantesque manifestation réunit, place de la Concorde, des millions de femmes enceintes venues dénoncer les effets de la bombe U. Mais il est déjà trop tard… Le cataclysme se déclenche. La planète Terre est réduite à néant. Cependant, Lucie, l’une des manifestantes, échappe mystérieusement à la déflagration. Seize ans plus tard… Lucie vit avec son mari et ses enfants dans un univers étrange où le temps n’existe plus, où il suffit d’appuyer sur un bouton pour obtenir vêtements et nourriture. Que s’est-il passé ? Pourquoi ont-ils échappé au cataclysme ? Qui est l’énigmatique Monsieur Gé que les enfants assimilent confusément à un Dieu ?

Mon Avis:

Ma première lecture de René Barjavel dénichée à 1,50 euros chez Emmaüs. Je me suis plongée dans cette lecture pour patienter dans les transports, pour voyager, et surtout pour découvrir un écrivain francophone très connu.

Le bilan est en demi-teinte pour moi. J’ai bien aimé le pitch de départ, avec une véritable dénonciation des travers de la guerre et des armes nucléaires. Une fois la bombe explosée, on suit la petite famille survivante en proie à des dilemmes moraux en attendant que la terre soit de nouveau habitable.

J’ai pensé que ce livre sentait un peu la poussière; que ce soit en matière de perception de l’homme et de la femme, des autres espèces animales, ou encore sur ce qui peu poser problème après une apocalypse. Certains ressorts scénaristiques m’ont posé problème tout au long de ma lecture, mais c’est seulement parce qu’on est en 2018 et que les technologies et les mentalités ont évolué.

Le style de l’auteur est simple, donc adapté à des petits lecteurs. Je suis un peu restée sur ma faim de ce côté là également, puisque je n’ai pas trouvé la réputation de l’auteur très justifiée. Sans doute là aussi, c’est une question d’époque. En bref, si vous souhaitez lire de la SF, je ne conseille pas particulièrement cet ouvrage, surtout si vous détestez le sexisme.

 

Les Autodafeurs, mon frère est un gardien; Marine Carteron

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Synopsis :

A la mort de son père, Auguste part avec sa famille s’installer chez les grands-parents à la campagne. Mais ce qui s’annonçait comme un retour aux sources, se change en une aventure vertigineuse… Car, au détour d’une conversation, Auguste apprend qu’il n’y a jamais eu « d’accident ». Son père a été assassiné par une mystérieuse société secrète, les Autodafeurs. Leur but ? Le contrôle du savoir et la main mise sur sa forme la plus ancienne : Les livres…. Leur seul adversaire ? La Confrérie? Son père en faisait partie et Auguste doit prendre la relève. Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il va mettre les deux pieds dans un complot d’envergure internationale. Heureusement pour lui, sa petite sœur autiste, Césarine, a décidé de s’occuper de tout ça…

Mon Avis :

Livre jeunesse souvent présent dans les CDI de France et de Navarre, Les Autodafeurs a connu son petit succès auprès des adolescents, parents et enseignants. Son autrice est une professeure et ça se voit quand elle écrit: sa connaissance des ados, de leurs dilemmes et caractères est très bien rendue dans son livre.

Ce premier tome nous présente les deux personnages principaux, ainsi que les enjeux qui vont être le fil rouge de la trilogie. J’ai aimé le style de l’autrice, qui prête des réflexions mordantes et très drôles à ses personnages, qui sont chacun à leur manière, attachants. J’imagine que le lecteur adolescent doit réussir à s’identifier à Auguste Mars sans problèmes. Je rajoute que le traitement des enfants différents est traité avec une maestria rare ; on n’est pas dans le pathos, ni dans l’indifférence totale.

L’intrigue n’est pas en reste, puisqu’à chaque chapitre, suffisamment en est révélé, tout en tenant en haleine le lecteur. J’ai hâte de lire la suite de l’histoire, qui je l’espère, sera aussi bonne que ce premier tome, tout en trépidations et retournements.

Soie, Alessandro Barrico


couv62770989Synopsis:

Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des œufs sains.
Entre les monts du Vivarais et le Japon, c’est le choc de deux mondes, une histoire d’amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d’une voix, la sacralisation d’un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable.

Mon Avis :

J’ai eu la chance de lire ce livre dans une édition illustrée par Rébecca Dautremer (celle que je présente ci-dessus), ce qui a sans doute apporté une petite touche en plus dans ma lecture. Je n’ai eu que très peu d’occasions de lire des auteurs italiens, j’étais donc très impatiente de me plonger dans cette lecture.

L’écriture d’Alessandro Barrico est très belle, très soignée, et je dirais même plus : épurée. Il y a peu de mots pour dire beaucoup de choses dans ce livre riquiqui en version poche. J’ai bien aimé le ton qui parfois partait vers l’humour, d’autres fois vers le lyrisme, voire l’érotisme. On sent bien le balancement des émotions dans la vie d’un homme à travers ces montagnes russes que sont les péripéties d’une vie.

Les illustrations apportent un corps aux personnages (mais peuvent freiner l’imagination d’un lecteur), aux lieux, aux évènements. C’est comme si je regardais un moment du récit à travers une loupe. J’ai beaucoup aimé, malgré l’étrangeté de certaines planches. Je n’ai pas toujours compris ce que certaines illustrations faisaient à certains endroits, mais peut-être avais-je raté quelque chose : j’ai lu ce livre dans le train.

Soie est au final une belle découverte, qui contient une très belle poésie, un mystère qui se résout de façon magnifique. En bref, une belle expérience de lecture, à lire !

PS : je n’ai pas pu m’empêcher de faire une petite note sur la soie : il s’agit bien évidemment d’une industrie cruelle que je condamne autant que celles de la laine ou du cuir. Un jour j’écrirai un livre qui s’appellera : « et si on fichait la paix aux animaux ? ».

Vache à lait,Dix mythes de l’industrie laitière : Elise Desaulniers

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Synopsis:

L’industrie laitière, l’un des secteurs d’activité agricole les plus importants en France, jouit depuis toujours d’une perception positive. Mais la prépondérance du lait dans notre alimentation et notre attachement aux produits laitiers n’auraient rien de naturel ; ils seraient plutôt le résultat de grosses campagnes de communication et de lobbying. Serions-nous les vaches à lait de l’industrie ? Élise Desaulniers précise, raconte, dénonce. Elle souligne que le lait que nous buvons n’est pas celui que nous pensons boire, et encore moins celui que nous buvions il y a quarante ans. Elle enquête sur le lobby du lait en France qui finance directement la recherche publique et notamment l’Inra, elle s’interroge à propos des allergies provoquées par nos  » amis pour la vie « , à propos du bien-être des vaches laitières et révèle la difficulté pour les jeunes fermiers d’accéder à la production commerciale.

Mon Avis :

Élise Desaulniers livre dans cet ouvrage de nombreuses données permettant de faire un choix plus éclairé quant à la consommation de produits laitiers. On pourrait croire au titre qu’elle est virulente et accusatrice envers ceux qui en consomment, mais il n’en est rien. Bien au contraire, elle ne cesse de rappeler que notre plus grande raison pour consommer des produits laitiers est notre éducation, notre culture, puissants moules de notre société. Son ton est bienveillant tout au long de son ouvrage, elle ne cherche pas à faire dans le sensationnel. Ce livre est une occasion pour réfléchir posément à des questions qu’on ne se pose malheureusement pas assez.

Bien évidemment, comme à chaque fois que je lis un ouvrage informatif sur le véganisme, ce que j’apprécie le plus, c’est de voir la ribambelle de livres, d’études scientifiques, de rapports qui appuient l’argumentation de l’autrice. Car être végane, ce n’est pas croire sur parole ce que disent des gourous obscures sur internet. C’est avoir un esprit critique, une réflexion quotidienne et posée. Cet ouvrage en est l’une des nombreuses preuves: il ne s’agit pas là d’une lubie alimentaire de plus, mais bel et bien d’une solution qui pourrait nous aider à vivre en meilleure santé, en préservant un peu mieux la planète.

Je souhaite à toutes les personnes qui ne le sont pas, de témoigner d’autant d’ouverture d’esprit et de distance critique que l’autrice de cet ouvrage, pour pouvoir enfin établir un dialogue constructif.

Fais moi peur; Malika Ferdjoukh

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Synopsis:

Monsieur N. n’avait pas été un criminel toute sa vie. La preuve, il avait déjà neuf ans quand il tua pour la première fois. Bien entendu, à cette époque, il n’était pas encore monsieur N..Il était Léo, petit garçon qui passait ses vacances chez Mémé et Pépé…. Et puis, vingt ans plus tard, le voici, rôdant autour de la maison de la famille Mintz. Les parents sont sortis, les enfants font du pop-corn, Odette voudrait aller chercher un sapin au cimetière, elle craint que le Père Noël ne les oublie. Monsieur N. ne les oublie pas, lui. Il a déjà tué son chien Thor, il a mis un manteau rouge, il se prépare. Un roman haletant, tendu, mais plein d’humour aussi. Un thriller de Noël, qui ne vous lâche pas.

Mon Avis:

Si vous souhaitez vous alléger l’esprit entre deux drames, ou changer complètement d’ambiance dans vos lectures (tout simplement), Fais moi peur peut être une solution ! Lu vers la fin du mois de décembre, ce livre m’a accompagnée pour Noël et les vacances.

Nous rencontrons une joyeuse petite famille composée de nombreux enfants pétillants, avec une personnalité bien marquée et une ambiance de fêtes de fin d’année toute choupinette. Mais nous découvrons aussi la personnalité sombre d’un homme aveuglé par la haine qui ressemble furieusement au Père Noël… Descendra-t-il par la cheminé ?

Le livre est à destination des jeunes lecteurs qui sont à la recherche de leurs premiers frissons. Sur moi, il a bien fonctionné, malgré mon (graaand) âge, j’ai adoré la plume malicieuse et drôle de l’autrice, qui dézingue les préjugés racistes (et tous les autres) avec une adresse bienvenue pour nos têtes blondes.

Le format, la police d’écriture et le rythme du récit pourront leur convenir. Quand j’étais en primaire, je raffolais des livres de l’école des loisirs, et je suis ravie de voir que la maison d’édition rafraîchit un peu le design de ses livres pour attirer les petits loulous (et les grands!).

 

 

Dans les forêts de Sibérie; Sylvain Tesson

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Synopsis:

Assez tôt, j’ai compris que je n’allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m’installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.J’ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j’ai tâché d’être heureux. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie. Et si la liberté consistait à posséder le temps ? Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ? Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.

Mon Avis:

Pour cet hiver, j’avais envie de voyager loin très loin, jusqu’en Sibérie… J’ai alors saisi le livre que Sylvain Tesson a publié, d’après sont carnet de bord, écrit lors de son séjour en ermite sur les rives du lac Baïkal.

Je n’avais encore jamais lu un vrai carnet de bord d’une personne habituée aux grands voyages, à la découverte, et j’étais donc très impatiente à l’idée de lire ce livre. Les 50 premières pages ont été un moment de découverte délicieuse pour moi: le froid, la quête de solitude et de ralentissement… Tout ce qui est recherché par Sylvain Tesson dans cette expérience m’a beaucoup parlé.

Cependant, passé les 100 premières pages (presque à la moitié du livre), j’ai commencé à m’ennuyer, à décrocher régulièrement de ma lecture. J’ai eu deux soucis avec ce livre: il y a peu d’action, et les introspections de l’auteur ne m’ont pas souvent parlé. Certaines de ses réflexions m’ont interpellée, mais j’ai trouvé la plupart d’entre elles condescendantes, méprisantes. Soyons bien d’accord: fuir notre société trop rapide qui surconsomme en permanence me paraît être un bon plan. Mais descendre les moutons que nous sommes de continuer à vivre cela, c’est un peu trop facile à mon avis. Cela reflète plutôt bien à mon sens une image d’intellectuel perché dans son monde qui critique, mais au final, n’apporte pas de solutions et d’actions concrètes pour solutionner ce qu’il repousse.

Sa réflexion sur la consommation de viande est un florilège constant de dissonance cognitive entre « la nature doit être préservée, je ne chasse pas » et de « oulala ça fait faim, pêchons un coup ». Je comprends qu’il ait peu de solutions pour se sustenter et qu’il doive tuer, mais il n’a aucune réflexion sur ses actes. J’aurais apprécié un petit « tuer c’est affreux, ces pauvres poissons auraient peut-être vécu tant de choses si je n’avais pas été là », ou un truc du genre, pour montrer que ses réflexions vont au bout de la logique. Mais bon, c’est bien connu, le poisson, c’est pas de la viande (ça pousse sur les arbres).

Bref, j’ai été déçue par ce livre et je ne pense pas continuer à lire Sylvain Tesson, puisque j’ai le sentiment que nous n’appartenons pas du tout au même monde. Je préfère de loin Wild de Cheryl Strayed, et je vous encourage vivement à le lire !

 

 

La vérité sur l’affaire Harry Québert : Joël Dicker

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Synopsis:

À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Mon Avis :

Ce roman a connu un succès retentissant et ne cesse de réapparaître dans les chroniques de lecteurs fervent. De quoi piquer ma curiosité.

Le début de l’histoire nous plonge dans un petit micmac temporel qui rend l’intrigue immédiatement captivante pour moi. L’auteur a une façon d’écrire qui est limpide (qualité que je trouve toujours très agréable), il m’a emporté au cœur d’une enquête qui se dévoile petit à petit, avec son lot de retournements pages après pages. J’ai été tenue en haleine tout au long du récit, et même si j’avais un peu vu venir la fin, ça n’a pas gâché mon plaisir. J’ai eu le cœur tout retourné par ce histoire tragique de bout en bout, par les passions et les pulsions des personnages. J’ai adoré retourner dans la petite ville d’Aurora pour en apprendre plus sur ses habitants, Harry Québert et la pauvre jeune fille qui a été assassinée trente ans auparavant. J’avais l’impression que quelque part sur cette terre, ce petit coin d’Amérique existait bel et bien.

Ce que j’ai le plus aimé, au-delà des mystères entourant chaque personnage, a été la façon dont le livre parle de l’écriture, du métier d’écrivain et du processus de création. Impossible pour moi de ne pas avoir envie de saisir ma plume, mon clavier et mon imagination pour m’embarquer aussi dans cette formidable aventure…

C’est la première fois que je lis une enquête, et j’avais pas mal d’appréhension, craignant de ne pas apprécier. J’ai été très agréablement surprise par ce genre inconnu. Je me suis donc offert de belles éditions des livres d’Agatha Christie pour continuer l’exploration de ce type de livre.

 

Bilan de lectrice 2017

Après quelques articles programmés pour être publiés en avance, je reviens vers vous pour vous souhaiter tous mes meilleurs vœux pour l’année 2018 : amour, bonheur santé, tout ça tout ça !! On commence tout de suite cet article avec un petit bilan de lectrice de 2017. Je reviendrais rapidement sur les lectures que j’ai le moins aimé, puis sur celles qui m’auront le plus plu, pour finir avec un petit bilan général.

 

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Je commence ce bilan avec l’aspect le moins positif, c’est à dire, les lectures qui m’ont le moins emportée, qui m’ont même un peu déçue. Bien évidemment, ce n’est que mon avis, ma propre sensibilité, et je comprends pourquoi certaines personnes ont pu aimer ces livres.

Toujours est-il que j’ai peu apprécié les deux personnages principaux d’Outlander (je vous invite à consulter ma chronique qui revient là-dessus). Aeternia m’a beaucoup laissée sur ma faim: tout le monde a été scotché par la fin, moi, j’ai été assez soulagée de laisser là une histoire qui ne m’avait pas transportée. Quant à Dans les forêts de Sibérie (article à venir), je ne suis pas parvenue à rentrer dans le journal de l’auteur. Le côté contemplatif m’a plu pendant 50 pages, mais j’ai commencé à m’ennuyer, voire même à trouver l’auteur quelque fois trop misanthrope et méprisant envers certaines personnes et leurs choix de vie. Un gros bof.

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Pour ce qui est de mon palmarès de lectures positives, très très positives. C’est très rare que la littérature contemporaine atterrisse dans ma bibliothèque, et pourtant Au revoir là-haut m’a bluffée, tant au niveau de l’écriture, que du récit, ou encore des personnages. Planète Végane a été pour moi un des meilleurs livres sur le sujet que j’ai pu lire: complet, bien écrit, avec des tableaux comparatifs, des explications claire et une bibliographie incroyablement complète. Et le meilleur des meilleurs du plus chouette de mes lectures a quand même été La Horde du Contrevent d’Alain Damasio. Cet auteur a fait un travail incroyable d’écriture, de recherches, et l’histoire… non mais l’histoire c’était teeellement génial ! Je vous encourage à aller les voir en librairie, à les emprunter à la bibliothèque et à vous laisser porter, promis, c’est de la bonne.

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Pour ce qui est de ma vie de lectrice, elle a donc été très mouvementée en 2017, avec beaucoup d’abandons de livres, de déceptions, mais aussi de petites pépites qui changent la vie. J’ai lu un total de 57 livres, et j’espère bien atteindre les 60 en 2018 ! Je me suis bien remise aux bande-dessinées avec beaucoup de plaisir, j’ai varié les genres et les sujets. Ma nouvelle routine a été de me poser pour mon jour de repos de la semaine avec un thé et ma petite BD, un bonheur ! J’ai également beaucoup lu de livres de cuisine végane, qui m’ont permis de varier follement tout nos plats au quotidien, avec un gros coup de cœur pour Marie Laforêt bien sûr. J’ai pu également faire un swap, et j’ai rencontré une lectrice formidable à cette occasion sur Livraddict. J’ai réduit ma pile à lire de presque moitié, j’espère continuer ainsi, pour ne plus en avoir fin 2018 (fingers crossed !).

Bref, 2017 c’était génial, je veux la même chose en 2018, et je vous souhaite d’être une lectrice ou un lecteur épanoui.e 😉

 

Aeternia, la marche du prophète: Gabriel Katz

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Synopsis:

Leth Marek, champion d’arènes, se retire invaincu, au sommet de sa gloire. Il a quarante ans, une belle fortune et deux jeunes fils qu’il connaît à peine. C’est à Kyrenia, la plus grande cité du monde, qu’il choisit de les élever, loin de la violence de sa terre natale. Lorsqu’il croise la route d’un culte itinérant, une étrange religion menée par un homme qui se dit prophète, l’ancien champion ignore que son voyage va basculer dans le chaos. À Kyrenia, où l’on adore la Grande Déesse et les puissants du Temple s’entredévorent, une guerre ouverte éclate entre deux cultes, réveillant les instincts les plus noirs. La hache de Leth Marek va de nouveau tremper dans le sang. Le plus violent des combats est celui que l’on mène contre ses propres croyances.

Mon Avis :

Les avis sont globalement très positifs sur ce premier tome, qui est présenté comme un ouvrage de fantasy française incontournable, novateur, qui ressemble à Game  of Thrones, bref, une description très alléchante pour la fantasy-fan que je suis.

Et pourtant, je vous l’annonce tout de suite, chez moi, la sauce n’a pas du tout pris. On sent vraiment que Gabriel Katz est un scénariste, puisque j’ai eu plus l’impression de lire un script qu’un roman tout au long de ma lecture. J’ai trouvé que l’écriture était presque simpliste, trop factuelle. Je n’ai pas réussi à sentir tout l’univers qui y est dépeint, ni même à ressentir de l’empathie pour les personnages.

Pourtant quelques idées sont bonnes, notamment de faire se confronter deux cultes différents, et de montrer toutes les intrigues politiques qui peuvent en découler. Il y a eu un effort de construction des personnages, pour les montrer à la fois avec leurs bons et leurs mauvais côtés, ce qui ne donne pas une impression de manichéisme dans le récit. Les chapitres sont construits avec des cliffhangers, ce qui fait avancer dans le récit assez efficacement.

En revanche, j’ai eu l’impression d’avancer dans un RPG, certainement parce que le personnage principal suit une route, semble passer des niveaux et acquérir des compétences qui le mèneront au combat final, façon jeu vidéo. L’esthétique du livre renforce cette impression, avec une ambiance médiévale, des femmes hypersexualisées (et faibles, et souriantes, et sexyyyyyyyyy…. au secours) et des hommes qui sont des montagnes de muscles (au secours aussi, ce sont de gros beaufs). Bref, un livre qui pourrait peut-être plaire aux joueurs de jeux vidéos qui cherchent à retrouver les ambiances de certains jeux. Personnellement, je préfère jouer directement plutôt que de retrouver tout cela dans un roman.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas été convaincue pas cette lecture, mais tentez votre chance, sait-on jamais, la magie pourrait opérer avec vous…