Vivre Végane, Gwendoline Ysèbe

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Synospis:

Vivre végane, c’est choisir de modifier sa façon de consommer et d’agir de fac?on a? être dans le respect de la vie animale. Dans ce guide pratique, la journaliste Gwendoline Yzèbe, végane bien sûr, aborde tous ces aspects du véganisme. Dans une première partie, l’auteur explique les raisons qui incitent, depuis toujours, les hommes à devenir végane : protection de l’environnement, respect des animaux, bénéfices pour la santé, racines philosophiques et religieuses de ce mouvement. L’auteur explique ensuite comme être vegan au quotidien : cuisine, vêtements, cosmétiques et produits d’entretien d’origine 100% végétale. Entretiens avec des spécialistes, décryptage d’étiquettes et labels, recettes, blogs, adresses de boutiques et sites de ventes en ligne, un ouvrage qui fourmille d’informations pratiques.

Mon Avis:

Cet ouvrage est très bien pour commencer une vie végane, ou pour simplement se renseigner sur le sujet. L’autrice Gwendoline Yzèbe écrit de façon simple, claire et très bien organisée sur le sujet. Depuis l’histoire du véganisme jusqu’à sa mise en pratique dans la vie quotidienne, le sujet est bien balayé, avec des petits trucs en plus qui peuvent faciliter la démarche, quand on n’y connait rien. Des petites recettes de cuisine se sont même glissées entre les pages. Je ne les ai pas essayées, mais elles sont simples et accessibles. L’autrice démystifie les préjugés sur les carences qui sont probablement LE truc dont on entend le plus parler, avec bibliographie et sitographie assortis s’il vous plaît !

La lecture de ce livre peut rassurer des parents inquiets, des débutants qui ne savent pas par où commencer, bref, il s’agit là d’un moyen d’apporter un peu de paix entre des personnes qui n’ont pas fait les mêmes choix de vie.

A offrir, à donner à lire à voix haute pour ta grand-mère qui a la vue qui baisse ❤

J’aime la viande #1 : végé, moi ? Jamais !

La première chose qu’on me répond quand je dis que je suis végétarienne c’est « moi je pourrais jamais, j’aime trop la viande ». C’est pour cela que j’ai choisi d’intituler ma nouvelle série d’articles sur mon végétarisme « j’aime la viande ». Ici, je choisis de partager ma réflexion sur de nombreux stéréotypes et croyances sur ce mode d’alimentation. Je parlerais également de véganisme, puisque, bien que je ne sois pas vegan à 100%, j’essaie de faire au mieux. Évidemment je ne viserais personne personnellement dans ces articles, qui sont dédiés à l’échange et à la réflexion. Les insultes et manques de respects ne sont donc pas les bienvenus. Cette longue introduction étant faite, nous pouvons entrer dans le vif du sujet…

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Mini pizzas poulet-curry à la crème faites maison par moi

Aujourd’hui je vais aborder ma propre transition vers le végétarisme, histoire que vous puissiez comprendre ma démarche pour les articles qui suivront.

J’ai aimé la viande toute ma vie. Surtout le poulet rôti aux pommes de terre, le foie gras, les merguez. J’ai aimé le veau tendre plongé dans sa sauce, les nuggets, le jambon blanc, le saucisson, et le chou farci. J’ai été éduquée comme cela. Mes plats chaque midis et chaque soirs, à la maison ou à la cantine étaient constitués comme suit: une viande et un légume. Sans parler des bols de lait au chocolat, des yaourts ou encore des tartines de beurre salé. Difficile pour moi alors d’imaginer un monde sans viande: j’aimais trop ça. J’aimais le goût, les petits plats faits maison, l’odeur de la graisse brûlée dans les poêles.

J’ai eu l’occasion de rencontrer les personnes végétariennes pour la première fois pendant mon lycée. C’est la première fois que j’ai entendu le mot « cadavre » associé à ce que j’avais dans mon assiette. Et je n’ai jamais eu rien à redire à ce mot. Effectivement, le mot « viande » désigne tout simplement un morceau de cadavre d’animal découpé.

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La tarte au chocolat: vestige de ma vie étudiante

En devenant étudiante, à moi l’autonomie dans mes courses ! Et là, j’ai été complètement paumée: conservation des aliments, place dans le frigo, équilibre alimentaire… Je me suis retrouvée complètement novice dans ce domaine. Mis à part les fondants au chocolat, je n’aimais pas beaucoup cuisiner. Mes premières interrogations sont nées avec le gaspillage alimentaire de mes premiers mois en solo. Je gérais mal les dates de péremption de mes filets de poulet et je ne finissais pas mes saucissons à temps avant qu’ils deviennent durs comme de la pierre. L’argent gâché m’a contrarié. Puis la mort inutile d’un animal m’est venue à l’esprit. Pourquoi ce poulet est mort, si c’est pour terminer dans ma poubelle ? Au fil des mois, je me suis posé une question en découlant directement: pourquoi ce poulet est mort ?

Les scandales à la viande de cheval, la ferme des 1 000 vaches, les vidéos d’abattoirs qui circulent sur internet, la maladie de la vache folle… Ont été d’autres facteurs d’interrogation pour moi, d’autant plus que j’arrivais difficilement à atteindre mes 5 fruits et légumes par jours. J’ai pris (un peu) de poids, j’ai donc senti que  quelque chose clochait dans mon alimentation. Il a fallu que je me réconcilie avec les fournaux. J’ai appris à aimer cuisiner, à inventer des recettes avec ce que j’avais sous la main, avec ou sans cadavre. Intégrer des fruits et des légumes dans mon alimentation a été long; je devais presque tout apprendre sur la cuisson, les associations de saveurs, les épices… Avec des ratés !

J’ai commencé à envisager le végétarisme petit à petit, au fil de mes lectures (articles scientifiques et blogs végé), de mes recherches sur la santé et le bien être animal. J’ai découvert avec stupéfaction à quel point la viande coûtait cher en ressources, en énergie, en douleur animale. Ce sont des choses qui sont tues dans notre société. On ne parle jamais dans les médias conventionnels du massacre des animaux par milliards chaque jour. Ce massacre est même justifié par certains. Pourtant, il y a largement de quoi être révolté. Je n’étais pas d’accord avec le fait que je sois responsable indirectement de la mort d’animaux pacifiques et sans défense. Pendant un an, je ne mangeais presque plus de viande chez moi. Puis en janvier 2016, pendant que je préparais un concours, j’ai sauté le pas. Je venais de lire Plaidoyer pour les animaux de Mathieu Ricard, et j’avais vu le désormais célèbre documentaire Terriens (Earthlings en V.O).


 

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Il m’aura fallu quatre ans de réflexion, de recherches, à peser les pours et les contres, à être malade de voir à quel point les humains se voilent la face sur le contenu de leur assiette. Mon végétarisme a été très mal perçu par certains, très bien perçu par d’autres. Les premiers mois ont été une montagne russe émotionnelle, mais ça valait tellement le coup, pour se sentir en paix avec ses convictions. Ça n’a pas de prix de pouvoir être soi-même.

Si tu cherches à sauter le pas, n’hésites pas, même si tu n’es pas sûr.e de toi. Tu as le droit de ne pas savoir certaines choses, tu as le droit de te tromper, et tu as le droit de te sentir bien dans ton assiette. Et tu as le droit de demander de l’aide.

Prends soin de toi et des animaux.

Déménager écolo, radin et dans la bonne humeur

Ah les grandes vacances ! Ce moment si beau dans notre année ou tu peux aller à la plage, enchaîner les grasses matinées, lire les plus gros livres de ta bibliothèque sans culpabiliser…

Mais qu’est-ce qu’un bel été sans déménagement quand on est jeune et fougueux ? Quand tu commences dans la vie active, tu voyages, tu bourlingues, tu trottes, tu cours, d’un coin à l’autre en espérant pouvoir un jour poser tes valises. Étant moi-même une bourlingueuse professionnelle, je vous livre ici mes petits trucs et astuces accumulés au fil des déménagements pour écolonomiser !

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Allégorie du chaos

1. T’y prendre à l’avance

Ça y est c’est officiel, tu déménages ! Si c’est ta première fois, je te souhaite la bienvenue dans l’antre de Satan; tu ne connaîtras pas le repos pendant des mois. Gniark. Sauf si tu t’organises…

Les emmerdes administratives tout d’abord: préavis de départ, recherches d’appartement, calcul du budget nécessaire… Prépares également ton dossier locatif suffisamment en avance pour ne pas être pris.e de court au moment de faire les visites!

Si tu dois visiter des appartements loin de chez toi: prend un abonnement de train. Il sera vite amorti par tes voyages et le trajet est moins fatiguant qu’en bus ou en voiture. En plus le train a des toilettes. Astuce de radin.e: n’hésites pas à contacter tes ami.e.s ou ta famille qui vivent là bas, pour éviter de payer des chambres d’hôtel.

2. Faire le tri, mais genre LE tri de ta VIE !

Tu ne peux pas te permettre d’avoir des états d’âme: il te faut faire des choix parmi les piles gargantuesques de vêtements, peluches, jeux vidéos, chaussures, livres (oui même les LIVRES !!) que tu possèdes. Tu sais très bien que tu feras un shopping monstrueux dans ton nouveau chez toi, c’est donc l’occasion ou jamais de te lancer.

Les vêtements:

Tu les donnes à des associations s’ils n’ont pas été porté depuis un an et qu’ils sont en bon état, s’ils sont troués, trop petits, ou plus en accord avec tes valeurs (exemple: tu ne veux plus porter de la peau d’animal écorché) tu peux les déposer en centre de recyclage, ou les mettre à la poubelle (si vraiment c’est une loque). Pour optimiser encore plus ta garde-robe, garde uniquement les pièces qui peuvent s’associer à plusieurs autres, et peuvent être portées pour au moins deux saisons dans l’année.

Même principe pour les chaussures (mention spéciale pour celles à talons qui à mon avis, ne servent qu’à nous ralentir pour courir après le bus), les cosmétiques, les bijoux …

Les livres:

Je revends ou je donne ceux que je n’ai pas aimé (Gibert Joseph, Emmaüs, boîtes à lire…). Ça me permet d’avoir au final une bibliothèque fabriquée avec uniquement mes grandes amoures littéraires et mes amoures en devenir. Ça encombre moins, et ça donne toujours le sourire quand on la regarde. Et les magazines trop vieux c’est don ou recyclage aussi.

3. Bien organiser tes cartons

Déjà tu ne les achètes pas (pour les jeter ensuite ? Super dommage!). Tu les récupères dans des magasins, des grandes surfaces, ou sur ton lieu de travail. Cette année, j’en ai même trouvé dans une médiathèque! Il y a également les graaands sacs poubelles qui peuvent te permettre de stocker couettes, oreillers, draps (voire vêtements si tu n’es pas un.e prince.sse… comme moi), qui peuvent ensuite servir de vrai sac poubelle dans ton nouveau nid.

Tu prévois ensuite d’organiser tes affaires à l’intérieur de manière à ce que les poids soit répartis équitablement: un peu d’objets lourds au fond de chaque carton évitera les lumbagos précoces le jour du déménagement.

Astuce qu’on oublie tous.tes : noter où est le haut et le bas sur ton carton avec un gros feutre, et rajouter ce qu’il contient. Ça gagne du temps et ça évite les sueurs froides quand tu entends un truc se briser pendant le transport. Sers toi de tes chaussettes, slips, t-shirts ou pulls pour protéger les objets fragiles (genre ta vaisselle à tout hasard), c’est aussi efficace que du papier bulle et ça ne coûte rien. Tu peux également récupérer de vieux journaux chez ta grand-mère pour finir de caler tout ton bazar. J’utilise aussi mes pelotes de laines, ça marche du tonnerre pour les cartons.

4. Ne plus faire tes courses au moins un mois avant le grand départ

Ça peut paraître très étrange comme conseil, mais ça te permettra à la fois de vider tes placards (et donc de faire moins de cartons), et de terminer les trucs qui sont pas loin de muter. En plus c’est vraiment très lourd les conserves… Mais après, c’est bien de prévoir des trucs pour casser une graine une fois installé.e là-bas.

Si ce sont encore les soldes, essaie de te raisonner un peu: ce n’est pas le moment d’ajouter du volume aux cartons. Conseil que je n’ai moi-même pas du tout suivi (oups!)

5. Louer une camionnette et offrir des pizzas

Demander à une entreprise spécialisée dans le déménagement coûte un mois de salaire (salaire du petit peuple comme moi hein; soit environ 1300 euros pour un T2), ce qui pique beaucoup quand on sait qu’un déménagement engrange déjà de l’argent en dehors du jour J (comme la fameuse caution solidaire qui te fait payer deux fois ton premier mois de loyer… un délice!). Si tu pars à l’autre bout de la France, choisis une entreprise de location d’utilitaires qui te permet de ne faire que l’aller. Ça permet de garder sa santé mentale, et les pauvres économies qu’il te reste après tout ce bazar.

N’hésites pas à payer à boire et à manger aux bonnes âmes qui vont t’aider, parce que c’est pas de la tarte un déménagement ! Mets Rires et Chansons dans la camionnette, et sors tes plus belles anecdotes récoltées au cours de ton année de travail.

Mention spéciale à Berry FM qui nous a accompagnés au beau milieu de la nuit… On ne t’oubliera jamais.

bdr

La Horde du Contrevent, Alain Damasio

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Synopsis:

Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu’un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s’y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d’eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu’en Extrême-Aval ait été formé un bloc d’élite d’une vingtaine d’enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueules, leur vie durant, le vent jusqu’à sa source, à ce jour jamais atteinte : l’Extrême-Amont. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m’appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l’éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l’azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l’ultime.

 

Mon Avis:

Ce livre fait partie de ceux qui ont changé ma perception de la vie. Il m’a fait réfléchir, rêver, pleurer, grandir. Les critiques l’ont encensé, mais il faut vraiment le lire pour comprendre ce qu’il se passe quand on a été en contact avec la Horde.

La première chose qui m’a frappée, c’est le style, la plume, l’écriture, la syntaxe. Même la ponctuation n’est pas laissée au hasard. Jamais. Chaque personnage possède sa propre identité stylistique, son jargon, sa ponctuation. Ça a du être un travail titanesque. Chacun d’entre eux est symbolisé par un signe de ponctuation, il faut donc se reporter au marque-page (très utile) qui est fourni avec le livre pour s’y retrouver.

Le départ est un peu laborieux, mais devinez quoi: ça correspond tout à fait avec ce que le livre essaie de nous faire ressentir. Qu’il n’y a pas de récompense sans un effort. Qu’on peut se sentir perdu, mais qu’il faut continuer à y croire.

La seconde claque, c’est l’histoire. Celle des personnages, mais aussi l’histoire de ceux qui les ont précédés, et l’histoire avec une grand H. Toutes s’entrecroisent et se mêlent pour créer un monde avec une mythologie, des sciences qui lui sont propres (l’aérologie, cette science incroyable!). Quand on commence la lecture, on a l’impression de contrer avec les membres de la Horde, comme si le lecteur en était le 24e membre. Cette impression de contre est renforcée par un comptage de pages décroissant. L’auteur nous invite à nous investir à 100% dans le récit, et chaque page tournée nous fait avancer vers le 0 fatidique où l’on affronte la fin du récit. C’est bouleversant.

La Horde du Contrevent, c’est un livre qui a tellement crée d’engouement qu’une bande-dessinée, un film et un album musical ont été crées autour de cet univers incroyable.

Venez respirer un grand bol d’air avec Alain Damasio.

Pour kiffer encore un peu:

  • le site officiel
  • le projet de création d’un jeu vidéo
  • la bande-son crée avec Arno Ayvan et Alain Damasio
  • premières images du film 
  • attention à la version numérique qui semble avoir été difficilement adaptée (en raison de cette ponctuation incroyable). Pour l’unique fois de ma vie, je vous déconseille le format numérique, qui risque de réduire l’expérience de lecture.

Notre quelque part

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Synopsis:

C’est Yao Poku, vieux chasseur à l’ironie décapante et grand amateur de vin de palme, qui nous parle. Un jour récent, une jeune femme rien moins que discrète, de passage au village, aperçoit un magnifique oiseau à tête bleue et le poursuit jusque dans la case d’un certain Kofi Atta. Ce qu’elle y découvre entraîne l’arrivée tonitruante de la police criminelle d’Accra, et bientôt celle de Kayo Odamtten, jeune médecin légiste tout juste rentré d’Angleterre. Renouant avec ses racines, ce quelque part longtemps refoulé, Kayo se met peu à peu à l’écoute de Yao Poku et de ses légendes étrangement éclairantes…

Mon Avis :

Les couvertures des éditions Zulma sont les plus belles sur les étagères des librairies selon moi. J’ai été longtemps très intriguée par les titres proposés par cette maison d’éditions, notamment parce qu’elle propose une palette d’écrivains de tous les coins du monde.

Je me suis lancée avec un écrivain Ghanais qui propose une enquête policière teinté de la tradition ghanaise. J’ai pu découvrir tout un jargon, des coutumes, des plats traditionnels du Ghana. Le dépaysement est total quand on ouvre ce livre, je vous le garantis ! Le style varie selon le point de vue adopté et permet d’avoir plusieurs prismes autour de la même intrigue.

Je ne suis pas une habituée des enquêtes policières, et à la fin du livre, j’ai pensé que ce n’était sans doute pas mon genre favori. J’ai trouvé qu’il y avait des longueurs, bien que le roman ait été court. J’ai compris beaucoup de choses avant de pouvoir les découvrir dans le livre. Je n’ai donc pas profité de l’histoire comme j’aurais aimé; je n’ai pas été surprise…

En revanche, le cadre culturel, les personnages et le lien avec le folklore ghanais m’ont beaucoup plu. Si les enquêtes policières vous bottent, ça peut être carton plein pour vous ! Pour découvrir de nouveaux pays, de nouvelles plumes, les éditions Zulma c’est vraiment LA référence pour moi. Si vous cherchez à voyager pour pas cher, foncez !

Library of Souls, Ransom Riggs

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Synopsis :

Dans le Londres d’aujourd’hui, Jacob Portman et Emma Bloom se lancent à la recherche de leurs amis enlevés par les Estres. Ils retrouvent leur trace grâce au flair aiguisé d’Addison, l’illustre chien particulier doué de parole. Bientôt, au bord de la Tamise, ils font la connaissance de Sharon, un géant bourru qui, moyennant une pièce d’or, propose de leur faire traverser le fleuve. Ils rejoignent ainsi l’Arpent du Diable, une boucle temporelle à la réputation effroyable où séjournent les particuliers les moins recommandables, où pirates et malfaiteurs commettent leurs forfaits en toute impunité.

Mon Avis :

Miss Peregrine et les enfants particuliers est une saga de fantasy que je ne suis pas prête d’oublier. OVNI de la littérature jeunesse, elle représente pour moi tout le potentiel de la littérature d’aujourd’hui. Le mariage entre photos d’époque et récit d’aventure tient la route et nous emporte loin dans notre imagination.

Ce troisième tome clôt la saga comme tout les derniers tomes devraient le faire: sans manquer de souffle, et en apportant de vraies réponses à chacune des interrogations du lecteur. Non pas qu’un peu de mystère soit le bienvenu, mais souvent, la fin d’une trilogie peut laisser un sentiment de « pas fini ». Ici, la structure narrative permet de reposer le livre en paix. Du moins est-ce mon avis !

Le dernier tome nous propose un voyage dans le plus particulier des univers des particuliers, pour enfin affronter les terribles Hollows ainsi que les Wights qui cherchent à les contrôler. Jacob et Emma apprennent à grandir dans cet endroit atypique et il ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour sauver le monde des particuliers. Nous en apprenons plus sur le fonctionnement de ce monde, ses rouages, et la façon d’entrer en guerre contre des monstres quasiment invincibles… Pour enfin vaincre ?

Je ne peux que vous conseiller cette trilogie, que vous soyez enfants, adolescents ou adultes.

Vous y trouverez tout les bons ingrédients d’un livre qui fait autant frémir que rire, bondir, ou pleurer.

Vie de Carabin, Insolente Veggie, Rose…

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Vie de Carabin Dossiers médicaux, tome 1 : Carnets de santé par Védécé

Synopsis:

 

Depuis 2011, Védécé raconte son quotidien d’étudiant en médecine sur Internet. Parfois drôles, parfois révoltantes, toujours véridiques, ses anecdotes sont suivies aujourd’hui par plus de 10 000 lecteurs.

Mon Avis:

Si vous souhaitez en apprendre plus sur le quotidien des jeunes internes en médecine, cette BD est faite pour vous ! Védécé nous fait découvrir avec une ironie mordante et un sens de l’observation incroyable. J’ai beaucoup aimé le coup  de crayon et les diverses situations décrites. Mine de rien, ça tombait très bien avec mes visionnages de Scrubs et Dr. House. Je vous la conseille comme lecture d’été, avec un cocktail sans alcool, au bord de la piscine, ou à l’ombre d’un arbre.

Insolente veggie, par Rosa B.

Synopsis:

L’album reprend des dessins qui ont fait le succès du blog Insolente Veggie et propose aussi de nombreux inédits. L’autrice aborde avec humour et esprit militant ce qui fait le quotidien des végétariens, des végétaliens et des vegans aujourd’hui : – végétarisme, végétalisme, véganisme, – écologie, – carnisme, spécisme, antispécisme, – lait, oeufs, – viande, élevage, abattage, – corridas, cirque, chasse, zoos, – vivisection…

Mon Avis:

Cela faisait tellement longtemps que je souhaitais lire cette BD ! L’astuce c’est de l’offrir à ton amoureux pour pouvoir le lire à ton tour (niark je suis diabolique). Quand on est sensible à la condition animale, ce genre de BD ne peut pas laisser indifférent.e. En revanche, je me demande bien quelle réception on peut en avoir si on s’en fiche des animaux ? Bref, c’est un peu ce que j’appelle « l’humour végé », qui se moque gentiment des contradictions des carnistes, ou qui fonce dans le tas en dénonçant les horreurs dont nous sommes responsables.

L’antispécisme c’est pas pour les chiens ! par Rosa B.

 Synopsis:

Qu’est-ce que le spécisme ? À quoi ressemble la vie d’un antispéciste ? L’homme est-il le nec plus ultra de la création ?
Que ces questions hantent vos nuits ou que vous n’ayez jamais entendu parler de ce concept, petit cours illustré d’antispécisme plein d’humour, un peu de mauvaise foi et bourré d’insolence !

Mon Avis:

Deuxième volume proposé par Rosa B. J’aime beaucoup le titre, puisqu’il parle d’un concept qui est inconnu à bon nombre de gens, à savoir : combattre les discriminations qui sont faites en fonction de l’espèce à laquelle tu appartiens. Pourquoi chouchoute-t-on nos chiens tout en infligeant des tortures innommables à des lapins de laboratoires ? Pourquoi tuer une vache se justifie, quand ce n’est pas le cas du meurtre des chats ? Bon prolongement des questions qui ont été abordées dans le premier tome, cette BD sera vite votre indispensable de chevet.

Rose, tome 1, par Valérie Vernay, Emilie Alibert et Denis Lapière (2017)

 Synopsis:

Jeune fille discrète, Rose a un secret : elle a le pouvoir de se dédoubler ! Son esprit peut quitter son corps et pénétrer dans les appartements pour regarder vivre les gens. Ce don, elle ne le comprend pas. Elle l’appelle « sa maladie ». Elle n’a jamais réussi à en parler : ni à sa mère, morte après sa naissance, ni à son père, devenu détective privé à la mort de sa femme. Un jour, tout bascule : son père est abattu d’une balle dans la tête ! Rose décide alors de reprendre l’affaire de son père pour découvrir son assassin.

Mon Avis:

Un premier tome qui donne une envie furieuse de connaître la suite ! Si j’avais su que le tome 2 n’était pas encore sorti… C’est très rare que je lise des enquêtes, puisque ce n’est pas ma tasse de thé du tout, mais là… C’était une BD excellente ! Le coup de crayon, la colorisation, le scénario, tout m’a charmée. Rose est une jeune femme attachante, pas girly-pouffe, ni trop intelligente pour être crédible. L’histoire accroche tout de suite : ça m’a entraînée, et j’ai tout lu d’une traite. Je la conseille pour les grands comme pour les plus jeunes, également pour cet été.

Bisous ventilateur !

Les cités des Anciens tome 7, Robin Hobb

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Synopsis du tome 1 :

Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans leurs cocons pour se transformer en dragons. Mais trop affaiblis, ils donnent des créatures difformes et incapables de survivre sans l’aide des humains, si bien que les Marchands du Désert des Pluies décident de s’en débarrasser…

Mon Avis :

Ce septième tome commence à sentir la fin de la saga, à mon grand regret. Je passe toujours un moment très agréable avec Thymara, Alise, Leftrin et toute la clique…

Le Vol des Dragons par son titre ne laisse plus planer beaucoup de suspens quant à ce qui peut éventuellement être en train de se passer dans le Désert des Pluies, mais les nœuds narratifs de la fin laissent présager un dernier tome palpitant !

Je pense faire un bilan plus poussé une fois le tome 8 avalé, et j’espère déjà pouvoir me jeter bientôt dans une nouvelle saga de Robin Hobb…

Létherrae, tome 1: premier carnet, Morgan Malet

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Synopsis:

Le combat de Max, ses proches n’en savent rien. Confronté à la loi du silence, la violence et la haine absurde et aveugle des cours de lycée, il est le seul à résister à la dictature de quelques uns. Cette lutte, il la paie au prix fort. Et quand un étrange inconnu lui tend la main, Max ignore que cette rencontre sera le premier pas vers un monde oublié de tous, où mages et sorciers sont plongés dans une guerre séculaire. Il ne peut alors imaginer les dangers que ses amis et lui vont devoir affronter. Au bout du chemin, c’est le destin de Max qui sera définitivement bouleversé. De sa survie dépendra notre liberté… Et dans l’ombre de Létherrae, Soccard cherche l’enfant au Sang déchu.

Mon Avis:

J’ai découvert ce livre et son auteur lors d’un salon du livre en Septembre dernier. Il m’avait intrigué par deux thématiques que je voyais mal se marier: le harcèlement scolaire et la fantasy.

Ce mariage a été plutôt heureux pour moi: le personnage harcelé tire une expérience de ce qui lui est arrivé. Cela lui sert beaucoup une fois plongé dans ce nouvel univers. La magie, son fonctionnement et ses enjeux ont été élaborés par l’auteur de façon intéressante. Morgan Malet se rattache à l’Histoire que nous connaissons bien, apprise sur les bancs de l’école, pour en tirer un univers parallèle d’individus fuyant des persécutions. Là encore, nous avons un renvoi à la situation du héros: Max. C’est un personnage un peu paumé et mal dans sa peau au début du roman.

Pourtant, je ne pense cependant pas être le public cible de ce livre; je pense que c’est parce que ma scolarité au lycée commence à être loin, et mes 16 ans aussi (#jesuisvieille).

Je le mettrais par contre volontiers dans les mains de nombreux ados. Pourquoi pas une bibliothérapie sur le harcèlement scolaire 😉 ?

 

Passion tricot

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Le tricot, ça peut sembler être un truc un peu ringard, réservé aux grand-mères. Tout de suite, ce mot évoque les gros ouvrages faits à la main, parfois irréguliers, qui peluchent mais ne s’usent jamais.

Pour moi, le tricot c’est aussi le souvenir de pulls faits mains que j’ai adoré porter quand j’étais petite. Je pouvais avoir mes petites améliorations sur le modèle, choisir ma couleur, demander un pull plus long… Torsades, pulls ajourés, personnages et boutons en bois, le tricot fait maison a toujours fait partie de ma vie. Aujourd’hui c’est moi qui bidouille des ouvrages pour les personnes que j’aime ou pour moi. J’ai toujours deux ou trois projets en cours dans ma tête, en me lançant des défis farfelus, comme dernièrement un gros ouvrage de jacquard que j’ai mis huit mois à terminer.

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C’est une activité apaisante, qui donne naissance à un ouvrage unique, solide et fait avec amour pour des personnes qui me sont chères. Tricoter, ça me permet également de maîtriser une partie de ma garde-robe: pas de petit travailleur sous-payé au Bangladesh pour réaliser ce pull. Je fais également le choix de la matière, qui me permet de faire une création en adéquation avec les besoins de chacun. Je peux laisser mon imagination courir sur les mailles, pour créer des ouvrages qui me ressemblent. Ce travail est très gratifiant sur le long terme: le  vêtement est pensé de A à Z, il devient adapté parfaitement à ce que je recherche.

La laine peut coûter cher au départ, mais le pull, l’écharpe, le plaid, ont une durée de vie bien supérieure à ceux que l’on peut trouver dans le commerce. Là aussi, je peux choisir d’épargner des moutons, lamas, lapins, dromadaires qui ont besoin de leur laine pour vivre (non, un mouton n’a pas de laine sur le dos pour subvenir aux besoins des humains). En ce moment je suis de très près le développement des fibres végétales, et certaines marques ont développé des matières très belles. Cela dit, j’utilise également des fibres synthétiques, comme l’acrylique, qui polluent beaucoup dans leur production, mais permettent toujours d’épargner des vies (sur le court terme) et sont moins coûteuses.

On ne va pas se mentir, faire ce genre de choix, ce n’est pas à la portée de tout le monde. J’ai arrêté d’acheter des vêtements, chaussures et accessoires de manière compulsive, ce qui me permet d’investir dans des projets qui me tiennent vraiment à cœur. Je ne juge donc personne dans cet article, j’explique simplement ma façon de faire.

Et je ne peux qu vous encourager à essayer la tricothérapie 😉

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Je me fournis chez :