Notre-Dame de Paris; Victor Hugo

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Synopsis:

Dans le Paris du XVe siècle, une jeune et superbe gitane appelée Esméralda danse sur le parvis de Notre Dame. Sa beauté bouleverse l’archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, qui tente de l’enlever avec l’aide de son sonneur de cloches, le malformé Quasimodo. Esmeralda est sauvée par une escouade d’archers, commandée par le capitaine de la garde Phoebus de Châteaupers…

Mon Avis:

Je suis une grande amoureuse de Victor Hugo, de sa façon d’écrire, de ses personnages, de ses engagements politiques. Si j’avais vécu au XIXe, j’aurais certainement été une groupie en jupons froufroutant. Bref, je l’aime à la folie de mon cœur de lectrice.

Notre-Dame-de-Paris est mon troisième livre de cet auteur, et c’est la sortie de la comédie musicale qui m’a décidée à me lancer. Parce que j’avais envie d’aller la voir (hé hé).

Ne vous attendez pas à retrouver l’histoire du film de Disney, Victor Hugo a bien plus le goût du drame que cela. On retrouve ici ses personnages cabossés par la vie, incompris et rejetés, qui sont pourtant les moins fourbes de tous; je parle bien sûr de Quasimodo, figure incontournable de l’imaginaire collectif. J’ai découvert qu’Hugo n’en avait pas fait un ange pour autant, et c’est que j’aime tant chez lui: on peut aimer des personnes qui ont des défauts dans ses histoires. Celles et ceux qui sont vraiment détestables sont ceux qui cherchent à paraître plutôt que d’être, dans la grande farce qu’est leur vie.

Ainsi l’archidiacre Frollo est bien un homme affreux, mais qui n’en reste pas moins quelqu’un qui souffre terriblement. Le seul que j’ai vraiment détesté dans toute sa personne et ses actions, c’était Phoebus. Ironique, n’est-ce pas ? La pauvre Esmeralda se retrouve victime de la concupiscence des hommes, et le seul qui la protège est repoussé d’elle (ben oui, il est moche le pauvre). Esmeralda est une figure d’innocence qu’on retrouve aussi dans le reste de l’œuvre d’Hugo; je lui préfère quand même Déa dans l’Homme qui rit (qui est MON LIVRE DE MA VIE).

J’ai découvert les rues de Paris (alors que je viens juste d’y arriver!), je me suis laissée une fois de plus emportée par cette prose que j’aime tant. Cette écriture se déguste, se contemple, et surtout: elle se partage. Alors, à vos livres mes amis, lisez Notre-Dame de Paris, vous ne le regretterez pas.

Et au fait: la comédie musicale, je l’ai vue… C’était incroyablement magnifique, décors grandioses, danseurs excellents, voix époustouflantes. Bref, à aller voir absolument ! Personnellement je suis tombée en amour de l’interprétation d’Angelo Del Vecchio dans le rôle de Quasimodo.

Belle

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Bilan BD #3 : Maus, Féminisme, Prof

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Aujourd’hui, article en retard, mais on s’en fiche c’est les vacances (et Halloween c’est ce soir hiiii!!). Je vous apporte des petites idées à glisser sous votre sapin pour Noël qui arrive à grands pas…

Le féminisme:

Malgré des avancées significatives durant le 20e siècle, le combat féministe reste toujours d’actualité. D’Olympe de Gouges à Virginie Despentes en passant par Simone de Beauvoir ou Angela Davis, cette bande dessinée retrace, à travers des événements et des slogans marquants, les grandes étapes de ce mouvement et en explicite les concepts-clés, comme le genre, la domination masculine, le « slut-shaming » ou encore l’intersectionnalité.

Si vous ne savez pas trop par où commencer lorsque vous faites des recherches sur le féminisme, cette BD peut être un bon départ. Le féminisme y est expliqué à travers quelques unes des problématiques principales qui y sont rattachées. La bibliographie en fin d’ouvrage vous permettra d’aller plus loin dans vos recherches. Un petit livre à glisser sous le sapin, à ta petite sœur ou ta grand-mère (ou ton beauf) qui croient que le rose c’est une couleur de fiiiiiiille.

Maus:

Maus est une bande dessinée d’Art Spiegelman. Elle raconte, à travers le dialogue de l’auteur et de son père, juif polonais, survivant des ghettos et d’Auschwitz, l’histoire des persécutions nazies, depuis les premières mesures anti-juives jusqu’à l’effondrement du Troisième Reich et l’immédiat après-guerre.

Cette BD est une claque. J’ai a-do-ré (oui, j’aime les claques ha ha !). Les symboles sont très travaillés, l’histoire est émouvante à souhait, ça donne envie de pleurer, mais aussi de changer le monde. Le rapport entre l’auteur et son père est rendu avec une honnêteté et une justesse qui sont courageuses. De même pour l’histoire personnelle de l’auteur, on ne peut que compatir à la recherche du passé de sa famille. Je comprends pourquoi ce livre est étudié dans le secondaire, c’est une porte très belle qui permet de découvrir la seconde guerre mondiale.

Monsieur le Prof :

Sélection de situations drôles ou embarrassantes relatées et commentées par un professeur d’anglais. L’ouvrage reflète le quotidien des enseignants et les relations humaines dans le milieu scolaire.

Si vous suivez sa page facebook, que vous aimez l’humour de prof, ce (très petit) livre est fait pour vous. Il peut être glissé sous le sapin de vos collègues, proches, amis, ou lycéens/ collégiens. Une petite tranche de vie qui fait rire à coup sûr, tout en apportant un petit aperçu du quotidien du prof.

 

Bonnes lectures et bonnes vacances !

 

En l’absence des hommes, Philippe Besson

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Synopsis:

Au début, il est sans doute un peu dérangeant cet amour entre ce vieil écrivain et ce très jeune homme. Mais très vite on se rend compte qu’il restera sur un plan purement platonique. Alors s’installe une véritable fascination pour chacun des mots qu’ils échangent, au cours de profondes et longues conversations, puis au fil de lettres admirables, lorsque Marcel doit quitter la ville. Car l’écrivain en question, c’est Proust bien sûr, même s’il n’est jamais nommé. Exactement au moment où naît cette passion, le jeune héros connaît l’amour, charnel celui-là, avec son beau soldat de voisin.

Mon Avis:

Philippe Besson est un écrivain doté d’un style très reconnaissable, travaillé et poétique. Passé quelques pages, je me suis laissée portée par l’univers en photo sépia de ce livre. Nous sommes au cœur d’une bourgeoisie parisienne qui attend la fin de la première guerre mondiale dans la mélancolie et l’angoisse. Quand le soldat revient, c’est pour nous plonger dans l’horreur de la guerre, des espoirs brisés, d’une incertitude déchirante. Notre héros est un adolescent, il a la fougue de son âge, la maturité d’un plus vieux. Il semble comprendre sans comprendre ce qui se passe autour de lui, et grandit quand même. Il aime, il déteste, il se fiche de ce qu’on pense de lui; je m’y suis tout de suite attaché.

En l’absence des hommes est un livre qui se lit avec abandon de soi. Il permet de renouer avec notre propre adolescence, nos émotions, nos rêves, notre avenir. Un livre qui doit probablement être parfait à lire quand on a seize ans, ou qu’on souhaite dialoguer avec son adolescence passée.

Que vous aimiez ou pas le style et l’histoire, ce livre vous laissera une marque…

J’aime la viande #3: ça donne des forces !

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Carnisme et sexisme ensemble ; au secours !!!

Je me considère comme étant féministe. Je lutte au quotidien pour que les femmes aient les mêmes droits que les hommes, que leurs corps soient respectés, et qu’elle puissent faire ce qu’elles veulent avec. Je considère que la société patricarcale dans laquelle nous vivons actuellement doit prendre fin. Elle est porteuse de croyances dépassées et mauvaises pour la moitié de la population humaine mondiale. Je me considère comme antispéciste. Je pense que l’être humain n’est pas au-dessus des autres animaux, et qu’il a un devoir de protection envers eux. C’est pourquoi je ne mange pas d’animaux; je considère que je n’ai aucun droit de vie ou de mort sur qui que ce soit, que ce soit les animaux humains, ou les animaux non-humains.

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Beurk…

Et au croisement de ces deux luttes se trouvent certaines croyances autour du végétarisme, qui me rendent dingue. Imaginez: des stéréotypes qui sont à la fois sexistes et spécistes. Le combo suprême qui me donne envie de hurler.

Essayons de rester calme cependant. S’il y a des stéréotypes et des idées toutes faites, il doit y avoir moyen de les neutraliser. Respirons, et analysons ce préjugé bizarre: la viande, ça donne des forces !!

Une longue histoire de la consommation de viande nous précède, il peut donc paraître très étrange aux occidentaux dont je fais partie de mettre en question sa consommation. Pourtant il est de nombreuses cultures de part le monde qu’il n’ont jamais touché à un morceau de cadavre de leur vie, que ce soit pour des raisons religieuses, éthiques, philosophiques, ou de santé. On pourra d’ailleurs remarquer au passage que les « restrictions » alimentaires ne sont tolérées dans nos sociétés que si elles ont lieu pour des raisons religieuses. L’éthique en France, tout le monde s’en bat les steaks (vous l’avez ?).

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Les animaux carnivores sont vus comme puissants, dominateurs, forts, voire invincibles. Ils sont idéalisés dans de nombreuses images qui peuplent notre littérature (le loup, le renard, le lion… ). A l’inverse, les végétariens sont vus comme des proies, des faibles, ou des personnes à protéger (agneau, vache…). L’être humain, ayant une vision anthropocentriste de l’univers (c’est à dire que tout a été crée pour lui rendre service, ce qu’on retrouve dans la Bible par exemple), se pense comme supérieurs aux autres animaux. L’identification aux carnivores est donc plus valorisante d’un point de vue symbolique, que l’identification aux herbivores. Manger de la viande est donc vu, à travers de nombreux rites de banquets, de sacrifices rituels, comme un signe de puissance. La viande a d’ailleurs été longtemps un signe de grande richesse si elle était servie à table, car elle constituait un mets rare. Les pauvres à l’inverse, avaient une alimentation très majoritairement constituée de végétaux. Il n’est pas étonnant que la patate soit encore vue comme une nourriture de pauvre, quand on sait qu’elle a sauvé des milliers d’irlandais de la famine !

La viande ça rend fort et puissant (selon certaines affirmations encore trop répandues aujourd’hui). Et qui dans nos sociétés a le devoir de se présenter comme étant fort et puissant ? L’homme avec un petit « h », celui qui porte les chromosomes XY et qui revendique le droit à son morceau de steak à chaque repas sous peine d’être anémié. On associe souvent le végétarisme à un truc de faibles, fait pour les gens trop sensibles, ou celles qui n’en n’ont pas forcément besoin: les femmes. L’homme fort sort pour gagner sa pitance et travailler dur pour ramener à manger, la femme faible reste à la maison pour le ménage, la couture, garder les marmots. Dans certaines cultures, il est d’ailleurs d’usage de laisser les hommes consommer leur content de viande avant que femmes et enfants ne puissent se servir. La joie.

On associe la viande avec un apport en protéines conséquent. Protéines dont nous avons besoin dans les efforts physiques. Les personnes très sportives, ou qui ont un travail physique, ont besoin de beaucoup de protéines. Qui sont plus nombreuses et plus faciles à assimiler quand elles proviennent des végétaux.

D’ailleurs si vous tapez « protéines » dans Google images, ce que l’on voit apparaître, c’est une ribambelle de morceaux de steaks, de poissons, de fromages et d’œufs. Rien qui pousse sur les arbres. Et pourtant, si je vous restitue un tableau comparatif d’apport protéinique entre des aliments végétaux et carnés :

Voici la quantité de protéines pour 100g de nourriture (tableau 1: sources végétales, tableau 2: sources animales), consultez l’article entier ici. Notez que selon les sources, les taux peuvent varier, mais les végétaux sont très très nombreux à apporter au corps des apports protéiniques supérieurs ou égaux aux sources carnées. Les protéines végétales s’assimilent d’ailleurs mieux dans le corps, à l’arrivée, on est gagnant sur tous les terrains.

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Certes, le cadavre vous donne des apports protéiniques, mais on peut tout autant s’en passer. Effectivement les végétaux coûtent moins cher, mais nous ne sommes plus au Moyen-âge, nous n’avons plus besoin de tuer un cochon (ni de chasser d’ailleurs) pour impressionner nos familles !

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à aller chercher les informations sur le site de l’association végétarienne de France, sur le blog d’Ophélie Véron (Antigone XXI), et dans les nombreux livres super chouettes sur le végétarisme qui se trouvent partout maintenant (Vivre Végane, Yes Vegan! Un choix de vie, Plaidoyer pour les animaux, Faut-il manger des animaux ?). Et pour retrouver une étude plus approfondie sur le sexisme et le spécisme croisés, lisez La politique sexuelle de la viande.

 

Sur ce, prenez soin de vous et des animaux ❤

La part des flammes; Gaëlle Nohant

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Synopsis:

Paris, 1897. Toutes les femmes de l’aristocratie se pressent au Bazar de la Charité, événement mondain des plus courus. Parmi elles, deux femmes peu habituées à cet univers, Violaine de Raezal, rejetée par ses pairs depuis la mort de son mari, et la jeune Constance d’Estingel, indifférente aux conventions sociales. Quand le bazar prend feu et que le piège des flammes se referme, la tragédie fait basculer leur destin.

Mon Avis:

J’écris cette revue alors que j’ai terminé ce livre en Août, je m’excuse donc à l’avance si ma mémoire n’est plus très fraîche !

Je me suis retrouvée plongée dans le Paris du XIXe siècle; association d’une période historique que j’adore avec un lieu qui m’était totalement inconnu (plus maintenant ha ha !), j’ai donc eu l’occasion de me promener dans Paris avec les personnages de ce livres. Les rues, le Bazar de la charité, tout dans ce livre avait un parfum de bourgeoisie élégante au milieu d’une carte postale en blanc et noir.

Une fois le tableau planté, la rencontre avec les personnages principaux (toutes des femmes, youpi !) a été une découverte totale de cette classe bourgeoise française qui enserre les femmes dans une cage dorée. Filles, femmes, veuves, aventurières, intelligentes, elles ont chacune leur caractère trempé dans la douleur et la frustration, et cherchent à se faire une place à leur manière dans cet univers où elles passent leur vie sous la responsabilité d’un homme. Ce livre dénonce le patriarcat et ses travers, sans oublier ses conséquences sur les hommes, qui dans une autre mesure (moindre), subissent ces carcans lourds.

La plume de Gaëlle de Nohant est simple (mais pas simpliste!) et crée l’empathie pour ses personnages.

Être soi-même, se faire confiance, croire en ses rêves… Autant de défis que nos héroïnes doivent relever après s’être faites abimées par la vie.

Si vous aimez les histoires de femmes, les combats de vie, les personnages atypiques avec un soupçon d’histoire vraie, dégainez La part des flammes pour cet automne !

Famille (presque) Zéro Déchet- Ze Guide !

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Synopsis:

Réduire ses déchets pour la planète, pour sa santé, pour le porte-monnaie, c’est le moment ! Mais comment s’y prendre ? En marchant dans les pas de Jérémie et Bénédicte. Ce livre, à la fois carnet de bord pas triste, et guide pratique, vous mènera au but en vous épargnant bien des pièges ! Avec humour et autodérision, les auteurs vous proposent un plan d’action détaillé et 10 défis Zéro Déchet pour vous lancer. En s’appuyant sur leur connaissance de l’écologie, ils livrent des centaines de conseils pratiques et d’alternatives simples pour le quotidien : courses, cuisine, nettoyage, mobilier, hygiène, maquillage, vêtements, jardin, bricolage, festivités… Car les déchets sont partout ! Ce que vous allez gagner : l’amélioration de votre écobilan familial (1 poubelle de 15 L pour 1 mois), moins de toxiques et de sacrées économies. Plus le sentiment exaltant d’être acteur de sa vie, de sa santé, de créer du lien, de toucher à l’essentiel.

Mon Avis:

Le zéro déchet était un concept un peu flou pour moi, jusqu’à la lecture de ce livre. L’idée est séduisante : réduire ses déchets pour réduire son impact environnemental. Bon. Vaste programme: je lève les yeux de mon livre… Ils sont partout ! Mouchoirs, tickets de caisse, emballages plastiques, opercules, publicités… Argh ! Heureusement que le guide que j’avais entre les mains me prenait par la main pour m’expliquer un peu par où commencer, tout en douceur.

On commence avec un état des lieux sur notre planète, la pollution et le système de tri des déchets. Famille (presque) zéro déchet dézingue les clichés sur ce que nous croyons communément sur ces sujets (du genre: le tri c’est magique!). Le vrai plus de ce livre, c’est qu’il donne des clés pour agir. Parce que le secret est là; il suffit d’agir à son échelle pour participer à la préservation de l’environnement. C’est exactement cette logique d’action qui m’a poussée à devenir végé, je n’ai donc pas eu besoin de beaucoup d’arguments pour être convaincue du bien fondé de cette démarche.

Après l’état des lieux général, place à l’action ! Que ce soit lors des courses, pour cuisiner, pour faire le ménage, pour les cosmétiques, les enfants, pour faire la fête ou pour bricoler chez soi, tout y passe ! L’état des lieux et le plan d’action qui va avec sont livrés pour chaque catégorie, si bien qu’on peut déjà commencer en douceur dans tous ces domaines. Les illustrations sont à la fois très drôles et informatives; il y a de nombreux schémas explicatifs qui peuvent être utiles pour ceux qui n’aiment pas lire 😉

Bref Famille (presque) Zéro Déchet- Ze Guide est un indispensable pour tous (que vous ayez des marmots ou non d’ailleurs), qui vous informera et vous donnera la petite étincelle de motivation qui manquait pour dire adieu aux emballages. Vous ne serez pas déçu, parole !

N’hésitez pas à aller voir leur blog : http://www.famillezerodechet.com/

 

 

Nous sommes tous des féministes, Chimamda Ngozie Adichie

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Synopsis:

«Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Alors j’aimerais aujourd’hui que nous nous mettions à rêver à un monde différent et à le préparer. Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement.» Chimamanda Ngozi Adichie aborde le sujet controversé du féminisme avec lucidité, éloquence et humour.

Mon Avis:

Ce livre très très court retranscrit le discours de Chimamanda Ngozi Adichie au sujet du féminisme, qu’elle a pu donner lors d’une conférence autour du développement du continent Africain. Ce choix de sujet a été motivé par sa propre expérience et sa volonté de fédérer les individus autour des problématiques liées aux droits des femmes dans le monde (et plus particulièrement en Afrique).

Le féminisme a vocation à défendre les droits des femmes dans le monde. Je ne sais pas si je vous apprends quelque chose, mais en 2017, quel que soit l’endroit du monde où nous nous trouvons, nous en avons tous besoin. Les hommes aussi en ont besoin, notamment quand on leur refuse des qualités et des attitudes attribués au sexe féminin. Genre c’est la honte d’aimer le rose et d’avoir un pénis en même temps par exemple.

Écart des salaires, plafond de verre, maternité, précarité, femmes battues, femmes violées, sifflées dans la rue, harcelées sexuellement, ou non reconnues dans leur travail (si tu en es là, c’est parce que tu as couché avec le patron)… La liste est longue, et nous sommes toutes touchées par au moins une de ces facettes du sexisme. Typiquement la fabuleuse croyance qui dit que « les hommes ont besoin de viande pour être forts et bien grandir », c’est une croyance sexiste et spéciste que je n’arrête pas d’entendre en ce moment. Donc zut, il faut changer les choses, ça commence à être pénible à la fin !

Nous sommes tous des féministes, et nous pouvons tous changer les choses…

J’aime la viande #2: et j’aime les animaux

Ici, je choisis de partager ma réflexion sur de nombreux stéréotypes et croyances sur le végéta*isme. Je parlerais également de véganisme, puisque, bien que je ne sois pas vegan à 100%, j’essaie de faire au mieux. Évidemment je ne viserais personne personnellement dans ces articles, qui sont dédiés à l’échange et à la réflexion. Les insultes et manques de respects ne sont donc pas les bienvenus.

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Qui ne s’est jamais offusqué devant des images de chat balancé par une fenêtre, ou de plats typiques de pays lointains garnis… de chien. Étonnant quand on pense que cette empathie, cet amour des animaux, nous l’oublions si facilement une fois passé à table. Les moutons, vaches, poules, lapins, chevreuils, qui finissent dans nos assiettes n’ont pas droit à autant de considération que nos chers chats, chiens, furets, hamsters ou cochons d’Inde. Pourquoi cette distinction ?

1.Le spécisme

Selon l’Encyclopédie Universelle, le spécisme est un terme « Constitué en référence et par analogie aux notions de racisme et de sexisme,ce terme désigne toute discrimination fondée sur des critères d’appartenance à uneespèce biologique donnée. » En clair, une personne spéciste ne va pas reconnaître la même sensibilité, les mêmes droits ou les mêmes rôles à des animaux de différentes espèces. Breaking news; nous le sommes tous à différents degrés.

Ici, il s’agit donc de distinguer les animaux qui sont « mangeables » de ceux qu’il est culturellement inconcevable de manger. Ou de torturer d’ailleurs. Je peux citer les milliers de singes torturés au quotidien par des laboratoires pour des expériences, là ou un scandale éclate dès qu’il s’agit de torturer un chien pour les mêmes raisons. Si on cherche à donner une valeur à leur vie, les tortures ne sont justifiables pour aucun des animaux.

L’antispécisme cherche donc à rendre une équité (et non une égalité, ce n’est pas la même chose) entre tous les êtres vivants. Et non pas de faire passer les autres animaux avant l’humain. Juste le respect de tous les êtres vivants.

Fabien CARRIÉ, « ANTISPÉCISME  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 août 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/antispecisme/

 

2. La Dissonance cognitive

Découle du spécisme ancré dans nos cultures un phénomène psychologique génial, qui nous permet de nous arranger avec notre conscience: la dissonance cognitive.

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Un petit exemple simple: le fumeur qui sait que fumer tue

La dissonance cognitive permet de vivre en accord avec soi-même et ses valeurs, même si en vrai, on ne les met pas du tout en application. Par exemple: je cherche à sauver la planète, mais je ne recycle pas mes déchets.

C’est le fameux exemple de l’éleveur qui aime ses vaches, mais qui programme tout de même consciencieusement leur mort et les envoie à l’abattoir. Imaginez cela reporté à un autre animal: j’adore mon chien, je m’en occupe bien, mais le mois prochain, j’ai prévu de le faire abattre / parce qu’il est devenu trop vieux pour la reproduction avec les chiennes de mon élevage. La partie en gras de la phrase montre l’excuse qu’on se donne à l’acte qui en réalité ne correspond pas avec notre amour de ce chien. Perso, le chien, si je l’aime je le garde avec moi jusqu’à ce qu’il meurt paisiblement dans son sommeil. Imaginez ça dans un élevage de vaches: c’est juste impossible.

3. Le poids de la culture

Savoir ce que sont le spécisme et la dissonance cognitive est une chose, mettre en pratique ce pour quoi on croit représente une autre paire de manches. Il ne s’agit pas de hurler à tout bout de champs que le monde est injuste tout en likant des photos de chats mignons sur twitter.

Il s’agit de mettre en application ce qu’on pense être juste, non seulement pour soi, mais également pour les autres. Je ne pense pas que les gens souhaitent vraiment tous ces milliards d’animaux torturés et tués chaque année dans la mer comme sur la terre. Je pense que les gens sont mal informés. L’éducation et les traditions s’ajoutent à cette équation complexe. Il est difficile d’ignorer que la France est le pays du foie gras, et que tu peux offenser grandement ta mamie en refusant de manger de la chair brûlée en décomposition (oui, même la viande « fraîche » commence très rapidement à se décomposer du moment qu’elle est morte).

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Le boycott de la viande, du poisson, du lait et des œufs ne permet pas de sauver les animaux qui souffrent aujourd’hui. Cela permet en revanche de réduire le nombre de ceux qui souffriront à l’avenir. Ce n’est pas parce qu’à l’avenir nous ne serons plus là, qu’il ne faut rien changer.

Pour conclure, je ne vous ordonne rien, je ne cherche pas à vous convertir à un quelconque dogme de secte (ou autre connerie qu’on peut dire aujourd’hui des végé). Je cherche simplement à vous restituer les informations que j’ai pu glaner. Déconstruire des croyances sociales, changer de traditions sont des exercices très complexes. Il faut du temps pour accepter d’avoir eu tort, pour chercher à agir mieux. Le tout est de s’investir réellement quand une chose nous tient à cœur. Les animaux cohabitent avec nous sur cette Terre, ils ont le droit d’y vivre en toute quiétude. Comme nous.

L’école du Colibri; Isabelle Peloux

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Synopsis:

En 2006, Isabelle Peloux, professeur des écoles, fonde une école différente, au cœur du centre agroécologique des Amanins, dans la Drôme. Elle y développe une pédagogie fondée sur la coopération entre les élèves ainsi qu un enseignement spécifique d éducation à la paix avec soi-même, avec les autres et avec l’environnement.

Mon Avis:

Je ne sais pas trop ce qui m’a pris pendant mes VACANCES de lire un bouquin sur la pédagogie, mais bon, je ne regrette pas.

Je cherchais quelques pistes de réflexions pour mettre en pratique une pédagogie collaborative. L’ouvrage d’Isabelle Peloux décrit son expérience à l’école primaire des Amanins. Elle fait partie du mouvement des Colibris, qui souhaite apporter sa contribution (même toute petite) à l’écologie. L’école comporte (trèèès) peu d’élèves et se situe en milieu rural, il peut être donc difficile à première vue de le retranscrire à ce qu’on peut vivre soi-même (un lycée en banlieue parisienne par exemple).

N’empêche que les méthodes et démarches de l’autrice sont très intéressantes, et cela peut non seulement te rendre de l’espoir sur la profession, mais également te donner quelques pistes.

L’idée de la collaboration pour remplacer le système de compétition plébiscité par le système scolaire français me paraît bien plus saine pour bâtir un monde où tes enfants ne chercheront pas à écraser ceux des autres pour se faire une place au soleil (ce qui est déjà le cas). Peut-être ces idées sont utopistes, mais je préfère largement chercher à changer les choses, plutôt que d’être égoïste et d’ignorer les autres.

En bref, même si tu es pas enseignant.e, tu as quelque chose à apprendre de ce livre, et plus globalement des Colibris 😉

La reine des lectrices, Allan Bennet

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Synopsis:

Que se passerait-il Outre-Manche si, par le plus grand des hasards, Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d’un coup, plus rien n’arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu’elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?

Mon Avis:

Quand tu ne sais pas trop quoi lire, que tu as envie d’un petit bouquin qui se lit tranquillou pilou en un week-end, ne cherches plus ! Je vous présente aujourd’hui La reine des lectrices, par l’écrivain britannique Allan Bennet.

Un bibliobus débarque dans la cours de la reine d’Angleterre. Par politesse, elle emprunte un livre. Sa lecture ouvre alors une porte vers un monde de lectures infinies. Commence alors une épopée personnelle pour la reine.

Véritable déclaration d’amour à la lecture, ce livre m’a donné envie de lire encore et encore, lovée dans un canapé avec un bon plaid et un thé. La pointe d’humour d’Allan Bennet qui vient saupoudrer cette histoire apporte le piquant du récit, avec ce petit côté pince-sans-rire qu’on aime tant chez les britanniques.

Le livre étant assez court je n’ai pas grand chose à ajouter à cette chronique, d’autant plus que c’est écrit gros avec de grandes marges.

Il peut être pas mal pour une période de panne de lecture 🙂

Bonne rentrée les loulous !