Rois du Monde 1 : Même pas mort, pas terrible, mais bien écrit

Synopsis :

Je m’appelle Bellovèse, fils de Sacrovèse, fils de Belinos. Pendant la Guerre des Sangliers, mon oncle Ambigat a tué mon père. Entre beaux-frères, ce sont des choses qui arrivent. Surtout quand il s’agit de rois de tribus rivales… Ma mère, mon frère et moi, nous avons été exilés au fond du royaume biturige. Parce que nous étions de son sang, parce qu’il n’est guère glorieux de tuer des enfants, Ambigat nous a épargnés. Là-dessus, le temps a suivi son cours. Nous avons grandi. Alors mon oncle s’est souvenu de nous. Il a voulu régler ce vieux problème : mon frère et moi, il nous a envoyés guerroyer contre les Ambrones. Il misait sur notre témérité et notre inexpérience, ainsi que sur la vaillance des Ambrones. Il avait raison : dès le début des combats, nous nous sommes jetés au milieu du péril. Comme prévu, je suis tombé dans un fourré de lances. Mais il est arrivé un accident. Je ne suis pas mort.

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Et alors, qu’est ce que j’en ai pensé ?? :

Je ne sais pas trop à vrai dire. Tout au long de ma lecture, je n’ai pas réussi à déterminer si j’adorais ce livre, ou si je le détestais. Et encore maintenant, je me balance métaphoriquement d’une opinion à une autre, complètement perdue. Pour y voir plus clair, on va voir ensemble ce qui a coincé…

Tout d’abord, l’idée d’ancrer le récit avant l’invasion des Gaules par les romains est excellente. J’étais persuadée que j’allais en apprendre beaucoup sur les peuples Celtes qui ont habité dans ce qui est la France aujourd’hui. Je me suis un peu mis le doigt dans l’œil. Tout au long du récit, si des armes et des éléments de la vie quotidienne sont décrits, certains rites et croyances ne sont pas suffisamment développés pour moi. Je me suis sentie dans le flou pendant tout le récit, d’autant plus que sa chronologie est très acrobatique. J’ai eu beaucoup de mal à me sentir impliquée, tant je me posais de questions sur tel ou tel élément.

Le héros de l’histoire est un personnage auquel je ne me suis pas du tout attaché. Je n’ai pas eu peur pour lui, puisqu’il ne meurt pas de toute façon. On sait dès le début qu’on n’a pas besoin de craindre pour sa vie. De même lorsqu’il se retrouve en danger dans le passé, et bien je m’en fiche, puisque je sais qu’il est dans le futur ensuite. Bref, tout ça pour dire que j’ai trouvé que ce livre manque d’enjeux.

Même la résolution finale m’a un peu fait l’effet d’un soufflé qui retombait. J’ai eu un peu l’impression d’un « tout ça pour ça »… Au delà de cela, j’ai trouvé que l’écriture était très belle, et je n’ai pas boudé mon plaisir à la relecture de certaines phrases. Jaworski écrit bien, mais sans doute que ses thématiques de prédilection ne sont pas les miennes, dommage.

Amateurs de guerre, de mythologie celte et de guerre (oui j’ai dit guerre deux fois, mais ils font beaucoup la guerre), à vos livres !

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