Les Cités des Anciens, tome 6: Les Pillards, Robin Hobb

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désolée pour la couverture floue…

Synopsis du 1er tome:

Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans leurs cocons pour se transformer en dragons. Mais trop affaiblis, ils donnent des créatures difformes et incapables de survivre sans l’aide des humains, si bien que les Marchands du Désert des Pluies décident de s’en débarrasser…

Mon avis :

Un sixième tome haletant, véritable page-turner qui remonte le niveau du 5e tome qui était un peu lent et plat. Ici, on se retrouve plongé au cœur de nouvelles intrigues, avec des personnages également tout beaux tout neufs dans le récit, qui servent enfin à quelque chose. On retrouve les personnages principaux qui sont confrontés à de nouvelles épreuves: décidément la vie n’est pas facile dans cet univers. J’ai également eu l’occasion de mieux découvrir la mythologie de cet univers qui m’a totalement subjuguée. J’ai été submergée, impressionnée, émerveillée par toutes les possibilités et les mystères offerts par cette saga. Je pense que je ne tarderais pas à la terminer, et je continuerais très certainement à lire Robin Hobb.

Je me répète à chaque fois que je chronique un nouveau tome de cette saga, mais je trouve que c’est une pièce magistrale de fantasy. Robin Hobb a un talent pour l’écriture et la création d’univers qui est complètement fou. Si ça continue comme ça, je vais même finir par la placer au-dessus de George R. R. Martin. Vraiment, je ne suis pas loin de penser qu’elle est plus incontournable que Game of Thrones. Oui messieurs dames, parfaitement !

Je ne peux pas en dire plus sans vous gâcher la découverte de l’histoire, et je veux d’abord et avant tout que vous lisiez cette saga. Si le nombre de tomes vous effraie, n’ayez crainte, ça se lit très vite, et Les Cités des Anciens est une saga véritablement addictive.

 

Prenez soin de vos dragons 😉

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Rebecca Kean, Traquée; Cassandra O’Donnell

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Synopsis :

Burlington…nouvelle Angleterre. Pas de délinquance, élue la ville la plus paisible des États unis, bref un petit havre de paix pour une sorcière condamnée à mort et bien décidée à vivre discrètement et clandestinement, parmi les humains. Malheureusement, en arrivant ici, je me suis vite aperçue que la réalité était tout autre et qu’il y avait plus de démons, de vampires, de loups-garous et autres prédateurs ici que partout ailleurs dans ce foutu pays. Mais ça, évidemment, ce n’est pas le genre de renseignements fournis par l’office de tourisme. Maudit soit-il…

Mon Avis :

J’ai eu la très grande chance de rencontrer Cassandra O’Donnell lors d’un salon du livre en Septembre dernier. Nous avons un peu eu l’occasion d’échanger autour de la bit-lit, et particulièrement de la fameuse saga d’Anita Blake. L’autrice assume totalement son inspiration de cette saga pour celle qu’elle a écrite: Rebecca Kean. Ayant adoré Anita Blake dans les premiers tomes de ses aventures, je me suis laissée tenter par Rebecca…

Pas de chance pour moi, j’ai un peu trop vu l’inspiration, et j’ai eu l’impression de relire Anita Blake. Cela mis à part, le style est cru comme je peux l’aimer dans la bit-lit, et les personnages sont franchement badass. Un peu trop même, notamment pour Rebecca, qui a l’air de ne pouvoir être entravée par rien ni personne, ce qui m’a posé quelques problèmes au niveau de l’empathie. C’est un peu trop wonderwoman pour moi. D’ailleurs ses frasques amoureuses m’ont paru arriver un peu rapidement dans le récit, j’ai eu un peu du mal à croire qu’avant le récit, elle n’était sortie avec personne. Je trouve la romance interdite entre deux personnages secondaires bien plus intéressante d’ailleurs.

Certains concepts inventés par O’Donnell ont été très bien trouvés, notamment autour de tout l’univers des sorcières, des différents clans et de leurs coutumes. On sent un travail de réflexion et de recherches, qui font sentir toute une mythologie derrière le récit. En revanche, vampires et métamorphes répondent à des schémas plus classiques, surtout au niveau de l’organisation hiérarchique et de leurs coutumes. Il y a des idées qui vont certainement apporter de supers intrigues aux prochains tomes.

Petit bilan en demi-teinte pour ce premier tome donc, j’attends beaucoup de choses des tomes suivants; notamment que l’intrigue se détache un peu de son inspiration première, mais je fais confiance à Cassandra O’Donnell.

Bisous magiques

Le faire ou mourir: Claire-Lise Marguier

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Synopsis:

Vus de l’extérieur, ils faisaient plutôt peur, ceux de la bande à Samy, avec leurs coupes de cheveux étranges, leurs vêtements noirs, leurs piercings… Mais le jour où les skateurs s’en sont pris au nouveau du collège, Dam, avec son physique de frite molle, c’est Samy qui s’est interposé et lui a sauvé la mise. Et c’est comme ça qu’ils se sont rencontrés, et que l’histoire a commencé. Samy a essuyé le sang qui coulait de la tempe de Dam, avec sa manche noire.
C’était la première fois que quelqu’un le touchait avec autant de douceur…

Mon avis :

Un livre bouleversant, qui se lit d’une traite, quasiment comme une seule et unique respiration. J’ai retenu mon souffle, sans jamais pouvoir m’arrêter tout au long du récit. La construction est cruelle: il n’y a presque pas de pause, nous sommes plongés dans tout le mal être adolescent, sans concession. Dam est un adolescent mal dans sa peau, qui se sent terriblement seul et cherche sa place dans ce monde qui semble ne pas vouloir de lui. Problèmes avec ses parents, harcèlement… Seuls ses amis représentent son rayon de soleil. Malheureusement pour lui, ils ne peuvent pas toujours être là pour lui. A la frontière entre le désespoir total et l’envie de survivre, Dam est un garçon fragile, sensible, en constante souffrance.

Je n’ai eu qu’une envie, c’était de le prendre dans mes bras en lui disant « ça va aller ». L’adolescence, ça finit par passer, mais ça peut être tellement douloureux…

Un livre qui nous rappelle ce qu’on a été dans nos belles années de collège ou de lycée. Je pense qu’il doit être intéressant à relire régulièrement quand on côtoie ces étranges personnes qui deviennent adultes, simplement pour ne pas oublier à quel point c’est difficile pour eux.

Ados, je vous aime ❤

La voleuse de livres: Markus Zusak

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Synopsis:

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée. Est – ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres…

Mon Avis:

La Mort raconte l’histoire d’une jeune fille qui vole des livres dans l’Allemagne nazie. C’est une narratrice blasée par son job, qui observe les humains s’entretuer depuis des années, qui a donc une façon de penser et de voir les choses d’un œil très différent des humains. J’aime beaucoup cette narratrice, qui ne fait pas tout à fait partie du récit, mais qui est partout à cette période de l’histoire. On pense à la Mort, on souhaite qu’elle vienne, elle frappe parfois, mais pas toujours. Elle nous permet d’avoir de petits aperçus de ces humains qui se battent pour des causes différentes, qui cherchent à survivre tout en souhaitant mourir. Le récit est d’une justesse incroyable: jamais trop dans le pathos, ni dans la froideur. La façon dont le récit est construit peut en surprendre plus d’un, c’est un véritable travail d’orfèvre qui tombe toujours juste.

Liesel est une petite fille réfugiée, qui a connu des traumatismes et va essayer de continuer tout de même sa vie. Lire, puis écrire vont devenir sa façon de survivre quand les cauchemars viennent à elle. Nous apprenons avec elle, toute la force des mots et le pouvoir qu’ils peuvent nous donner. J’ai été bouleversée par ce récit qui laisse transparaître toute l’horreur du régime nazi, mais également tout ce qu’il peut y avoir de beau dans l’humanité, surtout à ses heures les plus sombres. Et comment les mots peuvent nous sauver…

Je n’arriverai sans doute pas à en dire plus pour rendre justice à ce livre qui m’a accompagnée pour ma transition de 2016 à 2017; ne sous-estimez jamais la force d’un stylo et d’une feuille de papier.

Et prenez soin de vous les canards.

Mes meilleures découvertes en 2016

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Vous pouvez évaluer tout mes talents numériques avec ce formidable montage digne de Windows 98 !

Aujourd’hui je reviens enfin pour vous présenter les livres, sagas, bande-dessinées qui m’ont le plus marquée en 2016. J’ai eu une année mouvementée, avec des pannes de lectures, mais aussi de grosses sessions marathon pour enchaîner les bouquins. Ce fut une année riche en émotions littéraires, et on peut dire que 2017 est partie pour être aussi palpitante. J’ai lu beaucoup de fantasy, puisque c’est mon genre littéraire de prédilection, un peu mon refuge. J’ai été très déçue par le 11ème tome d’Anita Blake, qui a donc sonné la fin de la saga pour moi. J’ai également eu le déplaisir de lire un livre ahurissant de bêtise sur un loup végétarien qui devient comme les autres loups à la fin (pourquoi assumer sa différence quand on peut être comme les autres ha ha ?). Je me suis remise aux mangas, avec une vingtaine de tomes de Bleach avalés: j’ai toujours un petit souci avec la longueur de ce genre de série, mais l’histoire est top ! J’ai continué à relire Harry Potter en anglais, avec les tomes 4 et 5, ça a été des moments de bonheur pas possibles.

Du côté des bande-dessinées, ça a été Les carnets de Cerise qui m’a beaucoup touchée, suivi de près par Persepolis quand même. Parce que zut c’était chouette Persepolis aussi ! Mais Cerise m’a bouleversée, m’a fait rire, m’a transportée. Les dessins sont magnifiques, les enquêtes sont toujours intéressantes. Il y a de la bienveillance à toutes les pages, bien que des thématiques très difficiles soient abordées, c’est un vrai coup de maître. A lire pour tous !

Du côté des romans, j’ai deux sagas de fantasy à ne pas rater: Les Cités des Anciens de Robin Hobb, et La Passe-miroir de Christelle Dabos. J’ai découvert avec bonheur la plume incroyablement addictive de Robin Hobb, et son univers novateur, riche, fascinant. Ses personnages sont attachants, tous avec des forces et des faiblesses. On a envie de les rencontrer, de vivre les même aventures qu’eux. Je compte terminer la saga bientôt, pour commencer l’Assassin royal. J’ai tellement hâte !

Pour ce qui est de La Passe-miroir, ça a été mon coup de cœur de l’hiver, mon doudou du mois de Décembre. La fantasy française peut être fière de Christelle Dabos, c’est une autrice incroyable. Son écriture est fluide, les descriptions sont tellement efficaces : avec peu de mots, elle arrive à planter des décors incroyables. La construction des personnages est également très réussie. Mais si vous souhaitez avoir un avis plus détaillé, je vous mets en lien mes chroniques.

Et pour terminer, j’ai lu cet été Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs. Je sais que je suis toujours à la bourre sur les succès littéraires, mais je ne suis pas déçue d’avoir attendu. L’idée d’associer des photos au récit est géniale, je n’avais encore jamais eu ce genre d’expérience de lecture. Je l’ai lu en version originale, et j’ai trouvé le récit très bien mené, j’ai beaucoup aimé le style. Il y a tout ce que j’aime dans ce livre: des frissons, des mystères, de la boue et de la pluie, de la magie et des personnages étranges. Je suis tombée amoureuse, et j’ai vraiment hâte de lire la suite.

Je vous conseille bien évidemment tous les ouvrages qui sont présentés, et je ne peux que vous inciter très trèèèèèès lourdement à les lire  vite vite vite !

Passez une belle année de lecture ❤

 

 

Végé: pourquoi pourquoi (tout ça n’arrive qu’à moi) ?

 Un an que je suis végétarienne, raisonnez tambours et sonnez trompettes mesdames et messieurs, parce que ça y est, je vais en parler !

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Pourquoi tu veux manger des bébés ???

Alors d’abord, pour quoi je suis devenue végétarienne ?

La réflexion a été longue et a commencé quand j’ai commencé à vivre seule, à 18 ans. Je faisais mes courses toute seule, et ne maîtrisais pas toujours bien les dates de péremption des produits. Vous me voyez venir, j’ai beaucoup gaspillé de blancs de poulets qui sont devenus verts avant d’avoir eu la « chance » de se faire roussir à la poêle. A l’époque, je me disais déjà « ce poulet est mort pour rien, je ne l’ai même pas mangé ». J’ai alors commencé, de steak à la poubelle en saucissons trop secs pour être mastiqués, à me demandé s’ils vivaient pour quelque chose finalement, ces animaux qui finissaient dans mon assiette, ou ma poubelle. Comme tout le monde, j’ai grandi dans l’idée que c’était normal, c’était comme ça, il fallait manger de la viande. C’est culturel, et la chose la plus difficile à modifier dans nos habitudes quotidiennes c’est bien ça.

Est venu le temps du scandale de la viande de cheval dans les lasagnes. Premier déclic: pourquoi s’insurger pour des chevaux morts, et tolérer que  des bœufs se fassent tuer sans sourciller ? Pourquoi les vaches sont folles ? Comment fait-on les nuggets ? A quoi ça ressemble un abattoir? Pourquoi aime-t-on les chiens et mange-t-on les moutons ?

J’ai commencé à m’informer sur l’alimentation végétarienne, et me suis retrouvée face à mon manque de compétences en cuisine. Je ne connaissais pas beaucoup de recettes, et je mangeais n’importe quoi. J’avais donc besoin d’abord d’apprendre à mieux manger: plus de fruits, plus de légumes, puis un plat végé par semaine, puis plusieurs par semaine… La transition s’est entamée en 2014. Je suis devenue complètement végétarienne, avec coming-out et compagnie, l’année dernière. Plus je m’informais, plus je trouvais la consommation de viande inutile, voire néfaste pour la santé (en plus on digère mieux après). J’ai ensuite découvert l’impact environnemental incroyablement négatif de l’élevage. Puis l’horreur, le dernier déclic, la réalisation qu’on a tous tellement de mal à regarder en face : les animaux ressentent des émotions, de la douleur, de la tristesse. Les animaux ressentent ce qu’on leur fait subir au quotidien: mutilations à vif, coups, engraissement à outrance, inséminations à répétition, vie sans jamais voir le soleil, pas de place pour se retourner, folie… Oui les animaux deviennent fous, ils se mordent, cherchent à se tuer tant ils sont désespérés. Et pas seulement dans les élevages: souvenez vous de ces animaux au comportement étrange que vous avez croisé dimanche dernier au zoo.

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Être végétarienne ne répond pas à tous les maux, je ne pense pas être meilleure que les autres par cette décision, mais je suis plus en accord avec moi-même et mes valeurs. Causer le moins de souffrance possible sur cette terre, et respecter l’environnement. En 2017 en France, on peut être en parfaite santé en fichant la paix à des êtres vivants sentients qui n’ont rien demandé à personne.

PS: ne me parlez pas d’élevage respectueux ou bio, parce qu’au final les animaux naissent tous dans le même but; mourir pour satisfaire une envie curieuse qu’on les humains de se donner le cancer, des maladies cardio-vasculaires, de l’obésité.

Une vidéo pour réfléchir :

 

Bibliographie personnelle :