Publié dans Romans

Pense bêtes: Christophe Léon

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Synopsis :

Une poule pondeuse qui parle et réfléchit tout haut. Les animaux du zoo le plus extraordinaire de ce début de troisième millénaire. Un mouton en chef qui cherche à convaincre ses congénères de le suivre. Un chien de chasse à la retraite qui ne supporte plus la télévision… Voilà les rencontres étranges et drôles que vous ferez en lisant ces quatre fables contemporaines. Un savant mélange de raison et de folie, de causticité et de gravité, pour saliver de plaisir et se gratter la tête.

On dit parfois que les animaux se comportent comme les humains. Mais si c’était le contraire ?

Mon Avis :

Il s’agit d’un recueil de quatre nouvelles dans lesquelles nous allons suivre les histoire de différents animaux dont la vie est liée à celle des humains.

Entre réflexions sur notre société de consommation, sur les médias ainsi que les traitements infligés quotidiennement à nos amis à quatre pattes. L’écriture est fluide, simple et clairement dirigée pour les jeunes.

C’est une bonne porte d’entrée pour permettre des questionnements plus profonds sur la façon dont l’être humain se comporte avec les animaux.

Le livre est court: il permet donc d’être lu rapidement (typiquement en une heure quand on ne sait pas quoi faire). A mettre entre les mains des plus jeunes à qui cette collection est spécialement dédiée…

Du grain à moudre… Assurément !

PS: Comme toujours lorsqu’il s’agit de petites maisons d’éditions que j’adore, je ne peux que vous inviter à jeter un œil au catalogue du Muscadier.

Publié dans Romans

Hollow City: Ransom Riggs

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Synopsis:

Jacob et les enfants particuliers sont désemparés : Miss Peregrine, changée en oiseau, est prisonnière de son état, suite à l’attaque des Estres, des âmes damnées, sur l’île Cainholm. Les voilà donc livrés à eux-mêmes ! Après avoir essuyé une tempête entre Cainholm et le continent, Jacob et ses amis s’échouent sur une rive de Grande-Bretagne, en 1940, alors que la Seconde Guerre Mondiale fait rage. Entre fuir des Estres déguisés en soldats, des rencontres avec des animaux singuliers, et la recherche de la dernière Ombrune en liberté afin de redonner à la directrice de l’orphelinat sa forme humaine, cette deuxième aventure de la série s’annonce palpitante et pleine de frissons !

Mon Avis :

Le deuxième tome des Miss Peregrine et les enfants particuliers, que j’ai lu en anglais a été enfin dévoré par mes yeux avides de lectrice en amour pour cette histoire. Alors, il a donné quoi ?

J’ai été très contente de retrouver les fameux enfants particuliers, auxquels je m’étais beaucoup attachée dans le premier tome. Ce qui m’a un peu plus surprise c’est le changement d’ambiance dans l’histoire. J’avais frissonné, j’étais tenue en haleine tout au long du récit: pour cet aspect là le second tome m’a semblé moins palpitant. Les rares passages qui m’ont fait un peu ces effets ont été cependant très bien menés dans le récit. Maiiiiis… j’aurais bien aimé un peu plus de trouille !

Certains personnages croisés tout au long du récit m’ont énormément plu, leurs histoires ont été bien construites et donnaient envie d’en savoir encore plus. Ce qui a été dommage en contrepartie, c’est le peu de développement des personnages des enfants particuliers qu’on connaissait déjà un peu, mais en surface. Voyez-vous, je suis assez mitigée sur ce second tome, parce que pour chaque point que j’ai aimé dans ma lecture, il y en a eu un autre qui m’a un peu laissée sur ma faim.

Autre exemple: le fil rouge qui fait avancer le récit est intéressant MAIS il finit quand même par s’essouffler. MAIS, j’ai bien aimé la fin de ce livre. Je pense que le troisième tome va avoir beaucoup de chose à apporter à l’histoire. On termine le récit avec beaucoup de questions en suspens, ainsi que de nouvelles questions qui ont surgit quasiment aux derniers paragraphes. C’étaient des retournements de situations bienvenus, mais un peu tardifs à mon goûts. Ça m’a donné l’impression d’un récit qui s’est étiré, pour finalement lâcher de grosses bombes à la fin.

Hollow City a été un bon moment de lecture pour moi, qui m’a bien ouvert l’appétit pour le troisième tome: La bibliothèque des âmes

Publié dans Bande-dessinées, mangas, albums

Supersoude: Cece Bell

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Synopsis :

ENTRER À L’ÉCOLE, c’est effrayant… Imaginez qu’en plus vous soyez un enfant un peu différent ! La petite Cece Bell est sourde. Elle porte un appareil auditif en bandoulière relié à un micro tenu par sa maîtresse. Un drôle de truc, très efficace pour écouter en classe, mais aussi pour faire fuir tout ami potentiel. C’est alors que Cece fait une découverte extraordinaire. Son appareil est si puissant qu’elle entend sa maîtresse dans toute l’école : en salle des professeurs, chez le directeur, dans le couloir… et même aux toilettes ! Cece comprend qu’elle a un pouvoir magique : la super-ouïe. Son appareil la transforme en super-héros : Super-Sourde, alias Celle-qui-entend-tout.
Grâce à lui, elle part à la conquête de la chose la plus précieuse au monde : une véritable amie…

Mon Avis:

Pas toujours facile d’expliquer à ses proches ce qu’on vit au quotidien lorsqu’on est différent. Cette bande-dessinée traite de la surdité d’une jeune fille, de sa façon de la gérer au quotidien, aussi bien chez elle qu’à l’école.

Nous avons tous des surdités différentes, mais un ouvrage comme celui-ci permet de mettre des mots sur nos petites difficultés du quotidien. Le récit m’a beaucoup plu pour cela: Cece est l’héroïne de sa propre histoire et n’est pas pointée comme « la pauvre petite handicapée ». Ceux qui ne sont pas sourds dans le récit ont ainsi des attitudes qui peuvent être déroutantes et blessantes, et Cece doit faire face à des situations délicates, où elle n’est pas sûre qu’on la comprendra. Elle apprend à grandir avec cette particularité qui fait désormais partie d’elle, avec toutes les épreuves, les peines et les joies que cela implique.

A mettre entre les mains de tous: parents, enfants, adolescents, grand-parents, pour faire mieux comprendre son handicap aux gens qu’on aime, et pour démystifier certains préjugés qui ont la peau dure sur les personnes sourdes ou malentendantes.

Pour moi, il fait clairement partie des livres pour une parfaite « bibliothérapie ».

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Le guide du voyageur galactique: Douglas Adams

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Synopsis:

Comment garder tout son flegme quand on apprend dans la même journée : que sa maison va être abattue dans la minute pour laisser place à une déviation d’autoroute ; que la Terre va être détruite d’ici deux minutes, se trouvant, coïncidence malheureuse, sur le tracé d’une future voie express intergalactique ; que son meilleur ami, certes délicieusement décalé, est en fait un astrostoppeur natif de Bételgeuse, et s’apprête à vous entraîner aux confins de la galaxie ? Pas de panique ! Car Arthur Dent, un Anglais extraordinairement moyen, pourra compter sur le fabuleux Guide du voyageur galactique pour l’accompagner dans ses extraordinaires dérapages spatiaux moyennement contrôlés.

Mon Avis :

Cet hiver mon humeur s’est décidément portée sur des livres plus pétillants et humoristiques que d’habitude, et c’est avec joie que j’ai entamé Le guide du voyageur galactique sur ma liseuse.

J’ai rencontré l’écriture loufoque, voire complètement barrée, de Douglas Adams auteur mythique de la science-fiction arrosée d’humour. Bien loin des classiques dantesques avec des enjeux métaphysiques comme Dune de Frank Herbert, Le guide du voyageur galactique nous propose une ballade absurde et rocambolesque dans les confins de la galaxie.  L’écriture est truffée de petits clins d’œil à d’autres classiques de la SF, mais également de références à notre monde réelle. Probablement un des livres qui vous fera le plus voyager.

Si vous vous glissez entre ses pages, ce livre vous fera rencontrer des personnages étranges, inquiétants, mais toujours déjantés. Des extraterrestres bizarres, bariolés qui ont un langage qui peut-être étonnant.

Le guide du voyageur galactique est un ouvrage rafraîchissant, qui fait du bien dans la grisaille de l’hiver et qui vous fera rire, un peu, beaucoup, à la folie !

Publié dans Romans

La douce empoisonneuse : Arto Paas

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Synopsis :

Une maisonnette rouge flanquée d’un petit sauna en bois gris, non loin d’Helsinki. Linnea, la douce veuve du colonel Ravaska, mène une existence paisible à soigner ses violettes et son chat. Pourtant chaque mois, le jour où elle touche sa pension, un trio maudit, conduit par son neveu, s’invite sous son toit pour la détrousser. Lorsque ses visiteurs ne se contentent plus de sa maigre retraite et exigent un testament à leur avantage, c’en est trop. Elle est résolue à en finir. Comprenez: à se suicider. Mais, surprise, concocter un poison mortel se révèle une activité beaucoup plus passionnante que tricoter. Et les noirs desseins de Linnea, par une suite précipitée d’événements cocasses, se retournent en sa faveur, tandis que ses ennemis…

Mon Avis:

Mon premier roman d’Arto Paasilinna, connu pour être un auteur scandinave porté sur les humours de tous poils : ironie, humour noir, humour de situation, burlesque… Vous en aurez pour tous les goûts.

J’étais tout d’abord enthousiaste en commençant ma lecture, puis je me suis rendue compte que j’en attendais sans doute un peu trop. Je n’ai pas autant ri que ce que j’espérais, pourtant les situations loufoques et les péripéties ont abondé. La douce empoisonneuse est une lecture qui me faisait envie depuis tellement longtemps, que je m’en étais fait une certaine image. J’ai été donc à la fois déroutée et surprise, heureusement de manière globalement positive.

J’ai aimé les personnages, même si je regrette un peu leur manichéisme. La condition sociale dans laquelle ils vivent est bien décrite et permet d’en apprendre un peu plus sur l’histoire et les coutumes de la Finlande. En cela, ce genre de lecture est toujours une véritable ouverture sur le monde, et c’est une expérience à tenter à tout âge de la vie.

Avoir une dame âgée comme personnage principal, ce n’est pas banal, encore moins quand on apprend à la connaitre au fil des pages. C’est une petite grand-mère attachante qui a cependant plus d’un tour dans son petit sac. Ses persécuteurs, bien que vils gredins, n’en restent pas moins attachants à leur manière. Ils cherchent leur place au soleil dans un monde qui les rejette sans cesse, et restent désespérément des délinquants…

La douce empoisonneuse a été pour moi une petite histoire légère, qui risque peut-être de se faire oublier au fil des années… A charge de revanche pour mon prochain Paasilinna 😉