Kinderzimmer, Valentine Goby

couv25980565

Synopsis:

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.

Mon Avis :

 La lecture de ce livre a été difficile, mais vu la thématique, je m’y attendais. La dernière fois que j’ai lu un livre sur la Seconde Guerre Mondiale, il s’agissait de La voleuse de Livres de Markus Zusak, qui parlait plus du quotidien des allemands pendant la guerre. Avec ces lectures j’ai l’impression de découvrir cette période historique sous de nombreux nouveaux aspects.

Il faut avoir le cœur accroché pour lire un livre traitant de la vie en camp de concentration. Avant même de lire les premières lignes, on est déjà changé, et tout au long de la lecture, on a toujours du mal à réaliser que de vraies personnes ont vécu tout cela. Pour porter la mémoire des milliers de femmes de Ravensbrück, Valentine Goby a choisi de parler de quelques unes qui ont vécu l’inhumain. A travers ces femmes, leurs espoirs, leurs ignorances et leur détresse, j’ai vécu des moments difficiles, des questionnements improbables. Qu’est-ce que deviennent les bébés dans les camps de concentration ? Peut-on être mère à Ravensbrück ?

L’écriture est poignante, parfois douloureuse, parfois douce, elle laisse toujours transparaître la fierté de ces femmes. Pas une ne regrette d’avoir résisté, elles continuent toutes le combat, chacune à leur manière.

Un livre qui vous marquera certainement, et vous donnera aussi envie de résister 😉

Autres lectures sur le même thème:

  • Si c’était un homme, Primo Levi
  • L’écriture ou la vie, Jorge Semprun
  • Max, Sarah Cohen-Scali
  • La voleuse de Livres, Markus Zusak
Publicités

L’Oeuf de dragon: George R.R. Martin

couv38820946.png

Synopsis:

Quatre-vingt-dix ans avant les péripéties du « Trône de Fer », Aegon, de la lignée royale, surnommé l’Oeuf, court les routes incognito comme écuyer d’un chevalier errant, Dunk. Au hasard des chemins, le duo se voit convié par le fringant Jehan le Ménétrier à participer à un tournoi richement doté qui sera le clou des noces de lord Beurpuits. Au champion ira le grand prix, un inestimable Oeuf de dragon. Mais il apparaît bientôt que les noces et le tournoi sont un nid d’intrigues et d’ambitions, petites et grandes, et qu’une prophétie annonce de grands événements.

Mon Avis:

Qu’il est bon de retrouver l’univers du Trône de Fer si longtemps après ma lecture du dernier tome de la saga (qui remonte déjà à trois ans!). Rien que pour cela, je ne peux qu’avoir aimé ce livre, petit bonus pour la fan inconditionnelle que je suis.

Cela dit, il ne faut pas se voiler la face non plus, ce tome compagnon n’est pas aussi virtuose que la saga d’origine; ce qui est certainement du à sa longueur (200 pages environ). J’ai eu à peine le temps de m’attacher aux nouveaux personnages que l’histoire était déjà terminée. Heureusement pour moi, j’ai encore les autres Chroniques du Chevalier Errant dans ma pile à lire.

L’intrigue se déroule lors d’un tournoi, et permet donc de découvrir des maisons des Sept Couronnes, ainsi que des héros dont on avait pu vaguement entendre parler dans le reste de la saga. Rencontrer Aegon lorsqu’il était jeune permet également de mieux comprendre à mon sens quelques enjeux de la dynastie des Targaryens. Je trouve également que le mettre sous la tutelle d’un chevalier dans l’anonymat est intéressant pour la formation d’un jeune prince. Il peut réaliser par lui-même quelles sont les règles du jeu des trônes.

 

Évidemment, j’attends toujours avec grande impatience la sortie de The Winds of Winter …

Outlander tome 1, Diana Gabaldon

couv54752923

Synopsis :

Au cours d’une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d’un menhir. Elle s’en approche et c’est alors que l’incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743. L’Écosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l’occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d’intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l’aventure et les périls, l’amour et la passion. Jusqu’au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu’elle aura découvert et le bonheur qu’elle a connu et qui, désormais, lui paraît si lointain…

Mon avis :

Outlander je t’aime, et je te déteste.

Tu m’as emportée dans l’Écosse des Highlands avec Claire

Dans la brume, sur les chemins boueux d’une guerre

J’ai vibré au son des cornemuses, dans des châteaux bien gardés

Des couleurs chatoyantes, partout sur les murs éclataient

Et dans mon oreille attendrie, ton gaélique s’est posé.

Outlander, ce que je me déteste quand tu me fais sourire

Car tes manières brutes, tes manières, ont tout pour me faire fuir

Un héros d’abord beau et charmant, devenu cruel et méprisant

Une héroïne étrangement courageuse dans sa quête

Pardonne les viols et n’en fait qu’à sa tête.

Pourquoi Outlander que tu es, n’ouvres-tu pas les yeux ?

Deux cents ans plus tard, rien ne change, est-ce ta morale ?

Dans mon monde, ton histoire d’amour sonne creux

On te dit novatrice, mais tu restes pourtant bien banale…

Un bilan en demi-teinte pour moi, vous l’aurez compris. L’aventure Outlander pour moi, s’arrête ici.

Certaines n’avaient jamais vu la mer: Julie Otsuka

couv7729516.jpg

Synopsis:

 Nous sommes en 1919. Un bateau quitte l’Empire du Levant avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes femmes promises à des Japonais travaillant aux États-Unis, toutes mariées par procuration. C’est après une éprouvante traversée de l’Océan pacifique qu’elles rencontrent pour la première fois à San Francisco leurs futurs maris. Celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui auquel elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir…

 

Mon Avis :

Ce livre est tout petit, il ne paie vraiment pas de mine au premier regard, si ce n’est que la couverture est très jolie. Il m’a été conseillé il y a quelques temps par une amie, et depuis je ne pouvais pas m’empêcher de me dire que je finirais forcément par le lire.

Ne vous laissez pas abuser par la petite taille du récit, il vous faudra des pauses, pour respirer dans votre lecture. Vous serez emporté.e.s si loin, vous découvrirez tant de choses, qu’il vous faudra certainement fermer les yeux de temps en temps pour vous sentir avec ces japonaises du début du siècle. Le récit est une mosaïque de portraits: tantôt émouvants, tantôt cruels.

La plume de Julie Otsuka est délicate, son style épuré laisse entrevoir mille et une vies. Je me suis sentie transportée par les mots tout au long du récit. J’ai eu l’impression d’être avec ces personnes, de partager leurs joies, leurs peines et leurs souffrances.

Je n’en dis pas plus, je vous laisse vous faire surprendre par ce voyage incroyable au cœur de l’Amérique…