La vérité sur l’affaire Harry Québert : Joël Dicker

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Synopsis:

À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Mon Avis :

Ce roman a connu un succès retentissant et ne cesse de réapparaître dans les chroniques de lecteurs fervent. De quoi piquer ma curiosité.

Le début de l’histoire nous plonge dans un petit micmac temporel qui rend l’intrigue immédiatement captivante pour moi. L’auteur a une façon d’écrire qui est limpide (qualité que je trouve toujours très agréable), il m’a emporté au cœur d’une enquête qui se dévoile petit à petit, avec son lot de retournements pages après pages. J’ai été tenue en haleine tout au long du récit, et même si j’avais un peu vu venir la fin, ça n’a pas gâché mon plaisir. J’ai eu le cœur tout retourné par ce histoire tragique de bout en bout, par les passions et les pulsions des personnages. J’ai adoré retourner dans la petite ville d’Aurora pour en apprendre plus sur ses habitants, Harry Québert et la pauvre jeune fille qui a été assassinée trente ans auparavant. J’avais l’impression que quelque part sur cette terre, ce petit coin d’Amérique existait bel et bien.

Ce que j’ai le plus aimé, au-delà des mystères entourant chaque personnage, a été la façon dont le livre parle de l’écriture, du métier d’écrivain et du processus de création. Impossible pour moi de ne pas avoir envie de saisir ma plume, mon clavier et mon imagination pour m’embarquer aussi dans cette formidable aventure…

C’est la première fois que je lis une enquête, et j’avais pas mal d’appréhension, craignant de ne pas apprécier. J’ai été très agréablement surprise par ce genre inconnu. Je me suis donc offert de belles éditions des livres d’Agatha Christie pour continuer l’exploration de ce type de livre.

 

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Bilan de lectrice 2017

Après quelques articles programmés pour être publiés en avance, je reviens vers vous pour vous souhaiter tous mes meilleurs vœux pour l’année 2018 : amour, bonheur santé, tout ça tout ça !! On commence tout de suite cet article avec un petit bilan de lectrice de 2017. Je reviendrais rapidement sur les lectures que j’ai le moins aimé, puis sur celles qui m’auront le plus plu, pour finir avec un petit bilan général.

 

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Je commence ce bilan avec l’aspect le moins positif, c’est à dire, les lectures qui m’ont le moins emportée, qui m’ont même un peu déçue. Bien évidemment, ce n’est que mon avis, ma propre sensibilité, et je comprends pourquoi certaines personnes ont pu aimer ces livres.

Toujours est-il que j’ai peu apprécié les deux personnages principaux d’Outlander (je vous invite à consulter ma chronique qui revient là-dessus). Aeternia m’a beaucoup laissée sur ma faim: tout le monde a été scotché par la fin, moi, j’ai été assez soulagée de laisser là une histoire qui ne m’avait pas transportée. Quant à Dans les forêts de Sibérie (article à venir), je ne suis pas parvenue à rentrer dans le journal de l’auteur. Le côté contemplatif m’a plu pendant 50 pages, mais j’ai commencé à m’ennuyer, voire même à trouver l’auteur quelque fois trop misanthrope et méprisant envers certaines personnes et leurs choix de vie. Un gros bof.

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Pour ce qui est de mon palmarès de lectures positives, très très positives. C’est très rare que la littérature contemporaine atterrisse dans ma bibliothèque, et pourtant Au revoir là-haut m’a bluffée, tant au niveau de l’écriture, que du récit, ou encore des personnages. Planète Végane a été pour moi un des meilleurs livres sur le sujet que j’ai pu lire: complet, bien écrit, avec des tableaux comparatifs, des explications claire et une bibliographie incroyablement complète. Et le meilleur des meilleurs du plus chouette de mes lectures a quand même été La Horde du Contrevent d’Alain Damasio. Cet auteur a fait un travail incroyable d’écriture, de recherches, et l’histoire… non mais l’histoire c’était teeellement génial ! Je vous encourage à aller les voir en librairie, à les emprunter à la bibliothèque et à vous laisser porter, promis, c’est de la bonne.

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Pour ce qui est de ma vie de lectrice, elle a donc été très mouvementée en 2017, avec beaucoup d’abandons de livres, de déceptions, mais aussi de petites pépites qui changent la vie. J’ai lu un total de 57 livres, et j’espère bien atteindre les 60 en 2018 ! Je me suis bien remise aux bande-dessinées avec beaucoup de plaisir, j’ai varié les genres et les sujets. Ma nouvelle routine a été de me poser pour mon jour de repos de la semaine avec un thé et ma petite BD, un bonheur ! J’ai également beaucoup lu de livres de cuisine végane, qui m’ont permis de varier follement tout nos plats au quotidien, avec un gros coup de cœur pour Marie Laforêt bien sûr. J’ai pu également faire un swap, et j’ai rencontré une lectrice formidable à cette occasion sur Livraddict. J’ai réduit ma pile à lire de presque moitié, j’espère continuer ainsi, pour ne plus en avoir fin 2018 (fingers crossed !).

Bref, 2017 c’était génial, je veux la même chose en 2018, et je vous souhaite d’être une lectrice ou un lecteur épanoui.e 😉

 

Aeternia, la marche du prophète: Gabriel Katz

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Synopsis:

Leth Marek, champion d’arènes, se retire invaincu, au sommet de sa gloire. Il a quarante ans, une belle fortune et deux jeunes fils qu’il connaît à peine. C’est à Kyrenia, la plus grande cité du monde, qu’il choisit de les élever, loin de la violence de sa terre natale. Lorsqu’il croise la route d’un culte itinérant, une étrange religion menée par un homme qui se dit prophète, l’ancien champion ignore que son voyage va basculer dans le chaos. À Kyrenia, où l’on adore la Grande Déesse et les puissants du Temple s’entredévorent, une guerre ouverte éclate entre deux cultes, réveillant les instincts les plus noirs. La hache de Leth Marek va de nouveau tremper dans le sang. Le plus violent des combats est celui que l’on mène contre ses propres croyances.

Mon Avis :

Les avis sont globalement très positifs sur ce premier tome, qui est présenté comme un ouvrage de fantasy française incontournable, novateur, qui ressemble à Game  of Thrones, bref, une description très alléchante pour la fantasy-fan que je suis.

Et pourtant, je vous l’annonce tout de suite, chez moi, la sauce n’a pas du tout pris. On sent vraiment que Gabriel Katz est un scénariste, puisque j’ai eu plus l’impression de lire un script qu’un roman tout au long de ma lecture. J’ai trouvé que l’écriture était presque simpliste, trop factuelle. Je n’ai pas réussi à sentir tout l’univers qui y est dépeint, ni même à ressentir de l’empathie pour les personnages.

Pourtant quelques idées sont bonnes, notamment de faire se confronter deux cultes différents, et de montrer toutes les intrigues politiques qui peuvent en découler. Il y a eu un effort de construction des personnages, pour les montrer à la fois avec leurs bons et leurs mauvais côtés, ce qui ne donne pas une impression de manichéisme dans le récit. Les chapitres sont construits avec des cliffhangers, ce qui fait avancer dans le récit assez efficacement.

En revanche, j’ai eu l’impression d’avancer dans un RPG, certainement parce que le personnage principal suit une route, semble passer des niveaux et acquérir des compétences qui le mèneront au combat final, façon jeu vidéo. L’esthétique du livre renforce cette impression, avec une ambiance médiévale, des femmes hypersexualisées (et faibles, et souriantes, et sexyyyyyyyyy…. au secours) et des hommes qui sont des montagnes de muscles (au secours aussi, ce sont de gros beaufs). Bref, un livre qui pourrait peut-être plaire aux joueurs de jeux vidéos qui cherchent à retrouver les ambiances de certains jeux. Personnellement, je préfère jouer directement plutôt que de retrouver tout cela dans un roman.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas été convaincue pas cette lecture, mais tentez votre chance, sait-on jamais, la magie pourrait opérer avec vous…

La Passe-miroir (tome 2), les Disparus du Clairdelune: Christelle Dabos

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Synopsis:

Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité.

Mon Avis:

Le premier tome de la Passe-Miroir avait été un coup de cœur l’année dernière, quand je l’avais lu pour le début de l’hiver. J’avais économisé le tome 2 en attendant que le 3 sorte, et maintenant qu’il est sorti, je vous présente ma revue des Disparus du Clairdelune.

On se retrouve in medias res, Ophélie rencontre enfin Farouk, et se retrouve sur le devant de la scène un peu malgré elle. Au cœur du Pôle, les courtisans la jalousent et cherchent par tous les moyens à retrouver leur place dans le cœur de l’esprit de famille. Le mystère qui entoure le monde d’Ophélie s’épaissit, notamment autour du destin des différents esprits de famille. Sa relation avec Thorn et sa belle-famille se complexifie, et il m’est devenu impossible de ne pas aimer tous ces personnages, même ceux qui sont moins sympas… L’intrigue est bien amenée, et elle trouve une résolution que j’ai bien aimée à la fin du tome.

C’est un second tome que je trouve très bon, en comparaison à d’autres deuxièmes tomes de trilogies. Il y a une partie des résolutions qui est faite dans ce tome, mais suffisamment de mystères pour amener les intrigues du troisième tome. Je suis tellement fébrile à l’idée de lire la suite, si vous saviez…

Le style d’écriture de Christelle Dabos, l’univers qu’elle a crée, les personnages, tout est aussi charmeur que pour le premier tome, avec une pointe d’angoisse en plus. J’ai trouvé ce tome encore plus abouti que le premier (et pourtant, le premier est dinguissime !). J’ai vraiment hâte de lire le dernier tome de cette trilogie. Que vous ne soyez pas adepte de fantasy, de littérature jeunesse, ou que sais-je, cette saga pourrait vous faire changer d’avis. Je la conseille quel que soit votre âge, quels que soient vos goûts.

Je suis devenue une grande fan, et j’espère pouvoir un jour rencontrer Christelle Dabos, pour lui dire tout mon amour de lectrice ❤

 

Ça: Stephen King

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Synopsis:

Périodiquement, dans la petite ville de Derry (Maine), des événements tragiques se produisent: des enfants disparaissent, d’autres sont retrouvés morts, le corps déchiqueté, des incendies éclatent. Six garçons et une fille de onze ans, qui forment un groupe d’amis fidèles, traquent cette « chose » abominable qui vit dans un réseau d’égouts abandonnés et peut prendre la forme qui lui plaît, y compris celle d’un clown qui attire les enfants avec des ballons de couleur. Ils croiront être parvenus à anéantir le monstre, mais vingt-cinq ans plus tard tout recommence. Devenus adultes, les petits héros de 1958 se retrouvent pour affronter le mal à l’état pur. Une lutte longue et très périlleuse qui exige l’amour et l’amitié pour vaincre « Ça » qui, lui aussi, peut avoir peur…

Mon Avis:

Un des livres les plus épais du maître du thriller et de l’épouvante américain: Stephen King. Idéal pour la période automnal, pour Halloween, ou encore pour partir trois semaine en vacances, Ça est une pierre angulaire de l’œuvre de cet auteur. Le récit se divise entre deux sphères temporelles : celle où les héros sont enfants, et celle où les héros sont adultes. Au niveau de la compréhension du récit, il faut s’accrocher un peu au départ puisqu’il y a des changements de points de vue qui ne permettent pas forcément de comprendre de qui il s’agit. Accrochez-vous également à vos slips lorsque vous serez plongé dans les nombreux sous-récits qui permettent d’assembler les pièces du puzzle de cette histoire.

Le volume de ce livre est à mon sens son principal problème: il présente des longueurs qui deviennent presque insoutenables. Certaines scènes m’ont dégoûtée, mais je n’ai pas ressenti particulièrement de peur: on sait que les enfants ont grandi, et donc qu’ils ont survécu, on sait que les adultes vont vaincre ça, la seule chose qui est intéressant c’est de savoir comment cela arrive. Ça n’a pas été suffisant pour maintenir mon intérêt pour la suite; j’ai abandonné passé le troisième quart. J’ai fini par m’ennuyer. Toutefois, je m’étais attachée aux personnages principaux, à leurs relations, leurs caractères. Je me suis spoilée la fin de l’histoire sur wikipédia, et je n’ai pas été déçue, puisque le pire était devant moi, et je suis contente de ne pas l’avoir lu.

L’histoire est malsaine, et pour cela je suis très contente (faut pas se mentir, c’est ce qu’on cherche quand on lit ce genre de trucs), mais c’était beaucoup trop long, et c’est dommage. Finalement, je conseille plutôt de lire une autre livre de King, plutôt que celui-ci.

J’irais peut-être voir les films 😉

Les Zenfants presque zéro déchet, Jérémie Pichon

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Synopsis:

L’objectif de ce livre très illustré : devenir un « héros du zéro » (déchet) et sauver la planète. Ze mission : rejoindre l’équipe Zéro Déchet composée de Compostman, Zéroman, Greengirl, la Fée letoi ou encore Slipman ! Ces héros du Zéro ont concocté un plan d’action génial pour soigner la planète. Par exemple : fabriquer sa propre pâte à modeler, créer des sacs en tissu personnalisés, organiser un anniv sans déchet ou un pique-nique sans plastique. Toutes les activités des enfants sont ainsi abordées en 3 temps: une « Bédé » pour rigoler, un « Docu » pour comprendre et une « Action » pour changer leur monde et toute la planète en même temps ! Telle est la recette pour faire de nos bambins des héros du quotidien, les citoyens de demain.

Mon Avis:

Après Famille (presque) Zéro Déchet, voici venu le temps de parler des Zenfants (presque) Zéro Déchet ! Autant vous dire que ce volume est tout aussi génial que le précédent, même s’il comporte moins d’informations (normal, il est pour les enfants). Un format plus grand, plus de couleurs, plus de dessin, des jeux et des bande-dessinées, ce livre donne un côté très fun au développement durable, ce qui est malheureusement encore trop rare. On ne va pas se mentir : une bonne communication, c’est souvent une communication positive, sans culpabilisation. Quand on présente un problème et qu’on y apporte des solutions présentées comme simples, c’est plus facile pour le lecteur de chercher à mettre en pratique tout ce qui a été dit.

Je n’ai pas d’enfants, donc à ce titre, je ne peux pas affirmer que ce livre est utile, efficace pour eux. A mon niveau, je l’ai simplement trouvé ludique, et drôle.

Petite note: les Zéro Déchet prône une réduction de la consommation de viande, et assument une consommation de beurre, de lait et d’œufs (oui mais bio … parce que le bio ça fait pas bobo aux zanimaux). Si vous consommez du tofu, de la crème végétale, ou autre produit « orienté » vers les Véganes, vous créerez plus de déchets que cette famille dans votre poubelle personnelle. En revanche, si vous considérez la consommation d’eau, la pollution des sols, de l’eau, de l’air, que cause l’exploitation des animaux, peut-être que ce film plastique qui protège votre tofu pèse moins lourd dans la balance pour la planète. Peut-être 😉 .

Bilan BD#4 : Olympes de Gouges, Sambre, Une année au lycée, Mort à la viande

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Mort à la viande !, Rosa B. :

Peut-on manger de la viande tout en respectant les animaux ? Les éleveurs sont-ils tristes quand leurs bêtes partent à l’abattoir ? Etre vegan, ça coûte cher ? Rosa B répond à toutes ces questions (et bien d’autres !), avec son humour caustique et décapant ! L’auteure aborde avec humour et esprit militant ce qui fait le quotidien des végétariens, des végétaliens et des vegans aujourd’hui : – végétarisme, végétalisme, véganisme – éleveurs, abattoirs, bouchers, chasseurs – carnisme, spécisme, antispécisme…

Troisième publication papier (recyclé) de l’autrice Rosa B., qui milite pour les droits des animaux à travers la bande-dessinée. Dans cet opus, c’est la question particulière de la viande qui est abordée. Entre les stéréotypes sur les protéines, les animaux qui ne sentent rien, et l’éleveur respectueux des animaux, tout y passe, avec plus ou moins de délicatesse. En même temps, certains arguments sont tellement récurrents (et un peu stupides quand on y réfléchit deux minutes, hein, faut pas se mentir), que j’ai été ravie de voir le petit personnage de Rosa s’y donner à cœur joie sur nos amis les carnistes. Bien sûr, si vous en croisez un, offrez lui cette BD, ça lui donnera matière à réfléchir (on croise les doigts !).

Une année au lycée, Fabrice Erre :

Un témoignage hilarant sur le quotidien d’un professeur d’histoire-géo ! Il faut dire que le lycéen est un être particulier : tantôt agité, dissipé, provocateur, studieux, complexé, blasé, dragueur, sérieux, paumé, suiveur, décidé, amusant ou amusé… Bref, c’est d’abord un adolescent, souvent déroutant, qui tente de se frayer un chemin vers le Graal : le bac !

Si vous vous êtes toujours demandé ce qu’il se passait dans la tête d’un professeur d’histoire-géographie, cette BD est faite pour vous ! Depuis la quête du bac jusqu’aux prénoms farfelus des élèves (ces chères têtes blondes qu’on voit grandir toute l’année pour qu’ils s’envolent vers de nouveaux horizons après le bac). Que vous soyez prof ou élève, allergique aux bancs de l’école ou premiers de la classe, cette BD aura des airs de madeleine, qui vous fera passer un bon moment.

Sambre, plus ne m’est rien (tome 1), Yslaire :

C’est l’histoire d’une famille déchirée par la mort, la haine et les passions. Nous sommes au XIXe siècle, en 1847, au temps de Louis-Philippe. Le père Sambre, prénommé Hugo, vient de mourir. Sa veuve ne semble guère affectée…

Des dessins magnifiques, une colorisation aux petits ognons et une histoire d’amour tragique sur un fond de guerre, tels sont les ingrédients de la saga des Sambre d’Yslaire. Elle a beaucoup de succès depuis sa sortie, et sa réputation n’est pas usurpée à mon sens. On sent dès le premier tome toute la tragédie de l’histoire de ces deux familles qui se croisent au fil des conflits. On retrouve une ambiance gothique, confinée, qui n’est pas sans rappeler La Chute de la Maison Usher de ce cher Edgar Poe. Petit disclaimer cependant; c’est une BD pour les plus grands ados et les adultes de préférences, certaines scènes peuvent choquer.

Olympes de Gouges, Catel & Bocquet :

De Montauban en 1748 à l’échafaud parisien en 1793, quarante-cinq ans d’une vie féminine hors normes, et l’invention d’une idée neuve en Europe : la lutte pour les droits des femmes. Femme de lettres et polémiste engagée, elle se distingue par son indépendance d’esprit et l’originalité parfois radicale de ses vues, s’engageant pour l’abolition de l’esclavage et surtout pour les droits civils et politiques des femmes. Opposée aux Robespierristes et aux ultras de la Révolution, elle est guillotinée pendant la Terreur.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la fameuse Olympes de Gouges, mais que vous n’avez pas envie de vous taper un documentaire ou un gros livre écrit en tout petit, le format BD est super (même si l’ouvrage est épais)! Les dessins en noir et blancs sont très beaux, simples et esthétiques, c’est tout à fait mon genre (ça me rappelle un peu les mangas). Au niveau de la narration, la BD se divise en plusieurs parties de la vie d’Olympes de Gouges, ce qui permet de bien situer les différents évènements historiques qui entourent sa vie. Cette BD vous donnera une autre vision de la Révolution française, rendant à Olympes sont identité pleine: femme, militante engagée dans de nombreux domaines, érudite. On adorerait la rencontrer !

Pour ce Noël, n’oubliez pas d’acheter vos livres chez votre petit libraire du coin, il est vachement sympa !

Le grand mystère des règles; Jack Parker

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Synopsis:

Un livre sur les règles ? Mais pourquoi ? Parce que les règles sont toujours enveloppées d’un voile de répulsion et de rejet. Parce qu’on ignore encore beaucoup trop de choses au sujet des menstruations, ne serait-ce que d’un point de vue purement biologique. Parce qu’on ne connaît pas assez les problèmes de santé qui y sont liés et que de nombreuses personnes souffrent parfois en silence, sans savoir que ce n’est pas normal et qu’il existe des solutions. Parce qu’une majorité d’enfants et d’adolescents, à qui on n’a jamais vraiment expliqué ce qu’il se passait, grandissent dans la peur et le dégoût de leurs corps. Parce que les publicités et notre environnement social nous incitent quotidiennement à les cacher. Parce qu’il faut surtout « ne pas en parler ». Il est grand temps que ce tabou rejoigne le clan des reliques et qu’on arrête de culpabiliser, de complexer et de se cacher à tout prix – qu’on possède un utérus ou non. C’est tout l’objet de ce livre.

Mon Avis:

Jack Parker est une écrivaine toute belle toute neuve, puisque Le grand mystère des règles est son premier bébé livresque. Cela dit, c’est une chevronnée de l’écriture numérique, puisqu’elle tient depuis quelques années son blog Passion Menstrues.

En lisant ce livre, j’ai eu l’impression de ma retrouver à mes premières années de règles, comme si toute ce que j’aurais aimé entendre sur ce sujet se trouvait là. Les clichés, les moments de solitude, les petites astuces de grande sœur pour se simplifier la vie; vous trouverez à boire et à manger dans ce livre. Unique en son genre, mais néanmoins précieux, il peut être sympa de partager certains passages avec ses potes et sa famille, histoire d’ouvrir le dialogue. J’ai personnellement adoré faire la lecture de Pline l’Ancien à qui voulait bien l’écouter.

Si vous avez déjà lu son blog, vous retrouverez le style inimitable de Jack Parker: franc, drôle et très imagé. Les illustrations qui accompagnent chaque chapitre donnent un relief aux propos de l’autrice. C’est un très beau travail.

Que tu aies un utérus ou pas, que tu soies réglé.e.s ou pas, je te souhaite une belle lecture et une franche marrade dans ta lecture de Passion Menstrues !

Les Outrepasseurs; Cindy Van Wilder

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Synopsis :

-Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.

– Nous ?

– Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux. » Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat et découvre que l’attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d’un mystérieux Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis des siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie…

Mon Avis :

J’ai rencontré Cindy Van Wilder pour les Aventuriales de 2016, et j’ai passé un moment  très agréable en sa compagnie. J’ai lu et vu beaucoup d’avis très positifs sur la saga des Outrepasseurs, et j’avais donc très hâte de commencer ma lecture.

L’histoire commence dans la vie normale d’un adolescent normal, à qui tout d’un coup, il arrive quelque chose de surnaturel. Pour comprendre ce qu’il se passe, il va devoir affronter les souvenirs de ses ancêtres. Personne autour de lui ne peut lui venir en aide, il est seul. Nous allons donc jongler entre le passé avec les ancêtres, et le présent ou le héros va comprendre petit à petit ce qui est en train de lui arriver.

Je n’ai pas eu de chance dans ma lecture, parce que je n’ai pas vraiment accroché à l’histoire. J’ai trouvé qu’il y avait tellement de personnages dans le passé qu’on s’y perdait complètement (le jeu qu’il y avec les prénoms n’aide pas vraiment). Certains personnages sonnent un peu creux, puisqu’ils semblent apparaître dans une scène subitement, sans avoir été mentionnés avant. Les fés ne sont pas beaucoup décrits, et j’avais envie d’en savoir plus sur eux.

J’ai eu du mal à finir ce livre, et j’ai malheureusement sauté plusieurs pages. Je ne pense pas qu’il est mauvais pour autant. Je l’ai lu à un moment où j’aurais sans doute préféré autre chose. Je commence également à avoir des difficultés à lire des ouvrages pour la jeunesse, que je trouve trop simplistes en ce moment. Pour être objective, je pense que ce livre mérite sa réputation: l’univers crée est intéressant, ainsi que l’intrigue soulevée. Il conviendra sans doute à vos chères têtes blondes qui seront ravies de s’identifier aux adolescents de cette histoire.

 

Le Songe d’une nuit d’été: Shakespeare

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Synopsis:

À l’heure où les elfes s’éveillent, les humains s’endorment, et il est demandé au spectateur, victime consentante, de croire à la communication improbable de ces deux mondes. Les uns habitent la cité, régie par une loi anti-naturelle et imposée ; les autres demeurent au plus profond des bois, lieu où les lois irrationnelles de l’amour ont libre cours. Thésée juge les amoureux, Obéron les réconcilie grâce à un philtre d’amour qui, tel une encre magique, engendre dans le cœur des amants, comme dans l’intrigue, des bouleversements baroques.

Mon Avis:

Lue entre deux gros pavés, cette petite pièce de théâtre s’est révélée comme une bouffée d’air. Je lisais Ça de Stephen King, et cette petite histoire sans prétention m’a fait un bien fou.

Pour l’édition que j’ai lue, elle a été traduite par François-Victor Hugo (oui, le fils de…), qui a pris le parti de coller un peu mieux au sens premier de la pièce de Shakespeare au détriment de certaines figures de style impossible à rendre en français. En tant qu’angliciste, c’est un choix qui m’a beaucoup plu.

J’ai beaucoup aimé retrouver les intrigues shakespeariennes, surtout sur le ton un peu plus léger que pour d’autres de ses œuvres. Le songe d’une nuit d’été a inspiré beaucoup d’écrivains de la fantasy et du merveilleux, et pour quelqu’un qui adore ce genre littéraire, c’est donc un immanquable. Il est sans doute très beau à voir au théâtre, j’ai donc hâte de prolonger l’expérience sur les planches.