Nous sommes tous des féministes, Chimamda Ngozie Adichie

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Synopsis:

«Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Alors j’aimerais aujourd’hui que nous nous mettions à rêver à un monde différent et à le préparer. Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement.» Chimamanda Ngozi Adichie aborde le sujet controversé du féminisme avec lucidité, éloquence et humour.

Mon Avis:

Ce livre très très court retranscrit le discours de Chimamanda Ngozi Adichie au sujet du féminisme, qu’elle a pu donner lors d’une conférence autour du développement du continent Africain. Ce choix de sujet a été motivé par sa propre expérience et sa volonté de fédérer les individus autour des problématiques liées aux droits des femmes dans le monde (et plus particulièrement en Afrique).

Le féminisme a vocation à défendre les droits des femmes dans le monde. Je ne sais pas si je vous apprends quelque chose, mais en 2017, quel que soit l’endroit du monde où nous nous trouvons, nous en avons tous besoin. Les hommes aussi en ont besoin, notamment quand on leur refuse des qualités et des attitudes attribués au sexe féminin. Genre c’est la honte d’aimer le rose et d’avoir un pénis en même temps par exemple.

Écart des salaires, plafond de verre, maternité, précarité, femmes battues, femmes violées, sifflées dans la rue, harcelées sexuellement, ou non reconnues dans leur travail (si tu en es là, c’est parce que tu as couché avec le patron)… La liste est longue, et nous sommes toutes touchées par au moins une de ces facettes du sexisme. Typiquement la fabuleuse croyance qui dit que « les hommes ont besoin de viande pour être forts et bien grandir », c’est une croyance sexiste et spéciste que je n’arrête pas d’entendre en ce moment. Donc zut, il faut changer les choses, ça commence à être pénible à la fin !

Nous sommes tous des féministes, et nous pouvons tous changer les choses…

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J’aime la viande #2: et j’aime les animaux

Ici, je choisis de partager ma réflexion sur de nombreux stéréotypes et croyances sur le végéta*isme. Je parlerais également de véganisme, puisque, bien que je ne sois pas vegan à 100%, j’essaie de faire au mieux. Évidemment je ne viserais personne personnellement dans ces articles, qui sont dédiés à l’échange et à la réflexion. Les insultes et manques de respects ne sont donc pas les bienvenus.

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Qui ne s’est jamais offusqué devant des images de chat balancé par une fenêtre, ou de plats typiques de pays lointains garnis… de chien. Étonnant quand on pense que cette empathie, cet amour des animaux, nous l’oublions si facilement une fois passé à table. Les moutons, vaches, poules, lapins, chevreuils, qui finissent dans nos assiettes n’ont pas droit à autant de considération que nos chers chats, chiens, furets, hamsters ou cochons d’Inde. Pourquoi cette distinction ?

1.Le spécisme

Selon l’Encyclopédie Universelle, le spécisme est un terme « Constitué en référence et par analogie aux notions de racisme et de sexisme,ce terme désigne toute discrimination fondée sur des critères d’appartenance à uneespèce biologique donnée. » En clair, une personne spéciste ne va pas reconnaître la même sensibilité, les mêmes droits ou les mêmes rôles à des animaux de différentes espèces. Breaking news; nous le sommes tous à différents degrés.

Ici, il s’agit donc de distinguer les animaux qui sont « mangeables » de ceux qu’il est culturellement inconcevable de manger. Ou de torturer d’ailleurs. Je peux citer les milliers de singes torturés au quotidien par des laboratoires pour des expériences, là ou un scandale éclate dès qu’il s’agit de torturer un chien pour les mêmes raisons. Si on cherche à donner une valeur à leur vie, les tortures ne sont justifiables pour aucun des animaux.

L’antispécisme cherche donc à rendre une équité (et non une égalité, ce n’est pas la même chose) entre tous les êtres vivants. Et non pas de faire passer les autres animaux avant l’humain. Juste le respect de tous les êtres vivants.

Fabien CARRIÉ, « ANTISPÉCISME  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 août 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/antispecisme/

 

2. La Dissonance cognitive

Découle du spécisme ancré dans nos cultures un phénomène psychologique génial, qui nous permet de nous arranger avec notre conscience: la dissonance cognitive.

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Un petit exemple simple: le fumeur qui sait que fumer tue

La dissonance cognitive permet de vivre en accord avec soi-même et ses valeurs, même si en vrai, on ne les met pas du tout en application. Par exemple: je cherche à sauver la planète, mais je ne recycle pas mes déchets.

C’est le fameux exemple de l’éleveur qui aime ses vaches, mais qui programme tout de même consciencieusement leur mort et les envoie à l’abattoir. Imaginez cela reporté à un autre animal: j’adore mon chien, je m’en occupe bien, mais le mois prochain, j’ai prévu de le faire abattre / parce qu’il est devenu trop vieux pour la reproduction avec les chiennes de mon élevage. La partie en gras de la phrase montre l’excuse qu’on se donne à l’acte qui en réalité ne correspond pas avec notre amour de ce chien. Perso, le chien, si je l’aime je le garde avec moi jusqu’à ce qu’il meurt paisiblement dans son sommeil. Imaginez ça dans un élevage de vaches: c’est juste impossible.

3. Le poids de la culture

Savoir ce que sont le spécisme et la dissonance cognitive est une chose, mettre en pratique ce pour quoi on croit représente une autre paire de manches. Il ne s’agit pas de hurler à tout bout de champs que le monde est injuste tout en likant des photos de chats mignons sur twitter.

Il s’agit de mettre en application ce qu’on pense être juste, non seulement pour soi, mais également pour les autres. Je ne pense pas que les gens souhaitent vraiment tous ces milliards d’animaux torturés et tués chaque année dans la mer comme sur la terre. Je pense que les gens sont mal informés. L’éducation et les traditions s’ajoutent à cette équation complexe. Il est difficile d’ignorer que la France est le pays du foie gras, et que tu peux offenser grandement ta mamie en refusant de manger de la chair brûlée en décomposition (oui, même la viande « fraîche » commence très rapidement à se décomposer du moment qu’elle est morte).

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Le boycott de la viande, du poisson, du lait et des œufs ne permet pas de sauver les animaux qui souffrent aujourd’hui. Cela permet en revanche de réduire le nombre de ceux qui souffriront à l’avenir. Ce n’est pas parce qu’à l’avenir nous ne serons plus là, qu’il ne faut rien changer.

Pour conclure, je ne vous ordonne rien, je ne cherche pas à vous convertir à un quelconque dogme de secte (ou autre connerie qu’on peut dire aujourd’hui des végé). Je cherche simplement à vous restituer les informations que j’ai pu glaner. Déconstruire des croyances sociales, changer de traditions sont des exercices très complexes. Il faut du temps pour accepter d’avoir eu tort, pour chercher à agir mieux. Le tout est de s’investir réellement quand une chose nous tient à cœur. Les animaux cohabitent avec nous sur cette Terre, ils ont le droit d’y vivre en toute quiétude. Comme nous.

L’école du Colibri; Isabelle Peloux

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Synopsis:

En 2006, Isabelle Peloux, professeur des écoles, fonde une école différente, au cœur du centre agroécologique des Amanins, dans la Drôme. Elle y développe une pédagogie fondée sur la coopération entre les élèves ainsi qu un enseignement spécifique d éducation à la paix avec soi-même, avec les autres et avec l’environnement.

Mon Avis:

Je ne sais pas trop ce qui m’a pris pendant mes VACANCES de lire un bouquin sur la pédagogie, mais bon, je ne regrette pas.

Je cherchais quelques pistes de réflexions pour mettre en pratique une pédagogie collaborative. L’ouvrage d’Isabelle Peloux décrit son expérience à l’école primaire des Amanins. Elle fait partie du mouvement des Colibris, qui souhaite apporter sa contribution (même toute petite) à l’écologie. L’école comporte (trèèès) peu d’élèves et se situe en milieu rural, il peut être donc difficile à première vue de le retranscrire à ce qu’on peut vivre soi-même (un lycée en banlieue parisienne par exemple).

N’empêche que les méthodes et démarches de l’autrice sont très intéressantes, et cela peut non seulement te rendre de l’espoir sur la profession, mais également te donner quelques pistes.

L’idée de la collaboration pour remplacer le système de compétition plébiscité par le système scolaire français me paraît bien plus saine pour bâtir un monde où tes enfants ne chercheront pas à écraser ceux des autres pour se faire une place au soleil (ce qui est déjà le cas). Peut-être ces idées sont utopistes, mais je préfère largement chercher à changer les choses, plutôt que d’être égoïste et d’ignorer les autres.

En bref, même si tu es pas enseignant.e, tu as quelque chose à apprendre de ce livre, et plus globalement des Colibris 😉

La reine des lectrices, Allan Bennet

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Synopsis:

Que se passerait-il Outre-Manche si, par le plus grand des hasards, Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d’un coup, plus rien n’arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu’elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?

Mon Avis:

Quand tu ne sais pas trop quoi lire, que tu as envie d’un petit bouquin qui se lit tranquillou pilou en un week-end, ne cherches plus ! Je vous présente aujourd’hui La reine des lectrices, par l’écrivain britannique Allan Bennet.

Un bibliobus débarque dans la cours de la reine d’Angleterre. Par politesse, elle emprunte un livre. Sa lecture ouvre alors une porte vers un monde de lectures infinies. Commence alors une épopée personnelle pour la reine.

Véritable déclaration d’amour à la lecture, ce livre m’a donné envie de lire encore et encore, lovée dans un canapé avec un bon plaid et un thé. La pointe d’humour d’Allan Bennet qui vient saupoudrer cette histoire apporte le piquant du récit, avec ce petit côté pince-sans-rire qu’on aime tant chez les britanniques.

Le livre étant assez court je n’ai pas grand chose à ajouter à cette chronique, d’autant plus que c’est écrit gros avec de grandes marges.

Il peut être pas mal pour une période de panne de lecture 🙂

Bonne rentrée les loulous !

Les cités des Anciens tome 8, le puits d’argent, Robin Hobb

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Synopsis:

Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans leurs cocons pour se transformer en dragons. Mais trop affaiblis, ils donnent des créatures difformes et incapables de survivre sans l’aide des humains, si bien que les Marchands du Désert des Pluies décident de s’en débarrasser…

Mon Avis :

Dernier tome de la saga de la Cité des Anciens de Robin Hobb les gars ! Dernier tome !! Cela fait plus d’un an que je suis amoureuse de cette saga, et lui dire au revoir a été un réel crève-cœur…

Thymara et Alise tournent une page essentielle de leur vie dans la Cité. Elles ont évolué auprès des dragons, des marins, et des autres gardiens. Au fil des pages, je les ai suivies dans leurs tribulations, leurs explorations et leurs épreuves. J’ai été émue aux larmes, j’ai éprouvé une rage contre certains personnages, mais également une rage de vivre communicative. Cette saga donne envie de se battre, de croire en soi et d’affronter la tête haute les blessures de la vie.

Robin Hobb est une autrice généreuse envers son lecteur: elle nous prend par la main et nous emmène dans son monde de fantasy fait de légendes, de magie et d’intrigues politiques. Elle n’a clairement rien à envier à George Martin, je la place même en haut du podium de mes auteur.e.s de fantasy incontournables. Elle a le mérite de présenter des personnages féminins modernes, mais également des personnages masculins qui sortent des normes imposées. Ils n’en gardent pas moins des défauts, qui ne les rendent que plus attachants à mes yeux de lectrice. Je suis en amour total.

Il y a des personnes de différentes couleurs, tailles, origines socio-culturelles, avec des sexualités différentes. S’il y avait une certification garantissant une représentation des minorités et de personnages LGBTQ+, cette saga aurait pu la décrocher (après cela n’engage que moi, je ne sais pas ce que d’autres en penseraient).

Maintenant que j’ai lu cette saga, je vais enfin me mettre à la lire dans le bon ordre (ha ha !), et donc continuer mon aventure de fantasy avec la première époque de l’Assassin Royal (ensuite il faut lire les Aventuriers de la mer, puis la deuxième époque de l’Assassin Royal… ce sont les éditions françaises qui ont tout compliqué!).

Prenez soin de vous !

La perle et la coquille, Nadia Hashimi

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Synopsis:

Kaboul, 2007 : les Talibans font la loi dans les rues. Avec un père toxicomane et sans frère, Rahima et ses soeurs ne peuvent quitter la maison. Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui permettra à la jeune Rahima de se travestir jusqu’à ce qu’elle soit en âge de se marier. Elle jouit alors d’une liberté qui va la transformer à jamais, comme le fit, un siècle plus tôt, son ancêtre Shekiba. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et permettent une exploration captivante de la condition féminine en Afghanistan.

Mon Avis:

Mon premier voyage en Afghanistan m’a laissé une trace indélébile à travers ce livre.

Le style de l’autrice est simple sans être simpliste, fluide et bien structuré. Nadia Hashimi arrive à nous faire comprendre certains mots de la langue afghane avec leur contexte, ce qui permet de ne pas décrocher du récit, même si on ne connait pas plus que ça cette culture. De même : si vous ne connaissez pas ce pays, cette culture, ce livre me semble tout à fait approprié pour avoir une introduction à son histoire. Il permet également de comprendre certains systèmes de pensées, certaines traditions qui sont si étrangères aux occidentaux (et c’est dommage!).

C’est bien sûr la condition de la femme afghane qui nous intéresse le plus dans ce livre, et il y a tellement de choses à dire. Entre objet de désir et de révultion, sale et sacrée, honorée et maltraitée, on retrouve toutes les nuances de caractères, de destinées, de combats. Au delà de Shekiba et sa descendante Rahima, on rencontre d’autres femmes qui ont connu leurs souffrances, et qui ont cherché, chacune à leur manière, à faire avancer leurs conditions de vie.

La perle et la coquille est un livre bouleversant, qui fait pleurer de joie, de tristesse, de colère, de frustration… Je pense qu’il est parfait pour se rappeler que bien des combats en matière des droits des femmes ne sont pas gagnés.

Et si vous pensez que cela ne concerne que l’Afghanistan, n’oubliez pas que l’IVG est remis en cause en France. N’oubliez pas que les femmes sont moins payées que les hommes, dans des situations plus précaires, harcelées dans la rue, victimes de violences conjugales, violées, tuées pour le simple fait d’être une femme. En France.

Vivre Végane, Gwendoline Ysèbe

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Synospis:

Vivre végane, c’est choisir de modifier sa façon de consommer et d’agir de fac?on a? être dans le respect de la vie animale. Dans ce guide pratique, la journaliste Gwendoline Yzèbe, végane bien sûr, aborde tous ces aspects du véganisme. Dans une première partie, l’auteur explique les raisons qui incitent, depuis toujours, les hommes à devenir végane : protection de l’environnement, respect des animaux, bénéfices pour la santé, racines philosophiques et religieuses de ce mouvement. L’auteur explique ensuite comme être vegan au quotidien : cuisine, vêtements, cosmétiques et produits d’entretien d’origine 100% végétale. Entretiens avec des spécialistes, décryptage d’étiquettes et labels, recettes, blogs, adresses de boutiques et sites de ventes en ligne, un ouvrage qui fourmille d’informations pratiques.

Mon Avis:

Cet ouvrage est très bien pour commencer une vie végane, ou pour simplement se renseigner sur le sujet. L’autrice Gwendoline Yzèbe écrit de façon simple, claire et très bien organisée sur le sujet. Depuis l’histoire du véganisme jusqu’à sa mise en pratique dans la vie quotidienne, le sujet est bien balayé, avec des petits trucs en plus qui peuvent faciliter la démarche, quand on n’y connait rien. Des petites recettes de cuisine se sont même glissées entre les pages. Je ne les ai pas essayées, mais elles sont simples et accessibles. L’autrice démystifie les préjugés sur les carences qui sont probablement LE truc dont on entend le plus parler, avec bibliographie et sitographie assortis s’il vous plaît !

La lecture de ce livre peut rassurer des parents inquiets, des débutants qui ne savent pas par où commencer, bref, il s’agit là d’un moyen d’apporter un peu de paix entre des personnes qui n’ont pas fait les mêmes choix de vie.

A offrir, à donner à lire à voix haute pour ta grand-mère qui a la vue qui baisse ❤

J’aime la viande #1 : végé, moi ? Jamais !

La première chose qu’on me répond quand je dis que je suis végétarienne c’est « moi je pourrais jamais, j’aime trop la viande ». C’est pour cela que j’ai choisi d’intituler ma nouvelle série d’articles sur mon végétarisme « j’aime la viande ». Ici, je choisis de partager ma réflexion sur de nombreux stéréotypes et croyances sur ce mode d’alimentation. Je parlerais également de véganisme, puisque, bien que je ne sois pas vegan à 100%, j’essaie de faire au mieux. Évidemment je ne viserais personne personnellement dans ces articles, qui sont dédiés à l’échange et à la réflexion. Les insultes et manques de respects ne sont donc pas les bienvenus. Cette longue introduction étant faite, nous pouvons entrer dans le vif du sujet…

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Mini pizzas poulet-curry à la crème faites maison par moi

Aujourd’hui je vais aborder ma propre transition vers le végétarisme, histoire que vous puissiez comprendre ma démarche pour les articles qui suivront.

J’ai aimé la viande toute ma vie. Surtout le poulet rôti aux pommes de terre, le foie gras, les merguez. J’ai aimé le veau tendre plongé dans sa sauce, les nuggets, le jambon blanc, le saucisson, et le chou farci. J’ai été éduquée comme cela. Mes plats chaque midis et chaque soirs, à la maison ou à la cantine étaient constitués comme suit: une viande et un légume. Sans parler des bols de lait au chocolat, des yaourts ou encore des tartines de beurre salé. Difficile pour moi alors d’imaginer un monde sans viande: j’aimais trop ça. J’aimais le goût, les petits plats faits maison, l’odeur de la graisse brûlée dans les poêles.

J’ai eu l’occasion de rencontrer les personnes végétariennes pour la première fois pendant mon lycée. C’est la première fois que j’ai entendu le mot « cadavre » associé à ce que j’avais dans mon assiette. Et je n’ai jamais eu rien à redire à ce mot. Effectivement, le mot « viande » désigne tout simplement un morceau de cadavre d’animal découpé.

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La tarte au chocolat: vestige de ma vie étudiante

En devenant étudiante, à moi l’autonomie dans mes courses ! Et là, j’ai été complètement paumée: conservation des aliments, place dans le frigo, équilibre alimentaire… Je me suis retrouvée complètement novice dans ce domaine. Mis à part les fondants au chocolat, je n’aimais pas beaucoup cuisiner. Mes premières interrogations sont nées avec le gaspillage alimentaire de mes premiers mois en solo. Je gérais mal les dates de péremption de mes filets de poulet et je ne finissais pas mes saucissons à temps avant qu’ils deviennent durs comme de la pierre. L’argent gâché m’a contrarié. Puis la mort inutile d’un animal m’est venue à l’esprit. Pourquoi ce poulet est mort, si c’est pour terminer dans ma poubelle ? Au fil des mois, je me suis posé une question en découlant directement: pourquoi ce poulet est mort ?

Les scandales à la viande de cheval, la ferme des 1 000 vaches, les vidéos d’abattoirs qui circulent sur internet, la maladie de la vache folle… Ont été d’autres facteurs d’interrogation pour moi, d’autant plus que j’arrivais difficilement à atteindre mes 5 fruits et légumes par jours. J’ai pris (un peu) de poids, j’ai donc senti que  quelque chose clochait dans mon alimentation. Il a fallu que je me réconcilie avec les fournaux. J’ai appris à aimer cuisiner, à inventer des recettes avec ce que j’avais sous la main, avec ou sans cadavre. Intégrer des fruits et des légumes dans mon alimentation a été long; je devais presque tout apprendre sur la cuisson, les associations de saveurs, les épices… Avec des ratés !

J’ai commencé à envisager le végétarisme petit à petit, au fil de mes lectures (articles scientifiques et blogs végé), de mes recherches sur la santé et le bien être animal. J’ai découvert avec stupéfaction à quel point la viande coûtait cher en ressources, en énergie, en douleur animale. Ce sont des choses qui sont tues dans notre société. On ne parle jamais dans les médias conventionnels du massacre des animaux par milliards chaque jour. Ce massacre est même justifié par certains. Pourtant, il y a largement de quoi être révolté. Je n’étais pas d’accord avec le fait que je sois responsable indirectement de la mort d’animaux pacifiques et sans défense. Pendant un an, je ne mangeais presque plus de viande chez moi. Puis en janvier 2016, pendant que je préparais un concours, j’ai sauté le pas. Je venais de lire Plaidoyer pour les animaux de Mathieu Ricard, et j’avais vu le désormais célèbre documentaire Terriens (Earthlings en V.O).


 

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Il m’aura fallu quatre ans de réflexion, de recherches, à peser les pours et les contres, à être malade de voir à quel point les humains se voilent la face sur le contenu de leur assiette. Mon végétarisme a été très mal perçu par certains, très bien perçu par d’autres. Les premiers mois ont été une montagne russe émotionnelle, mais ça valait tellement le coup, pour se sentir en paix avec ses convictions. Ça n’a pas de prix de pouvoir être soi-même.

Si tu cherches à sauter le pas, n’hésites pas, même si tu n’es pas sûr.e de toi. Tu as le droit de ne pas savoir certaines choses, tu as le droit de te tromper, et tu as le droit de te sentir bien dans ton assiette. Et tu as le droit de demander de l’aide.

Prends soin de toi et des animaux.

Déménager écolo, radin et dans la bonne humeur

Ah les grandes vacances ! Ce moment si beau dans notre année ou tu peux aller à la plage, enchaîner les grasses matinées, lire les plus gros livres de ta bibliothèque sans culpabiliser…

Mais qu’est-ce qu’un bel été sans déménagement quand on est jeune et fougueux ? Quand tu commences dans la vie active, tu voyages, tu bourlingues, tu trottes, tu cours, d’un coin à l’autre en espérant pouvoir un jour poser tes valises. Étant moi-même une bourlingueuse professionnelle, je vous livre ici mes petits trucs et astuces accumulés au fil des déménagements pour écolonomiser !

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Allégorie du chaos

1. T’y prendre à l’avance

Ça y est c’est officiel, tu déménages ! Si c’est ta première fois, je te souhaite la bienvenue dans l’antre de Satan; tu ne connaîtras pas le repos pendant des mois. Gniark. Sauf si tu t’organises…

Les emmerdes administratives tout d’abord: préavis de départ, recherches d’appartement, calcul du budget nécessaire… Prépares également ton dossier locatif suffisamment en avance pour ne pas être pris.e de court au moment de faire les visites!

Si tu dois visiter des appartements loin de chez toi: prend un abonnement de train. Il sera vite amorti par tes voyages et le trajet est moins fatiguant qu’en bus ou en voiture. En plus le train a des toilettes. Astuce de radin.e: n’hésites pas à contacter tes ami.e.s ou ta famille qui vivent là bas, pour éviter de payer des chambres d’hôtel.

2. Faire le tri, mais genre LE tri de ta VIE !

Tu ne peux pas te permettre d’avoir des états d’âme: il te faut faire des choix parmi les piles gargantuesques de vêtements, peluches, jeux vidéos, chaussures, livres (oui même les LIVRES !!) que tu possèdes. Tu sais très bien que tu feras un shopping monstrueux dans ton nouveau chez toi, c’est donc l’occasion ou jamais de te lancer.

Les vêtements:

Tu les donnes à des associations s’ils n’ont pas été porté depuis un an et qu’ils sont en bon état, s’ils sont troués, trop petits, ou plus en accord avec tes valeurs (exemple: tu ne veux plus porter de la peau d’animal écorché) tu peux les déposer en centre de recyclage, ou les mettre à la poubelle (si vraiment c’est une loque). Pour optimiser encore plus ta garde-robe, garde uniquement les pièces qui peuvent s’associer à plusieurs autres, et peuvent être portées pour au moins deux saisons dans l’année.

Même principe pour les chaussures (mention spéciale pour celles à talons qui à mon avis, ne servent qu’à nous ralentir pour courir après le bus), les cosmétiques, les bijoux …

Les livres:

Je revends ou je donne ceux que je n’ai pas aimé (Gibert Joseph, Emmaüs, boîtes à lire…). Ça me permet d’avoir au final une bibliothèque fabriquée avec uniquement mes grandes amoures littéraires et mes amoures en devenir. Ça encombre moins, et ça donne toujours le sourire quand on la regarde. Et les magazines trop vieux c’est don ou recyclage aussi.

3. Bien organiser tes cartons

Déjà tu ne les achètes pas (pour les jeter ensuite ? Super dommage!). Tu les récupères dans des magasins, des grandes surfaces, ou sur ton lieu de travail. Cette année, j’en ai même trouvé dans une médiathèque! Il y a également les graaands sacs poubelles qui peuvent te permettre de stocker couettes, oreillers, draps (voire vêtements si tu n’es pas un.e prince.sse… comme moi), qui peuvent ensuite servir de vrai sac poubelle dans ton nouveau nid.

Tu prévois ensuite d’organiser tes affaires à l’intérieur de manière à ce que les poids soit répartis équitablement: un peu d’objets lourds au fond de chaque carton évitera les lumbagos précoces le jour du déménagement.

Astuce qu’on oublie tous.tes : noter où est le haut et le bas sur ton carton avec un gros feutre, et rajouter ce qu’il contient. Ça gagne du temps et ça évite les sueurs froides quand tu entends un truc se briser pendant le transport. Sers toi de tes chaussettes, slips, t-shirts ou pulls pour protéger les objets fragiles (genre ta vaisselle à tout hasard), c’est aussi efficace que du papier bulle et ça ne coûte rien. Tu peux également récupérer de vieux journaux chez ta grand-mère pour finir de caler tout ton bazar. J’utilise aussi mes pelotes de laines, ça marche du tonnerre pour les cartons.

4. Ne plus faire tes courses au moins un mois avant le grand départ

Ça peut paraître très étrange comme conseil, mais ça te permettra à la fois de vider tes placards (et donc de faire moins de cartons), et de terminer les trucs qui sont pas loin de muter. En plus c’est vraiment très lourd les conserves… Mais après, c’est bien de prévoir des trucs pour casser une graine une fois installé.e là-bas.

Si ce sont encore les soldes, essaie de te raisonner un peu: ce n’est pas le moment d’ajouter du volume aux cartons. Conseil que je n’ai moi-même pas du tout suivi (oups!)

5. Louer une camionnette et offrir des pizzas

Demander à une entreprise spécialisée dans le déménagement coûte un mois de salaire (salaire du petit peuple comme moi hein; soit environ 1300 euros pour un T2), ce qui pique beaucoup quand on sait qu’un déménagement engrange déjà de l’argent en dehors du jour J (comme la fameuse caution solidaire qui te fait payer deux fois ton premier mois de loyer… un délice!). Si tu pars à l’autre bout de la France, choisis une entreprise de location d’utilitaires qui te permet de ne faire que l’aller. Ça permet de garder sa santé mentale, et les pauvres économies qu’il te reste après tout ce bazar.

N’hésites pas à payer à boire et à manger aux bonnes âmes qui vont t’aider, parce que c’est pas de la tarte un déménagement ! Mets Rires et Chansons dans la camionnette, et sors tes plus belles anecdotes récoltées au cours de ton année de travail.

Mention spéciale à Berry FM qui nous a accompagnés au beau milieu de la nuit… On ne t’oubliera jamais.

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La Horde du Contrevent, Alain Damasio

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Synopsis:

Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu’un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s’y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d’eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu’en Extrême-Aval ait été formé un bloc d’élite d’une vingtaine d’enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueules, leur vie durant, le vent jusqu’à sa source, à ce jour jamais atteinte : l’Extrême-Amont. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m’appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l’éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l’azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l’ultime.

 

Mon Avis:

Ce livre fait partie de ceux qui ont changé ma perception de la vie. Il m’a fait réfléchir, rêver, pleurer, grandir. Les critiques l’ont encensé, mais il faut vraiment le lire pour comprendre ce qu’il se passe quand on a été en contact avec la Horde.

La première chose qui m’a frappée, c’est le style, la plume, l’écriture, la syntaxe. Même la ponctuation n’est pas laissée au hasard. Jamais. Chaque personnage possède sa propre identité stylistique, son jargon, sa ponctuation. Ça a du être un travail titanesque. Chacun d’entre eux est symbolisé par un signe de ponctuation, il faut donc se reporter au marque-page (très utile) qui est fourni avec le livre pour s’y retrouver.

Le départ est un peu laborieux, mais devinez quoi: ça correspond tout à fait avec ce que le livre essaie de nous faire ressentir. Qu’il n’y a pas de récompense sans un effort. Qu’on peut se sentir perdu, mais qu’il faut continuer à y croire.

La seconde claque, c’est l’histoire. Celle des personnages, mais aussi l’histoire de ceux qui les ont précédés, et l’histoire avec une grand H. Toutes s’entrecroisent et se mêlent pour créer un monde avec une mythologie, des sciences qui lui sont propres (l’aérologie, cette science incroyable!). Quand on commence la lecture, on a l’impression de contrer avec les membres de la Horde, comme si le lecteur en était le 24e membre. Cette impression de contre est renforcée par un comptage de pages décroissant. L’auteur nous invite à nous investir à 100% dans le récit, et chaque page tournée nous fait avancer vers le 0 fatidique où l’on affronte la fin du récit. C’est bouleversant.

La Horde du Contrevent, c’est un livre qui a tellement crée d’engouement qu’une bande-dessinée, un film et un album musical ont été crées autour de cet univers incroyable.

Venez respirer un grand bol d’air avec Alain Damasio.

Pour kiffer encore un peu:

  • le site officiel
  • le projet de création d’un jeu vidéo
  • la bande-son crée avec Arno Ayvan et Alain Damasio
  • premières images du film 
  • attention à la version numérique qui semble avoir été difficilement adaptée (en raison de cette ponctuation incroyable). Pour l’unique fois de ma vie, je vous déconseille le format numérique, qui risque de réduire l’expérience de lecture.