Publié dans Romans

Notre quelque part

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Synopsis:

C’est Yao Poku, vieux chasseur à l’ironie décapante et grand amateur de vin de palme, qui nous parle. Un jour récent, une jeune femme rien moins que discrète, de passage au village, aperçoit un magnifique oiseau à tête bleue et le poursuit jusque dans la case d’un certain Kofi Atta. Ce qu’elle y découvre entraîne l’arrivée tonitruante de la police criminelle d’Accra, et bientôt celle de Kayo Odamtten, jeune médecin légiste tout juste rentré d’Angleterre. Renouant avec ses racines, ce quelque part longtemps refoulé, Kayo se met peu à peu à l’écoute de Yao Poku et de ses légendes étrangement éclairantes…

Mon Avis :

Les couvertures des éditions Zulma sont les plus belles sur les étagères des librairies selon moi. J’ai été longtemps très intriguée par les titres proposés par cette maison d’éditions, notamment parce qu’elle propose une palette d’écrivains de tous les coins du monde.

Je me suis lancée avec un écrivain Ghanais qui propose une enquête policière teinté de la tradition ghanaise. J’ai pu découvrir tout un jargon, des coutumes, des plats traditionnels du Ghana. Le dépaysement est total quand on ouvre ce livre, je vous le garantis ! Le style varie selon le point de vue adopté et permet d’avoir plusieurs prismes autour de la même intrigue.

Je ne suis pas une habituée des enquêtes policières, et à la fin du livre, j’ai pensé que ce n’était sans doute pas mon genre favori. J’ai trouvé qu’il y avait des longueurs, bien que le roman ait été court. J’ai compris beaucoup de choses avant de pouvoir les découvrir dans le livre. Je n’ai donc pas profité de l’histoire comme j’aurais aimé; je n’ai pas été surprise…

En revanche, le cadre culturel, les personnages et le lien avec le folklore ghanais m’ont beaucoup plu. Si les enquêtes policières vous bottent, ça peut être carton plein pour vous ! Pour découvrir de nouveaux pays, de nouvelles plumes, les éditions Zulma c’est vraiment LA référence pour moi. Si vous cherchez à voyager pour pas cher, foncez !

Publié dans Romans

Library of Souls, Ransom Riggs

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Synopsis :

Dans le Londres d’aujourd’hui, Jacob Portman et Emma Bloom se lancent à la recherche de leurs amis enlevés par les Estres. Ils retrouvent leur trace grâce au flair aiguisé d’Addison, l’illustre chien particulier doué de parole. Bientôt, au bord de la Tamise, ils font la connaissance de Sharon, un géant bourru qui, moyennant une pièce d’or, propose de leur faire traverser le fleuve. Ils rejoignent ainsi l’Arpent du Diable, une boucle temporelle à la réputation effroyable où séjournent les particuliers les moins recommandables, où pirates et malfaiteurs commettent leurs forfaits en toute impunité.

Mon Avis :

Miss Peregrine et les enfants particuliers est une saga de fantasy que je ne suis pas prête d’oublier. OVNI de la littérature jeunesse, elle représente pour moi tout le potentiel de la littérature d’aujourd’hui. Le mariage entre photos d’époque et récit d’aventure tient la route et nous emporte loin dans notre imagination.

Ce troisième tome clôt la saga comme tout les derniers tomes devraient le faire: sans manquer de souffle, et en apportant de vraies réponses à chacune des interrogations du lecteur. Non pas qu’un peu de mystère soit le bienvenu, mais souvent, la fin d’une trilogie peut laisser un sentiment de « pas fini ». Ici, la structure narrative permet de reposer le livre en paix. Du moins est-ce mon avis !

Le dernier tome nous propose un voyage dans le plus particulier des univers des particuliers, pour enfin affronter les terribles Hollows ainsi que les Wights qui cherchent à les contrôler. Jacob et Emma apprennent à grandir dans cet endroit atypique et il ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour sauver le monde des particuliers. Nous en apprenons plus sur le fonctionnement de ce monde, ses rouages, et la façon d’entrer en guerre contre des monstres quasiment invincibles… Pour enfin vaincre ?

Je ne peux que vous conseiller cette trilogie, que vous soyez enfants, adolescents ou adultes.

Vous y trouverez tout les bons ingrédients d’un livre qui fait autant frémir que rire, bondir, ou pleurer.

Publié dans Bande-dessinées, mangas, albums, Végétarisme, environnement

Vie de Carabin, Insolente Veggie, Rose…

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Vie de Carabin Dossiers médicaux, tome 1 : Carnets de santé par Védécé

Synopsis:

 

Depuis 2011, Védécé raconte son quotidien d’étudiant en médecine sur Internet. Parfois drôles, parfois révoltantes, toujours véridiques, ses anecdotes sont suivies aujourd’hui par plus de 10 000 lecteurs.

Mon Avis:

Si vous souhaitez en apprendre plus sur le quotidien des jeunes internes en médecine, cette BD est faite pour vous ! Védécé nous fait découvrir avec une ironie mordante et un sens de l’observation incroyable. J’ai beaucoup aimé le coup  de crayon et les diverses situations décrites. Mine de rien, ça tombait très bien avec mes visionnages de Scrubs et Dr. House. Je vous la conseille comme lecture d’été, avec un cocktail sans alcool, au bord de la piscine, ou à l’ombre d’un arbre.

Insolente veggie, par Rosa B.

Synopsis:

L’album reprend des dessins qui ont fait le succès du blog Insolente Veggie et propose aussi de nombreux inédits. L’autrice aborde avec humour et esprit militant ce qui fait le quotidien des végétariens, des végétaliens et des vegans aujourd’hui : – végétarisme, végétalisme, véganisme, – écologie, – carnisme, spécisme, antispécisme, – lait, oeufs, – viande, élevage, abattage, – corridas, cirque, chasse, zoos, – vivisection…

Mon Avis:

Cela faisait tellement longtemps que je souhaitais lire cette BD ! L’astuce c’est de l’offrir à ton amoureux pour pouvoir le lire à ton tour (niark je suis diabolique). Quand on est sensible à la condition animale, ce genre de BD ne peut pas laisser indifférent.e. En revanche, je me demande bien quelle réception on peut en avoir si on s’en fiche des animaux ? Bref, c’est un peu ce que j’appelle « l’humour végé », qui se moque gentiment des contradictions des carnistes, ou qui fonce dans le tas en dénonçant les horreurs dont nous sommes responsables.

L’antispécisme c’est pas pour les chiens ! par Rosa B.

 Synopsis:

Qu’est-ce que le spécisme ? À quoi ressemble la vie d’un antispéciste ? L’homme est-il le nec plus ultra de la création ?
Que ces questions hantent vos nuits ou que vous n’ayez jamais entendu parler de ce concept, petit cours illustré d’antispécisme plein d’humour, un peu de mauvaise foi et bourré d’insolence !

Mon Avis:

Deuxième volume proposé par Rosa B. J’aime beaucoup le titre, puisqu’il parle d’un concept qui est inconnu à bon nombre de gens, à savoir : combattre les discriminations qui sont faites en fonction de l’espèce à laquelle tu appartiens. Pourquoi chouchoute-t-on nos chiens tout en infligeant des tortures innommables à des lapins de laboratoires ? Pourquoi tuer une vache se justifie, quand ce n’est pas le cas du meurtre des chats ? Bon prolongement des questions qui ont été abordées dans le premier tome, cette BD sera vite votre indispensable de chevet.

Rose, tome 1, par Valérie Vernay, Emilie Alibert et Denis Lapière (2017)

 Synopsis:

Jeune fille discrète, Rose a un secret : elle a le pouvoir de se dédoubler ! Son esprit peut quitter son corps et pénétrer dans les appartements pour regarder vivre les gens. Ce don, elle ne le comprend pas. Elle l’appelle « sa maladie ». Elle n’a jamais réussi à en parler : ni à sa mère, morte après sa naissance, ni à son père, devenu détective privé à la mort de sa femme. Un jour, tout bascule : son père est abattu d’une balle dans la tête ! Rose décide alors de reprendre l’affaire de son père pour découvrir son assassin.

Mon Avis:

Un premier tome qui donne une envie furieuse de connaître la suite ! Si j’avais su que le tome 2 n’était pas encore sorti… C’est très rare que je lise des enquêtes, puisque ce n’est pas ma tasse de thé du tout, mais là… C’était une BD excellente ! Le coup de crayon, la colorisation, le scénario, tout m’a charmée. Rose est une jeune femme attachante, pas girly-pouffe, ni trop intelligente pour être crédible. L’histoire accroche tout de suite : ça m’a entraînée, et j’ai tout lu d’une traite. Je la conseille pour les grands comme pour les plus jeunes, également pour cet été.

Bisous ventilateur !

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Les cités des Anciens tome 7, Robin Hobb

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Synopsis du tome 1 :

Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans leurs cocons pour se transformer en dragons. Mais trop affaiblis, ils donnent des créatures difformes et incapables de survivre sans l’aide des humains, si bien que les Marchands du Désert des Pluies décident de s’en débarrasser…

Mon Avis :

Ce septième tome commence à sentir la fin de la saga, à mon grand regret. Je passe toujours un moment très agréable avec Thymara, Alise, Leftrin et toute la clique…

Le Vol des Dragons par son titre ne laisse plus planer beaucoup de suspens quant à ce qui peut éventuellement être en train de se passer dans le Désert des Pluies, mais les nœuds narratifs de la fin laissent présager un dernier tome palpitant !

Je pense faire un bilan plus poussé une fois le tome 8 avalé, et j’espère déjà pouvoir me jeter bientôt dans une nouvelle saga de Robin Hobb…

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Létherrae, tome 1: premier carnet, Morgan Malet

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Synopsis:

Le combat de Max, ses proches n’en savent rien. Confronté à la loi du silence, la violence et la haine absurde et aveugle des cours de lycée, il est le seul à résister à la dictature de quelques uns. Cette lutte, il la paie au prix fort. Et quand un étrange inconnu lui tend la main, Max ignore que cette rencontre sera le premier pas vers un monde oublié de tous, où mages et sorciers sont plongés dans une guerre séculaire. Il ne peut alors imaginer les dangers que ses amis et lui vont devoir affronter. Au bout du chemin, c’est le destin de Max qui sera définitivement bouleversé. De sa survie dépendra notre liberté… Et dans l’ombre de Létherrae, Soccard cherche l’enfant au Sang déchu.

Mon Avis:

J’ai découvert ce livre et son auteur lors d’un salon du livre en Septembre dernier. Il m’avait intrigué par deux thématiques que je voyais mal se marier: le harcèlement scolaire et la fantasy.

Ce mariage a été plutôt heureux pour moi: le personnage harcelé tire une expérience de ce qui lui est arrivé. Cela lui sert beaucoup une fois plongé dans ce nouvel univers. La magie, son fonctionnement et ses enjeux ont été élaborés par l’auteur de façon intéressante. Morgan Malet se rattache à l’Histoire que nous connaissons bien, apprise sur les bancs de l’école, pour en tirer un univers parallèle d’individus fuyant des persécutions. Là encore, nous avons un renvoi à la situation du héros: Max. C’est un personnage un peu paumé et mal dans sa peau au début du roman.

Pourtant, je ne pense cependant pas être le public cible de ce livre; je pense que c’est parce que ma scolarité au lycée commence à être loin, et mes 16 ans aussi (#jesuisvieille).

Je le mettrais par contre volontiers dans les mains de nombreux ados. Pourquoi pas une bibliothérapie sur le harcèlement scolaire 😉 ?

 

Publié dans Sur la route...

Passion tricot

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Le tricot, ça peut sembler être un truc un peu ringard, réservé aux grand-mères. Tout de suite, ce mot évoque les gros ouvrages faits à la main, parfois irréguliers, qui peluchent mais ne s’usent jamais.

Pour moi, le tricot c’est aussi le souvenir de pulls faits mains que j’ai adoré porter quand j’étais petite. Je pouvais avoir mes petites améliorations sur le modèle, choisir ma couleur, demander un pull plus long… Torsades, pulls ajourés, personnages et boutons en bois, le tricot fait maison a toujours fait partie de ma vie. Aujourd’hui c’est moi qui bidouille des ouvrages pour les personnes que j’aime ou pour moi. J’ai toujours deux ou trois projets en cours dans ma tête, en me lançant des défis farfelus, comme dernièrement un gros ouvrage de jacquard que j’ai mis huit mois à terminer.

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C’est une activité apaisante, qui donne naissance à un ouvrage unique, solide et fait avec amour pour des personnes qui me sont chères. Tricoter, ça me permet également de maîtriser une partie de ma garde-robe: pas de petit travailleur sous-payé au Bangladesh pour réaliser ce pull. Je fais également le choix de la matière, qui me permet de faire une création en adéquation avec les besoins de chacun. Je peux laisser mon imagination courir sur les mailles, pour créer des ouvrages qui me ressemblent. Ce travail est très gratifiant sur le long terme: le  vêtement est pensé de A à Z, il devient adapté parfaitement à ce que je recherche.

La laine peut coûter cher au départ, mais le pull, l’écharpe, le plaid, ont une durée de vie bien supérieure à ceux que l’on peut trouver dans le commerce. Là aussi, je peux choisir d’épargner des moutons, lamas, lapins, dromadaires qui ont besoin de leur laine pour vivre (non, un mouton n’a pas de laine sur le dos pour subvenir aux besoins des humains). En ce moment je suis de très près le développement des fibres végétales, et certaines marques ont développé des matières très belles. Cela dit, j’utilise également des fibres synthétiques, comme l’acrylique, qui polluent beaucoup dans leur production, mais permettent toujours d’épargner des vies (sur le court terme) et sont moins coûteuses.

On ne va pas se mentir, faire ce genre de choix, ce n’est pas à la portée de tout le monde. J’ai arrêté d’acheter des vêtements, chaussures et accessoires de manière compulsive, ce qui me permet d’investir dans des projets qui me tiennent vraiment à cœur. Je ne juge donc personne dans cet article, j’explique simplement ma façon de faire.

Et je ne peux qu vous encourager à essayer la tricothérapie 😉

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Je me fournis chez :

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Harry Potter and the Half-Blood Prince

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Synopsis:

Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione. Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres étudiants de sixième année. Mais pourquoi Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley ? Dans quels extraordinaires voyages au cœur de la mémoire va-t-il l’entraîner ?

Mon Avis:

Nouveau tome des aventures d’Harry Potter lu en anglais pour ma part; les frissons, les rires et les larmes ont à nouveau été au rendez-vous !

Le 6e tome est un de ceux que je connais le moins, et j’ai eu l’occasion d’avoir la mémoire rafraîchie  à plusieurs reprises. J’aime beaucoup la découverte des nombreux souvenirs dans ce tome, mais également la complexité de l’âge adolescent qui est très bien rendu. C’est un tome qui permet à mon avis, de découvrir Harry en tant qu’ami fidèle et dévoué pour Ron et Hermione. Plus que les années précédentes, il se rend compte de la chance qu’il a de les avoir à ses côtés, et se tourne plus volontiers vers ses autres camarades de classe.

Harry prend en maturité et marque définitivement sa différence d’avec Voldemort. Il a grandi et se forge sa propre identité, là où on le renvoyait facilement à sa mère ou son père auparavant. Harry commence à comprendre ce qu’il est en tant que personne, mais également ce qu’il peut représenter pour les autres. Le message est fort: il s’agit de garder la tête sur les épaules et de rester fidèle à ses convictions, même dans une époque sombre et incertaine.

Harry, Ron et Hermione, sont fin prêts pour mener la dernière bataille…

Publié dans Bande-dessinées, mangas, albums

Chroniques BD: Petit, Tu mourras moins bête, Zombillénium…

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Les Ogres-Dieux, tome 1 : Petit

Synopsis : Petit est le fils du Roi-Ogre. À peine plus grand qu’un simple humain, il porte sur lui le signe de la dégénérescence familiale qui rend chaque génération plus petite que la précédente à force de consanguinité. Son père veut sa mort, mais sa mère voit en lui la possible régénération de la famille puisqu’il pourrait s’accoupler à une humaine tel que le fit jadis le Fondateur de la lignée. Tiraillé entre les pulsions violentes dont il a hérité et l’éducation humaniste qu’il a reçue de Desdée, Petit survivra-t-il à l’appétit vorace de sa famille ?

Mon Avis :

Une bande-dessinée qui ne laisse aucun lecteur indifférent: le deuxième tome a reçu un prix au festival d’Angoulême, non sans raison. Les graphismes et la colorisation nous plongent dans un univers gothique de conte de fées. Des textes s’intercalent aux planches de dessins, ce qui donne un rythme de lecture atypique, à la fois reposant et dynamique. Petit a beau donner son nom à la bande-dessinée, tous les personnages y sont décrits avec précision, je n’ai pas pu m’empêcher de comprendre en un sens les gros vilains ogres dans leur logique. Ce récit m’a surtout marqué puisque les ogres dévorent et traitent les humains comme nous dévorons et traitons les animaux aujourd’hui. Une belle porte d’entrée à une réflexion plus poussée…

Tu mourras moins bête, tome 1 : La science, c’est pas du cinéma !, Marion Montaigne

Synopsis: Si vous avez toujours rêvé de manier le sabre laser ou de rétrécir vos gosses, réveillez-vous : le cinéma, c’est pipeau et compagnie ! La science, ce n’est peut-être pas du cinéma, mais avec la Prof Moustache, c’est terriblement drôle !

Mon Avis :

Une bande-dessinée qui m’a fait beaucoup rire, en plus de m’avoir appris beaucoup de choses. J’ai déjà hâte de pouvoir lire la suite. Un  indispensable en établissements scolaires pour moi; je pense que ça peut être un moyen de démystifier les sciences et de donner envie de se questionner sur le monde qui nous entoure. Rien à redire, vivement la suite !

Moi vivant, vous n’aurez jamais de pauses ou comment j’ai cru devenir libraire, Leslie Plée

Synopsis: Leslie Plée raconte avec ironie son expérience dans la grande distribution de produits culturels où l’on vend des livres comme on vendrait des paquets de lessive… Conditions de travail ahurissantes, management absurde, obsession de la rentabilité, tout est passé en revue.

Mon Avis:

Pour avoir moi même travaillé dans ce genre de grande surface de surconsommation culturelle, je n’ai pas été très surprise de voir à quel point on peut piétiner le droit du travail. L’autrice nous livre ici un témoignage sincère, qui met en lumière à la fois sa passion pour les livres, et l’inhumanité de son métier. Je n’en suis que plus ravie de pouvoir travailler avec les livres sans avoir à les vendre.

Zombillénium, tome 1 : Gretchen, Arthur de Pins

Synopsis : Francis von Bloodt, vampire de son état, gère en bon père de famille le parc d’attractions Zombillénium. On n’embauche pas n’importe qui, chez Zombillénium : les simples mortels n’ont qu’à passer leur chemin, ici on ne travaille qu’avec d’authentiques loups-garous, vampires et momies…

Mon Avis :

Sans doute une de mes lectures préférées depuis le début de cette année. J’ai adoré l’univers déjanté, l’humour mordant et les personnages décalés. Bref, un must have, un must read, que ce soit pour vous ou pour les plus jeunes. Je pense même que ça peut plaire aux fans de fantastique (au sens Todorovien du terme hein!) et de films d’horreur. C’est comme monter dans un train fantôme pour retrouver toutes ces choses qu’on aime bien dans les fêtes foraines. Embarquement immédiat…

 

A bientôt pour une nouvelle revue BD !

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Kinderzimmer, Valentine Goby

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Synopsis:

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.

Mon Avis :

 La lecture de ce livre a été difficile, mais vu la thématique, je m’y attendais. La dernière fois que j’ai lu un livre sur la Seconde Guerre Mondiale, il s’agissait de La voleuse de Livres de Markus Zusak, qui parlait plus du quotidien des allemands pendant la guerre. Avec ces lectures j’ai l’impression de découvrir cette période historique sous de nombreux nouveaux aspects.

Il faut avoir le cœur accroché pour lire un livre traitant de la vie en camp de concentration. Avant même de lire les premières lignes, on est déjà changé, et tout au long de la lecture, on a toujours du mal à réaliser que de vraies personnes ont vécu tout cela. Pour porter la mémoire des milliers de femmes de Ravensbrück, Valentine Goby a choisi de parler de quelques unes qui ont vécu l’inhumain. A travers ces femmes, leurs espoirs, leurs ignorances et leur détresse, j’ai vécu des moments difficiles, des questionnements improbables. Qu’est-ce que deviennent les bébés dans les camps de concentration ? Peut-on être mère à Ravensbrück ?

L’écriture est poignante, parfois douloureuse, parfois douce, elle laisse toujours transparaître la fierté de ces femmes. Pas une ne regrette d’avoir résisté, elles continuent toutes le combat, chacune à leur manière.

Un livre qui vous marquera certainement, et vous donnera aussi envie de résister 😉

Autres lectures sur le même thème:

  • Si c’était un homme, Primo Levi
  • L’écriture ou la vie, Jorge Semprun
  • Max, Sarah Cohen-Scali
  • La voleuse de Livres, Markus Zusak
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L’Oeuf de dragon: George R.R. Martin

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Synopsis:

Quatre-vingt-dix ans avant les péripéties du « Trône de Fer », Aegon, de la lignée royale, surnommé l’Oeuf, court les routes incognito comme écuyer d’un chevalier errant, Dunk. Au hasard des chemins, le duo se voit convié par le fringant Jehan le Ménétrier à participer à un tournoi richement doté qui sera le clou des noces de lord Beurpuits. Au champion ira le grand prix, un inestimable Oeuf de dragon. Mais il apparaît bientôt que les noces et le tournoi sont un nid d’intrigues et d’ambitions, petites et grandes, et qu’une prophétie annonce de grands événements.

Mon Avis:

Qu’il est bon de retrouver l’univers du Trône de Fer si longtemps après ma lecture du dernier tome de la saga (qui remonte déjà à trois ans!). Rien que pour cela, je ne peux qu’avoir aimé ce livre, petit bonus pour la fan inconditionnelle que je suis.

Cela dit, il ne faut pas se voiler la face non plus, ce tome compagnon n’est pas aussi virtuose que la saga d’origine; ce qui est certainement du à sa longueur (200 pages environ). J’ai eu à peine le temps de m’attacher aux nouveaux personnages que l’histoire était déjà terminée. Heureusement pour moi, j’ai encore les autres Chroniques du Chevalier Errant dans ma pile à lire.

L’intrigue se déroule lors d’un tournoi, et permet donc de découvrir des maisons des Sept Couronnes, ainsi que des héros dont on avait pu vaguement entendre parler dans le reste de la saga. Rencontrer Aegon lorsqu’il était jeune permet également de mieux comprendre à mon sens quelques enjeux de la dynastie des Targaryens. Je trouve également que le mettre sous la tutelle d’un chevalier dans l’anonymat est intéressant pour la formation d’un jeune prince. Il peut réaliser par lui-même quelles sont les règles du jeu des trônes.

 

Évidemment, j’attends toujours avec grande impatience la sortie de The Winds of Winter …