La vérité sur l’affaire Harry Québert : Joël Dicker

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Synopsis:

À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Mon Avis :

Ce roman a connu un succès retentissant et ne cesse de réapparaître dans les chroniques de lecteurs fervent. De quoi piquer ma curiosité.

Le début de l’histoire nous plonge dans un petit micmac temporel qui rend l’intrigue immédiatement captivante pour moi. L’auteur a une façon d’écrire qui est limpide (qualité que je trouve toujours très agréable), il m’a emporté au cœur d’une enquête qui se dévoile petit à petit, avec son lot de retournements pages après pages. J’ai été tenue en haleine tout au long du récit, et même si j’avais un peu vu venir la fin, ça n’a pas gâché mon plaisir. J’ai eu le cœur tout retourné par ce histoire tragique de bout en bout, par les passions et les pulsions des personnages. J’ai adoré retourner dans la petite ville d’Aurora pour en apprendre plus sur ses habitants, Harry Québert et la pauvre jeune fille qui a été assassinée trente ans auparavant. J’avais l’impression que quelque part sur cette terre, ce petit coin d’Amérique existait bel et bien.

Ce que j’ai le plus aimé, au-delà des mystères entourant chaque personnage, a été la façon dont le livre parle de l’écriture, du métier d’écrivain et du processus de création. Impossible pour moi de ne pas avoir envie de saisir ma plume, mon clavier et mon imagination pour m’embarquer aussi dans cette formidable aventure…

C’est la première fois que je lis une enquête, et j’avais pas mal d’appréhension, craignant de ne pas apprécier. J’ai été très agréablement surprise par ce genre inconnu. Je me suis donc offert de belles éditions des livres d’Agatha Christie pour continuer l’exploration de ce type de livre.

 

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Bilan de lectrice 2017

Après quelques articles programmés pour être publiés en avance, je reviens vers vous pour vous souhaiter tous mes meilleurs vœux pour l’année 2018 : amour, bonheur santé, tout ça tout ça !! On commence tout de suite cet article avec un petit bilan de lectrice de 2017. Je reviendrais rapidement sur les lectures que j’ai le moins aimé, puis sur celles qui m’auront le plus plu, pour finir avec un petit bilan général.

 

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Je commence ce bilan avec l’aspect le moins positif, c’est à dire, les lectures qui m’ont le moins emportée, qui m’ont même un peu déçue. Bien évidemment, ce n’est que mon avis, ma propre sensibilité, et je comprends pourquoi certaines personnes ont pu aimer ces livres.

Toujours est-il que j’ai peu apprécié les deux personnages principaux d’Outlander (je vous invite à consulter ma chronique qui revient là-dessus). Aeternia m’a beaucoup laissée sur ma faim: tout le monde a été scotché par la fin, moi, j’ai été assez soulagée de laisser là une histoire qui ne m’avait pas transportée. Quant à Dans les forêts de Sibérie (article à venir), je ne suis pas parvenue à rentrer dans le journal de l’auteur. Le côté contemplatif m’a plu pendant 50 pages, mais j’ai commencé à m’ennuyer, voire même à trouver l’auteur quelque fois trop misanthrope et méprisant envers certaines personnes et leurs choix de vie. Un gros bof.

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Pour ce qui est de mon palmarès de lectures positives, très très positives. C’est très rare que la littérature contemporaine atterrisse dans ma bibliothèque, et pourtant Au revoir là-haut m’a bluffée, tant au niveau de l’écriture, que du récit, ou encore des personnages. Planète Végane a été pour moi un des meilleurs livres sur le sujet que j’ai pu lire: complet, bien écrit, avec des tableaux comparatifs, des explications claire et une bibliographie incroyablement complète. Et le meilleur des meilleurs du plus chouette de mes lectures a quand même été La Horde du Contrevent d’Alain Damasio. Cet auteur a fait un travail incroyable d’écriture, de recherches, et l’histoire… non mais l’histoire c’était teeellement génial ! Je vous encourage à aller les voir en librairie, à les emprunter à la bibliothèque et à vous laisser porter, promis, c’est de la bonne.

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Pour ce qui est de ma vie de lectrice, elle a donc été très mouvementée en 2017, avec beaucoup d’abandons de livres, de déceptions, mais aussi de petites pépites qui changent la vie. J’ai lu un total de 57 livres, et j’espère bien atteindre les 60 en 2018 ! Je me suis bien remise aux bande-dessinées avec beaucoup de plaisir, j’ai varié les genres et les sujets. Ma nouvelle routine a été de me poser pour mon jour de repos de la semaine avec un thé et ma petite BD, un bonheur ! J’ai également beaucoup lu de livres de cuisine végane, qui m’ont permis de varier follement tout nos plats au quotidien, avec un gros coup de cœur pour Marie Laforêt bien sûr. J’ai pu également faire un swap, et j’ai rencontré une lectrice formidable à cette occasion sur Livraddict. J’ai réduit ma pile à lire de presque moitié, j’espère continuer ainsi, pour ne plus en avoir fin 2018 (fingers crossed !).

Bref, 2017 c’était génial, je veux la même chose en 2018, et je vous souhaite d’être une lectrice ou un lecteur épanoui.e 😉

 

Aeternia, la marche du prophète: Gabriel Katz

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Synopsis:

Leth Marek, champion d’arènes, se retire invaincu, au sommet de sa gloire. Il a quarante ans, une belle fortune et deux jeunes fils qu’il connaît à peine. C’est à Kyrenia, la plus grande cité du monde, qu’il choisit de les élever, loin de la violence de sa terre natale. Lorsqu’il croise la route d’un culte itinérant, une étrange religion menée par un homme qui se dit prophète, l’ancien champion ignore que son voyage va basculer dans le chaos. À Kyrenia, où l’on adore la Grande Déesse et les puissants du Temple s’entredévorent, une guerre ouverte éclate entre deux cultes, réveillant les instincts les plus noirs. La hache de Leth Marek va de nouveau tremper dans le sang. Le plus violent des combats est celui que l’on mène contre ses propres croyances.

Mon Avis :

Les avis sont globalement très positifs sur ce premier tome, qui est présenté comme un ouvrage de fantasy française incontournable, novateur, qui ressemble à Game  of Thrones, bref, une description très alléchante pour la fantasy-fan que je suis.

Et pourtant, je vous l’annonce tout de suite, chez moi, la sauce n’a pas du tout pris. On sent vraiment que Gabriel Katz est un scénariste, puisque j’ai eu plus l’impression de lire un script qu’un roman tout au long de ma lecture. J’ai trouvé que l’écriture était presque simpliste, trop factuelle. Je n’ai pas réussi à sentir tout l’univers qui y est dépeint, ni même à ressentir de l’empathie pour les personnages.

Pourtant quelques idées sont bonnes, notamment de faire se confronter deux cultes différents, et de montrer toutes les intrigues politiques qui peuvent en découler. Il y a eu un effort de construction des personnages, pour les montrer à la fois avec leurs bons et leurs mauvais côtés, ce qui ne donne pas une impression de manichéisme dans le récit. Les chapitres sont construits avec des cliffhangers, ce qui fait avancer dans le récit assez efficacement.

En revanche, j’ai eu l’impression d’avancer dans un RPG, certainement parce que le personnage principal suit une route, semble passer des niveaux et acquérir des compétences qui le mèneront au combat final, façon jeu vidéo. L’esthétique du livre renforce cette impression, avec une ambiance médiévale, des femmes hypersexualisées (et faibles, et souriantes, et sexyyyyyyyyy…. au secours) et des hommes qui sont des montagnes de muscles (au secours aussi, ce sont de gros beaufs). Bref, un livre qui pourrait peut-être plaire aux joueurs de jeux vidéos qui cherchent à retrouver les ambiances de certains jeux. Personnellement, je préfère jouer directement plutôt que de retrouver tout cela dans un roman.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas été convaincue pas cette lecture, mais tentez votre chance, sait-on jamais, la magie pourrait opérer avec vous…

La Passe-miroir (tome 2), les Disparus du Clairdelune: Christelle Dabos

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Synopsis:

Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité.

Mon Avis:

Le premier tome de la Passe-Miroir avait été un coup de cœur l’année dernière, quand je l’avais lu pour le début de l’hiver. J’avais économisé le tome 2 en attendant que le 3 sorte, et maintenant qu’il est sorti, je vous présente ma revue des Disparus du Clairdelune.

On se retrouve in medias res, Ophélie rencontre enfin Farouk, et se retrouve sur le devant de la scène un peu malgré elle. Au cœur du Pôle, les courtisans la jalousent et cherchent par tous les moyens à retrouver leur place dans le cœur de l’esprit de famille. Le mystère qui entoure le monde d’Ophélie s’épaissit, notamment autour du destin des différents esprits de famille. Sa relation avec Thorn et sa belle-famille se complexifie, et il m’est devenu impossible de ne pas aimer tous ces personnages, même ceux qui sont moins sympas… L’intrigue est bien amenée, et elle trouve une résolution que j’ai bien aimée à la fin du tome.

C’est un second tome que je trouve très bon, en comparaison à d’autres deuxièmes tomes de trilogies. Il y a une partie des résolutions qui est faite dans ce tome, mais suffisamment de mystères pour amener les intrigues du troisième tome. Je suis tellement fébrile à l’idée de lire la suite, si vous saviez…

Le style d’écriture de Christelle Dabos, l’univers qu’elle a crée, les personnages, tout est aussi charmeur que pour le premier tome, avec une pointe d’angoisse en plus. J’ai trouvé ce tome encore plus abouti que le premier (et pourtant, le premier est dinguissime !). J’ai vraiment hâte de lire le dernier tome de cette trilogie. Que vous ne soyez pas adepte de fantasy, de littérature jeunesse, ou que sais-je, cette saga pourrait vous faire changer d’avis. Je la conseille quel que soit votre âge, quels que soient vos goûts.

Je suis devenue une grande fan, et j’espère pouvoir un jour rencontrer Christelle Dabos, pour lui dire tout mon amour de lectrice ❤

 

Ça: Stephen King

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Synopsis:

Périodiquement, dans la petite ville de Derry (Maine), des événements tragiques se produisent: des enfants disparaissent, d’autres sont retrouvés morts, le corps déchiqueté, des incendies éclatent. Six garçons et une fille de onze ans, qui forment un groupe d’amis fidèles, traquent cette « chose » abominable qui vit dans un réseau d’égouts abandonnés et peut prendre la forme qui lui plaît, y compris celle d’un clown qui attire les enfants avec des ballons de couleur. Ils croiront être parvenus à anéantir le monstre, mais vingt-cinq ans plus tard tout recommence. Devenus adultes, les petits héros de 1958 se retrouvent pour affronter le mal à l’état pur. Une lutte longue et très périlleuse qui exige l’amour et l’amitié pour vaincre « Ça » qui, lui aussi, peut avoir peur…

Mon Avis:

Un des livres les plus épais du maître du thriller et de l’épouvante américain: Stephen King. Idéal pour la période automnal, pour Halloween, ou encore pour partir trois semaine en vacances, Ça est une pierre angulaire de l’œuvre de cet auteur. Le récit se divise entre deux sphères temporelles : celle où les héros sont enfants, et celle où les héros sont adultes. Au niveau de la compréhension du récit, il faut s’accrocher un peu au départ puisqu’il y a des changements de points de vue qui ne permettent pas forcément de comprendre de qui il s’agit. Accrochez-vous également à vos slips lorsque vous serez plongé dans les nombreux sous-récits qui permettent d’assembler les pièces du puzzle de cette histoire.

Le volume de ce livre est à mon sens son principal problème: il présente des longueurs qui deviennent presque insoutenables. Certaines scènes m’ont dégoûtée, mais je n’ai pas ressenti particulièrement de peur: on sait que les enfants ont grandi, et donc qu’ils ont survécu, on sait que les adultes vont vaincre ça, la seule chose qui est intéressant c’est de savoir comment cela arrive. Ça n’a pas été suffisant pour maintenir mon intérêt pour la suite; j’ai abandonné passé le troisième quart. J’ai fini par m’ennuyer. Toutefois, je m’étais attachée aux personnages principaux, à leurs relations, leurs caractères. Je me suis spoilée la fin de l’histoire sur wikipédia, et je n’ai pas été déçue, puisque le pire était devant moi, et je suis contente de ne pas l’avoir lu.

L’histoire est malsaine, et pour cela je suis très contente (faut pas se mentir, c’est ce qu’on cherche quand on lit ce genre de trucs), mais c’était beaucoup trop long, et c’est dommage. Finalement, je conseille plutôt de lire une autre livre de King, plutôt que celui-ci.

J’irais peut-être voir les films 😉

Les Outrepasseurs; Cindy Van Wilder

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Synopsis :

-Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.

– Nous ?

– Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux. » Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat et découvre que l’attaque le visait personnellement. Emmené à Lion House, la résidence d’un mystérieux Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis des siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Les révélations de ces derniers vont changer le cours de sa vie…

Mon Avis :

J’ai rencontré Cindy Van Wilder pour les Aventuriales de 2016, et j’ai passé un moment  très agréable en sa compagnie. J’ai lu et vu beaucoup d’avis très positifs sur la saga des Outrepasseurs, et j’avais donc très hâte de commencer ma lecture.

L’histoire commence dans la vie normale d’un adolescent normal, à qui tout d’un coup, il arrive quelque chose de surnaturel. Pour comprendre ce qu’il se passe, il va devoir affronter les souvenirs de ses ancêtres. Personne autour de lui ne peut lui venir en aide, il est seul. Nous allons donc jongler entre le passé avec les ancêtres, et le présent ou le héros va comprendre petit à petit ce qui est en train de lui arriver.

Je n’ai pas eu de chance dans ma lecture, parce que je n’ai pas vraiment accroché à l’histoire. J’ai trouvé qu’il y avait tellement de personnages dans le passé qu’on s’y perdait complètement (le jeu qu’il y avec les prénoms n’aide pas vraiment). Certains personnages sonnent un peu creux, puisqu’ils semblent apparaître dans une scène subitement, sans avoir été mentionnés avant. Les fés ne sont pas beaucoup décrits, et j’avais envie d’en savoir plus sur eux.

J’ai eu du mal à finir ce livre, et j’ai malheureusement sauté plusieurs pages. Je ne pense pas qu’il est mauvais pour autant. Je l’ai lu à un moment où j’aurais sans doute préféré autre chose. Je commence également à avoir des difficultés à lire des ouvrages pour la jeunesse, que je trouve trop simplistes en ce moment. Pour être objective, je pense que ce livre mérite sa réputation: l’univers crée est intéressant, ainsi que l’intrigue soulevée. Il conviendra sans doute à vos chères têtes blondes qui seront ravies de s’identifier aux adolescents de cette histoire.

 

Le Songe d’une nuit d’été: Shakespeare

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Synopsis:

À l’heure où les elfes s’éveillent, les humains s’endorment, et il est demandé au spectateur, victime consentante, de croire à la communication improbable de ces deux mondes. Les uns habitent la cité, régie par une loi anti-naturelle et imposée ; les autres demeurent au plus profond des bois, lieu où les lois irrationnelles de l’amour ont libre cours. Thésée juge les amoureux, Obéron les réconcilie grâce à un philtre d’amour qui, tel une encre magique, engendre dans le cœur des amants, comme dans l’intrigue, des bouleversements baroques.

Mon Avis:

Lue entre deux gros pavés, cette petite pièce de théâtre s’est révélée comme une bouffée d’air. Je lisais Ça de Stephen King, et cette petite histoire sans prétention m’a fait un bien fou.

Pour l’édition que j’ai lue, elle a été traduite par François-Victor Hugo (oui, le fils de…), qui a pris le parti de coller un peu mieux au sens premier de la pièce de Shakespeare au détriment de certaines figures de style impossible à rendre en français. En tant qu’angliciste, c’est un choix qui m’a beaucoup plu.

J’ai beaucoup aimé retrouver les intrigues shakespeariennes, surtout sur le ton un peu plus léger que pour d’autres de ses œuvres. Le songe d’une nuit d’été a inspiré beaucoup d’écrivains de la fantasy et du merveilleux, et pour quelqu’un qui adore ce genre littéraire, c’est donc un immanquable. Il est sans doute très beau à voir au théâtre, j’ai donc hâte de prolonger l’expérience sur les planches.

 

Notre-Dame de Paris; Victor Hugo

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Synopsis:

Dans le Paris du XVe siècle, une jeune et superbe gitane appelée Esméralda danse sur le parvis de Notre Dame. Sa beauté bouleverse l’archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, qui tente de l’enlever avec l’aide de son sonneur de cloches, le malformé Quasimodo. Esmeralda est sauvée par une escouade d’archers, commandée par le capitaine de la garde Phoebus de Châteaupers…

Mon Avis:

Je suis une grande amoureuse de Victor Hugo, de sa façon d’écrire, de ses personnages, de ses engagements politiques. Si j’avais vécu au XIXe, j’aurais certainement été une groupie en jupons froufroutant. Bref, je l’aime à la folie de mon cœur de lectrice.

Notre-Dame-de-Paris est mon troisième livre de cet auteur, et c’est la sortie de la comédie musicale qui m’a décidée à me lancer. Parce que j’avais envie d’aller la voir (hé hé).

Ne vous attendez pas à retrouver l’histoire du film de Disney, Victor Hugo a bien plus le goût du drame que cela. On retrouve ici ses personnages cabossés par la vie, incompris et rejetés, qui sont pourtant les moins fourbes de tous; je parle bien sûr de Quasimodo, figure incontournable de l’imaginaire collectif. J’ai découvert qu’Hugo n’en avait pas fait un ange pour autant, et c’est que j’aime tant chez lui: on peut aimer des personnes qui ont des défauts dans ses histoires. Celles et ceux qui sont vraiment détestables sont ceux qui cherchent à paraître plutôt que d’être, dans la grande farce qu’est leur vie.

Ainsi l’archidiacre Frollo est bien un homme affreux, mais qui n’en reste pas moins quelqu’un qui souffre terriblement. Le seul que j’ai vraiment détesté dans toute sa personne et ses actions, c’était Phoebus. Ironique, n’est-ce pas ? La pauvre Esmeralda se retrouve victime de la concupiscence des hommes, et le seul qui la protège est repoussé d’elle (ben oui, il est moche le pauvre). Esmeralda est une figure d’innocence qu’on retrouve aussi dans le reste de l’œuvre d’Hugo; je lui préfère quand même Déa dans l’Homme qui rit (qui est MON LIVRE DE MA VIE).

J’ai découvert les rues de Paris (alors que je viens juste d’y arriver!), je me suis laissée une fois de plus emportée par cette prose que j’aime tant. Cette écriture se déguste, se contemple, et surtout: elle se partage. Alors, à vos livres mes amis, lisez Notre-Dame de Paris, vous ne le regretterez pas.

Et au fait: la comédie musicale, je l’ai vue… C’était incroyablement magnifique, décors grandioses, danseurs excellents, voix époustouflantes. Bref, à aller voir absolument ! Personnellement je suis tombée en amour de l’interprétation d’Angelo Del Vecchio dans le rôle de Quasimodo.

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En l’absence des hommes, Philippe Besson

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Synopsis:

Au début, il est sans doute un peu dérangeant cet amour entre ce vieil écrivain et ce très jeune homme. Mais très vite on se rend compte qu’il restera sur un plan purement platonique. Alors s’installe une véritable fascination pour chacun des mots qu’ils échangent, au cours de profondes et longues conversations, puis au fil de lettres admirables, lorsque Marcel doit quitter la ville. Car l’écrivain en question, c’est Proust bien sûr, même s’il n’est jamais nommé. Exactement au moment où naît cette passion, le jeune héros connaît l’amour, charnel celui-là, avec son beau soldat de voisin.

Mon Avis:

Philippe Besson est un écrivain doté d’un style très reconnaissable, travaillé et poétique. Passé quelques pages, je me suis laissée portée par l’univers en photo sépia de ce livre. Nous sommes au cœur d’une bourgeoisie parisienne qui attend la fin de la première guerre mondiale dans la mélancolie et l’angoisse. Quand le soldat revient, c’est pour nous plonger dans l’horreur de la guerre, des espoirs brisés, d’une incertitude déchirante. Notre héros est un adolescent, il a la fougue de son âge, la maturité d’un plus vieux. Il semble comprendre sans comprendre ce qui se passe autour de lui, et grandit quand même. Il aime, il déteste, il se fiche de ce qu’on pense de lui; je m’y suis tout de suite attaché.

En l’absence des hommes est un livre qui se lit avec abandon de soi. Il permet de renouer avec notre propre adolescence, nos émotions, nos rêves, notre avenir. Un livre qui doit probablement être parfait à lire quand on a seize ans, ou qu’on souhaite dialoguer avec son adolescence passée.

Que vous aimiez ou pas le style et l’histoire, ce livre vous laissera une marque…

La part des flammes; Gaëlle Nohant

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Synopsis:

Paris, 1897. Toutes les femmes de l’aristocratie se pressent au Bazar de la Charité, événement mondain des plus courus. Parmi elles, deux femmes peu habituées à cet univers, Violaine de Raezal, rejetée par ses pairs depuis la mort de son mari, et la jeune Constance d’Estingel, indifférente aux conventions sociales. Quand le bazar prend feu et que le piège des flammes se referme, la tragédie fait basculer leur destin.

Mon Avis:

J’écris cette revue alors que j’ai terminé ce livre en Août, je m’excuse donc à l’avance si ma mémoire n’est plus très fraîche !

Je me suis retrouvée plongée dans le Paris du XIXe siècle; association d’une période historique que j’adore avec un lieu qui m’était totalement inconnu (plus maintenant ha ha !), j’ai donc eu l’occasion de me promener dans Paris avec les personnages de ce livres. Les rues, le Bazar de la charité, tout dans ce livre avait un parfum de bourgeoisie élégante au milieu d’une carte postale en blanc et noir.

Une fois le tableau planté, la rencontre avec les personnages principaux (toutes des femmes, youpi !) a été une découverte totale de cette classe bourgeoise française qui enserre les femmes dans une cage dorée. Filles, femmes, veuves, aventurières, intelligentes, elles ont chacune leur caractère trempé dans la douleur et la frustration, et cherchent à se faire une place à leur manière dans cet univers où elles passent leur vie sous la responsabilité d’un homme. Ce livre dénonce le patriarcat et ses travers, sans oublier ses conséquences sur les hommes, qui dans une autre mesure (moindre), subissent ces carcans lourds.

La plume de Gaëlle de Nohant est simple (mais pas simpliste!) et crée l’empathie pour ses personnages.

Être soi-même, se faire confiance, croire en ses rêves… Autant de défis que nos héroïnes doivent relever après s’être faites abimées par la vie.

Si vous aimez les histoires de femmes, les combats de vie, les personnages atypiques avec un soupçon d’histoire vraie, dégainez La part des flammes pour cet automne !