La reine des lectrices, Allan Bennet

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Synopsis:

Que se passerait-il Outre-Manche si, par le plus grand des hasards, Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d’un coup, plus rien n’arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu’elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?

Mon Avis:

Quand tu ne sais pas trop quoi lire, que tu as envie d’un petit bouquin qui se lit tranquillou pilou en un week-end, ne cherches plus ! Je vous présente aujourd’hui La reine des lectrices, par l’écrivain britannique Allan Bennet.

Un bibliobus débarque dans la cours de la reine d’Angleterre. Par politesse, elle emprunte un livre. Sa lecture ouvre alors une porte vers un monde de lectures infinies. Commence alors une épopée personnelle pour la reine.

Véritable déclaration d’amour à la lecture, ce livre m’a donné envie de lire encore et encore, lovée dans un canapé avec un bon plaid et un thé. La pointe d’humour d’Allan Bennet qui vient saupoudrer cette histoire apporte le piquant du récit, avec ce petit côté pince-sans-rire qu’on aime tant chez les britanniques.

Le livre étant assez court je n’ai pas grand chose à ajouter à cette chronique, d’autant plus que c’est écrit gros avec de grandes marges.

Il peut être pas mal pour une période de panne de lecture 🙂

Bonne rentrée les loulous !

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Les cités des Anciens tome 8, le puits d’argent, Robin Hobb

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Synopsis:

Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans leurs cocons pour se transformer en dragons. Mais trop affaiblis, ils donnent des créatures difformes et incapables de survivre sans l’aide des humains, si bien que les Marchands du Désert des Pluies décident de s’en débarrasser…

Mon Avis :

Dernier tome de la saga de la Cité des Anciens de Robin Hobb les gars ! Dernier tome !! Cela fait plus d’un an que je suis amoureuse de cette saga, et lui dire au revoir a été un réel crève-cœur…

Thymara et Alise tournent une page essentielle de leur vie dans la Cité. Elles ont évolué auprès des dragons, des marins, et des autres gardiens. Au fil des pages, je les ai suivies dans leurs tribulations, leurs explorations et leurs épreuves. J’ai été émue aux larmes, j’ai éprouvé une rage contre certains personnages, mais également une rage de vivre communicative. Cette saga donne envie de se battre, de croire en soi et d’affronter la tête haute les blessures de la vie.

Robin Hobb est une autrice généreuse envers son lecteur: elle nous prend par la main et nous emmène dans son monde de fantasy fait de légendes, de magie et d’intrigues politiques. Elle n’a clairement rien à envier à George Martin, je la place même en haut du podium de mes auteur.e.s de fantasy incontournables. Elle a le mérite de présenter des personnages féminins modernes, mais également des personnages masculins qui sortent des normes imposées. Ils n’en gardent pas moins des défauts, qui ne les rendent que plus attachants à mes yeux de lectrice. Je suis en amour total.

Il y a des personnes de différentes couleurs, tailles, origines socio-culturelles, avec des sexualités différentes. S’il y avait une certification garantissant une représentation des minorités et de personnages LGBTQ+, cette saga aurait pu la décrocher (après cela n’engage que moi, je ne sais pas ce que d’autres en penseraient).

Maintenant que j’ai lu cette saga, je vais enfin me mettre à la lire dans le bon ordre (ha ha !), et donc continuer mon aventure de fantasy avec la première époque de l’Assassin Royal (ensuite il faut lire les Aventuriers de la mer, puis la deuxième époque de l’Assassin Royal… ce sont les éditions françaises qui ont tout compliqué!).

Prenez soin de vous !

La perle et la coquille, Nadia Hashimi

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Synopsis:

Kaboul, 2007 : les Talibans font la loi dans les rues. Avec un père toxicomane et sans frère, Rahima et ses soeurs ne peuvent quitter la maison. Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui permettra à la jeune Rahima de se travestir jusqu’à ce qu’elle soit en âge de se marier. Elle jouit alors d’une liberté qui va la transformer à jamais, comme le fit, un siècle plus tôt, son ancêtre Shekiba. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et permettent une exploration captivante de la condition féminine en Afghanistan.

Mon Avis:

Mon premier voyage en Afghanistan m’a laissé une trace indélébile à travers ce livre.

Le style de l’autrice est simple sans être simpliste, fluide et bien structuré. Nadia Hashimi arrive à nous faire comprendre certains mots de la langue afghane avec leur contexte, ce qui permet de ne pas décrocher du récit, même si on ne connait pas plus que ça cette culture. De même : si vous ne connaissez pas ce pays, cette culture, ce livre me semble tout à fait approprié pour avoir une introduction à son histoire. Il permet également de comprendre certains systèmes de pensées, certaines traditions qui sont si étrangères aux occidentaux (et c’est dommage!).

C’est bien sûr la condition de la femme afghane qui nous intéresse le plus dans ce livre, et il y a tellement de choses à dire. Entre objet de désir et de révultion, sale et sacrée, honorée et maltraitée, on retrouve toutes les nuances de caractères, de destinées, de combats. Au delà de Shekiba et sa descendante Rahima, on rencontre d’autres femmes qui ont connu leurs souffrances, et qui ont cherché, chacune à leur manière, à faire avancer leurs conditions de vie.

La perle et la coquille est un livre bouleversant, qui fait pleurer de joie, de tristesse, de colère, de frustration… Je pense qu’il est parfait pour se rappeler que bien des combats en matière des droits des femmes ne sont pas gagnés.

Et si vous pensez que cela ne concerne que l’Afghanistan, n’oubliez pas que l’IVG est remis en cause en France. N’oubliez pas que les femmes sont moins payées que les hommes, dans des situations plus précaires, harcelées dans la rue, victimes de violences conjugales, violées, tuées pour le simple fait d’être une femme. En France.

La Horde du Contrevent, Alain Damasio

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Synopsis:

Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu’un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s’y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d’eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu’en Extrême-Aval ait été formé un bloc d’élite d’une vingtaine d’enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueules, leur vie durant, le vent jusqu’à sa source, à ce jour jamais atteinte : l’Extrême-Amont. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m’appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l’éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l’azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l’ultime.

 

Mon Avis:

Ce livre fait partie de ceux qui ont changé ma perception de la vie. Il m’a fait réfléchir, rêver, pleurer, grandir. Les critiques l’ont encensé, mais il faut vraiment le lire pour comprendre ce qu’il se passe quand on a été en contact avec la Horde.

La première chose qui m’a frappée, c’est le style, la plume, l’écriture, la syntaxe. Même la ponctuation n’est pas laissée au hasard. Jamais. Chaque personnage possède sa propre identité stylistique, son jargon, sa ponctuation. Ça a du être un travail titanesque. Chacun d’entre eux est symbolisé par un signe de ponctuation, il faut donc se reporter au marque-page (très utile) qui est fourni avec le livre pour s’y retrouver.

Le départ est un peu laborieux, mais devinez quoi: ça correspond tout à fait avec ce que le livre essaie de nous faire ressentir. Qu’il n’y a pas de récompense sans un effort. Qu’on peut se sentir perdu, mais qu’il faut continuer à y croire.

La seconde claque, c’est l’histoire. Celle des personnages, mais aussi l’histoire de ceux qui les ont précédés, et l’histoire avec une grand H. Toutes s’entrecroisent et se mêlent pour créer un monde avec une mythologie, des sciences qui lui sont propres (l’aérologie, cette science incroyable!). Quand on commence la lecture, on a l’impression de contrer avec les membres de la Horde, comme si le lecteur en était le 24e membre. Cette impression de contre est renforcée par un comptage de pages décroissant. L’auteur nous invite à nous investir à 100% dans le récit, et chaque page tournée nous fait avancer vers le 0 fatidique où l’on affronte la fin du récit. C’est bouleversant.

La Horde du Contrevent, c’est un livre qui a tellement crée d’engouement qu’une bande-dessinée, un film et un album musical ont été crées autour de cet univers incroyable.

Venez respirer un grand bol d’air avec Alain Damasio.

Pour kiffer encore un peu:

  • le site officiel
  • le projet de création d’un jeu vidéo
  • la bande-son crée avec Arno Ayvan et Alain Damasio
  • premières images du film 
  • attention à la version numérique qui semble avoir été difficilement adaptée (en raison de cette ponctuation incroyable). Pour l’unique fois de ma vie, je vous déconseille le format numérique, qui risque de réduire l’expérience de lecture.

Notre quelque part

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Synopsis:

C’est Yao Poku, vieux chasseur à l’ironie décapante et grand amateur de vin de palme, qui nous parle. Un jour récent, une jeune femme rien moins que discrète, de passage au village, aperçoit un magnifique oiseau à tête bleue et le poursuit jusque dans la case d’un certain Kofi Atta. Ce qu’elle y découvre entraîne l’arrivée tonitruante de la police criminelle d’Accra, et bientôt celle de Kayo Odamtten, jeune médecin légiste tout juste rentré d’Angleterre. Renouant avec ses racines, ce quelque part longtemps refoulé, Kayo se met peu à peu à l’écoute de Yao Poku et de ses légendes étrangement éclairantes…

Mon Avis :

Les couvertures des éditions Zulma sont les plus belles sur les étagères des librairies selon moi. J’ai été longtemps très intriguée par les titres proposés par cette maison d’éditions, notamment parce qu’elle propose une palette d’écrivains de tous les coins du monde.

Je me suis lancée avec un écrivain Ghanais qui propose une enquête policière teinté de la tradition ghanaise. J’ai pu découvrir tout un jargon, des coutumes, des plats traditionnels du Ghana. Le dépaysement est total quand on ouvre ce livre, je vous le garantis ! Le style varie selon le point de vue adopté et permet d’avoir plusieurs prismes autour de la même intrigue.

Je ne suis pas une habituée des enquêtes policières, et à la fin du livre, j’ai pensé que ce n’était sans doute pas mon genre favori. J’ai trouvé qu’il y avait des longueurs, bien que le roman ait été court. J’ai compris beaucoup de choses avant de pouvoir les découvrir dans le livre. Je n’ai donc pas profité de l’histoire comme j’aurais aimé; je n’ai pas été surprise…

En revanche, le cadre culturel, les personnages et le lien avec le folklore ghanais m’ont beaucoup plu. Si les enquêtes policières vous bottent, ça peut être carton plein pour vous ! Pour découvrir de nouveaux pays, de nouvelles plumes, les éditions Zulma c’est vraiment LA référence pour moi. Si vous cherchez à voyager pour pas cher, foncez !

Library of Souls, Ransom Riggs

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Synopsis :

Dans le Londres d’aujourd’hui, Jacob Portman et Emma Bloom se lancent à la recherche de leurs amis enlevés par les Estres. Ils retrouvent leur trace grâce au flair aiguisé d’Addison, l’illustre chien particulier doué de parole. Bientôt, au bord de la Tamise, ils font la connaissance de Sharon, un géant bourru qui, moyennant une pièce d’or, propose de leur faire traverser le fleuve. Ils rejoignent ainsi l’Arpent du Diable, une boucle temporelle à la réputation effroyable où séjournent les particuliers les moins recommandables, où pirates et malfaiteurs commettent leurs forfaits en toute impunité.

Mon Avis :

Miss Peregrine et les enfants particuliers est une saga de fantasy que je ne suis pas prête d’oublier. OVNI de la littérature jeunesse, elle représente pour moi tout le potentiel de la littérature d’aujourd’hui. Le mariage entre photos d’époque et récit d’aventure tient la route et nous emporte loin dans notre imagination.

Ce troisième tome clôt la saga comme tout les derniers tomes devraient le faire: sans manquer de souffle, et en apportant de vraies réponses à chacune des interrogations du lecteur. Non pas qu’un peu de mystère soit le bienvenu, mais souvent, la fin d’une trilogie peut laisser un sentiment de « pas fini ». Ici, la structure narrative permet de reposer le livre en paix. Du moins est-ce mon avis !

Le dernier tome nous propose un voyage dans le plus particulier des univers des particuliers, pour enfin affronter les terribles Hollows ainsi que les Wights qui cherchent à les contrôler. Jacob et Emma apprennent à grandir dans cet endroit atypique et il ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour sauver le monde des particuliers. Nous en apprenons plus sur le fonctionnement de ce monde, ses rouages, et la façon d’entrer en guerre contre des monstres quasiment invincibles… Pour enfin vaincre ?

Je ne peux que vous conseiller cette trilogie, que vous soyez enfants, adolescents ou adultes.

Vous y trouverez tout les bons ingrédients d’un livre qui fait autant frémir que rire, bondir, ou pleurer.

Les cités des Anciens tome 7, Robin Hobb

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Synopsis du tome 1 :

Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans leurs cocons pour se transformer en dragons. Mais trop affaiblis, ils donnent des créatures difformes et incapables de survivre sans l’aide des humains, si bien que les Marchands du Désert des Pluies décident de s’en débarrasser…

Mon Avis :

Ce septième tome commence à sentir la fin de la saga, à mon grand regret. Je passe toujours un moment très agréable avec Thymara, Alise, Leftrin et toute la clique…

Le Vol des Dragons par son titre ne laisse plus planer beaucoup de suspens quant à ce qui peut éventuellement être en train de se passer dans le Désert des Pluies, mais les nœuds narratifs de la fin laissent présager un dernier tome palpitant !

Je pense faire un bilan plus poussé une fois le tome 8 avalé, et j’espère déjà pouvoir me jeter bientôt dans une nouvelle saga de Robin Hobb…

Létherrae, tome 1: premier carnet, Morgan Malet

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Synopsis:

Le combat de Max, ses proches n’en savent rien. Confronté à la loi du silence, la violence et la haine absurde et aveugle des cours de lycée, il est le seul à résister à la dictature de quelques uns. Cette lutte, il la paie au prix fort. Et quand un étrange inconnu lui tend la main, Max ignore que cette rencontre sera le premier pas vers un monde oublié de tous, où mages et sorciers sont plongés dans une guerre séculaire. Il ne peut alors imaginer les dangers que ses amis et lui vont devoir affronter. Au bout du chemin, c’est le destin de Max qui sera définitivement bouleversé. De sa survie dépendra notre liberté… Et dans l’ombre de Létherrae, Soccard cherche l’enfant au Sang déchu.

Mon Avis:

J’ai découvert ce livre et son auteur lors d’un salon du livre en Septembre dernier. Il m’avait intrigué par deux thématiques que je voyais mal se marier: le harcèlement scolaire et la fantasy.

Ce mariage a été plutôt heureux pour moi: le personnage harcelé tire une expérience de ce qui lui est arrivé. Cela lui sert beaucoup une fois plongé dans ce nouvel univers. La magie, son fonctionnement et ses enjeux ont été élaborés par l’auteur de façon intéressante. Morgan Malet se rattache à l’Histoire que nous connaissons bien, apprise sur les bancs de l’école, pour en tirer un univers parallèle d’individus fuyant des persécutions. Là encore, nous avons un renvoi à la situation du héros: Max. C’est un personnage un peu paumé et mal dans sa peau au début du roman.

Pourtant, je ne pense cependant pas être le public cible de ce livre; je pense que c’est parce que ma scolarité au lycée commence à être loin, et mes 16 ans aussi (#jesuisvieille).

Je le mettrais par contre volontiers dans les mains de nombreux ados. Pourquoi pas une bibliothérapie sur le harcèlement scolaire 😉 ?

 

Harry Potter and the Half-Blood Prince

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Synopsis:

Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione. Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres étudiants de sixième année. Mais pourquoi Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley ? Dans quels extraordinaires voyages au cœur de la mémoire va-t-il l’entraîner ?

Mon Avis:

Nouveau tome des aventures d’Harry Potter lu en anglais pour ma part; les frissons, les rires et les larmes ont à nouveau été au rendez-vous !

Le 6e tome est un de ceux que je connais le moins, et j’ai eu l’occasion d’avoir la mémoire rafraîchie  à plusieurs reprises. J’aime beaucoup la découverte des nombreux souvenirs dans ce tome, mais également la complexité de l’âge adolescent qui est très bien rendu. C’est un tome qui permet à mon avis, de découvrir Harry en tant qu’ami fidèle et dévoué pour Ron et Hermione. Plus que les années précédentes, il se rend compte de la chance qu’il a de les avoir à ses côtés, et se tourne plus volontiers vers ses autres camarades de classe.

Harry prend en maturité et marque définitivement sa différence d’avec Voldemort. Il a grandi et se forge sa propre identité, là où on le renvoyait facilement à sa mère ou son père auparavant. Harry commence à comprendre ce qu’il est en tant que personne, mais également ce qu’il peut représenter pour les autres. Le message est fort: il s’agit de garder la tête sur les épaules et de rester fidèle à ses convictions, même dans une époque sombre et incertaine.

Harry, Ron et Hermione, sont fin prêts pour mener la dernière bataille…

Kinderzimmer, Valentine Goby

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Synopsis:

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.

Mon Avis :

 La lecture de ce livre a été difficile, mais vu la thématique, je m’y attendais. La dernière fois que j’ai lu un livre sur la Seconde Guerre Mondiale, il s’agissait de La voleuse de Livres de Markus Zusak, qui parlait plus du quotidien des allemands pendant la guerre. Avec ces lectures j’ai l’impression de découvrir cette période historique sous de nombreux nouveaux aspects.

Il faut avoir le cœur accroché pour lire un livre traitant de la vie en camp de concentration. Avant même de lire les premières lignes, on est déjà changé, et tout au long de la lecture, on a toujours du mal à réaliser que de vraies personnes ont vécu tout cela. Pour porter la mémoire des milliers de femmes de Ravensbrück, Valentine Goby a choisi de parler de quelques unes qui ont vécu l’inhumain. A travers ces femmes, leurs espoirs, leurs ignorances et leur détresse, j’ai vécu des moments difficiles, des questionnements improbables. Qu’est-ce que deviennent les bébés dans les camps de concentration ? Peut-on être mère à Ravensbrück ?

L’écriture est poignante, parfois douloureuse, parfois douce, elle laisse toujours transparaître la fierté de ces femmes. Pas une ne regrette d’avoir résisté, elles continuent toutes le combat, chacune à leur manière.

Un livre qui vous marquera certainement, et vous donnera aussi envie de résister 😉

Autres lectures sur le même thème:

  • Si c’était un homme, Primo Levi
  • L’écriture ou la vie, Jorge Semprun
  • Max, Sarah Cohen-Scali
  • La voleuse de Livres, Markus Zusak