Publié dans Sur la route...

Passion tricot

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Le tricot, ça peut sembler être un truc un peu ringard, réservé aux grand-mères. Tout de suite, ce mot évoque les gros ouvrages faits à la main, parfois irréguliers, qui peluchent mais ne s’usent jamais.

Pour moi, le tricot c’est aussi le souvenir de pulls faits mains que j’ai adoré porter quand j’étais petite. Je pouvais avoir mes petites améliorations sur le modèle, choisir ma couleur, demander un pull plus long… Torsades, pulls ajourés, personnages et boutons en bois, le tricot fait maison a toujours fait partie de ma vie. Aujourd’hui c’est moi qui bidouille des ouvrages pour les personnes que j’aime ou pour moi. J’ai toujours deux ou trois projets en cours dans ma tête, en me lançant des défis farfelus, comme dernièrement un gros ouvrage de jacquard que j’ai mis huit mois à terminer.

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C’est une activité apaisante, qui donne naissance à un ouvrage unique, solide et fait avec amour pour des personnes qui me sont chères. Tricoter, ça me permet également de maîtriser une partie de ma garde-robe: pas de petit travailleur sous-payé au Bangladesh pour réaliser ce pull. Je fais également le choix de la matière, qui me permet de faire une création en adéquation avec les besoins de chacun. Je peux laisser mon imagination courir sur les mailles, pour créer des ouvrages qui me ressemblent. Ce travail est très gratifiant sur le long terme: le  vêtement est pensé de A à Z, il devient adapté parfaitement à ce que je recherche.

La laine peut coûter cher au départ, mais le pull, l’écharpe, le plaid, ont une durée de vie bien supérieure à ceux que l’on peut trouver dans le commerce. Là aussi, je peux choisir d’épargner des moutons, lamas, lapins, dromadaires qui ont besoin de leur laine pour vivre (non, un mouton n’a pas de laine sur le dos pour subvenir aux besoins des humains). En ce moment je suis de très près le développement des fibres végétales, et certaines marques ont développé des matières très belles. Cela dit, j’utilise également des fibres synthétiques, comme l’acrylique, qui polluent beaucoup dans leur production, mais permettent toujours d’épargner des vies (sur le court terme) et sont moins coûteuses.

On ne va pas se mentir, faire ce genre de choix, ce n’est pas à la portée de tout le monde. J’ai arrêté d’acheter des vêtements, chaussures et accessoires de manière compulsive, ce qui me permet d’investir dans des projets qui me tiennent vraiment à cœur. Je ne juge donc personne dans cet article, j’explique simplement ma façon de faire.

Et je ne peux qu vous encourager à essayer la tricothérapie 😉

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