Publié dans Bande-dessinées, mangas, albums, Végétarisme, environnement

Vie de Carabin, Insolente Veggie, Rose…

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Vie de Carabin Dossiers médicaux, tome 1 : Carnets de santé par Védécé

Synopsis:

 

Depuis 2011, Védécé raconte son quotidien d’étudiant en médecine sur Internet. Parfois drôles, parfois révoltantes, toujours véridiques, ses anecdotes sont suivies aujourd’hui par plus de 10 000 lecteurs.

Mon Avis:

Si vous souhaitez en apprendre plus sur le quotidien des jeunes internes en médecine, cette BD est faite pour vous ! Védécé nous fait découvrir avec une ironie mordante et un sens de l’observation incroyable. J’ai beaucoup aimé le coup  de crayon et les diverses situations décrites. Mine de rien, ça tombait très bien avec mes visionnages de Scrubs et Dr. House. Je vous la conseille comme lecture d’été, avec un cocktail sans alcool, au bord de la piscine, ou à l’ombre d’un arbre.

Insolente veggie, par Rosa B.

Synopsis:

L’album reprend des dessins qui ont fait le succès du blog Insolente Veggie et propose aussi de nombreux inédits. L’autrice aborde avec humour et esprit militant ce qui fait le quotidien des végétariens, des végétaliens et des vegans aujourd’hui : – végétarisme, végétalisme, véganisme, – écologie, – carnisme, spécisme, antispécisme, – lait, oeufs, – viande, élevage, abattage, – corridas, cirque, chasse, zoos, – vivisection…

Mon Avis:

Cela faisait tellement longtemps que je souhaitais lire cette BD ! L’astuce c’est de l’offrir à ton amoureux pour pouvoir le lire à ton tour (niark je suis diabolique). Quand on est sensible à la condition animale, ce genre de BD ne peut pas laisser indifférent.e. En revanche, je me demande bien quelle réception on peut en avoir si on s’en fiche des animaux ? Bref, c’est un peu ce que j’appelle « l’humour végé », qui se moque gentiment des contradictions des carnistes, ou qui fonce dans le tas en dénonçant les horreurs dont nous sommes responsables.

L’antispécisme c’est pas pour les chiens ! par Rosa B.

 Synopsis:

Qu’est-ce que le spécisme ? À quoi ressemble la vie d’un antispéciste ? L’homme est-il le nec plus ultra de la création ?
Que ces questions hantent vos nuits ou que vous n’ayez jamais entendu parler de ce concept, petit cours illustré d’antispécisme plein d’humour, un peu de mauvaise foi et bourré d’insolence !

Mon Avis:

Deuxième volume proposé par Rosa B. J’aime beaucoup le titre, puisqu’il parle d’un concept qui est inconnu à bon nombre de gens, à savoir : combattre les discriminations qui sont faites en fonction de l’espèce à laquelle tu appartiens. Pourquoi chouchoute-t-on nos chiens tout en infligeant des tortures innommables à des lapins de laboratoires ? Pourquoi tuer une vache se justifie, quand ce n’est pas le cas du meurtre des chats ? Bon prolongement des questions qui ont été abordées dans le premier tome, cette BD sera vite votre indispensable de chevet.

Rose, tome 1, par Valérie Vernay, Emilie Alibert et Denis Lapière (2017)

 Synopsis:

Jeune fille discrète, Rose a un secret : elle a le pouvoir de se dédoubler ! Son esprit peut quitter son corps et pénétrer dans les appartements pour regarder vivre les gens. Ce don, elle ne le comprend pas. Elle l’appelle « sa maladie ». Elle n’a jamais réussi à en parler : ni à sa mère, morte après sa naissance, ni à son père, devenu détective privé à la mort de sa femme. Un jour, tout bascule : son père est abattu d’une balle dans la tête ! Rose décide alors de reprendre l’affaire de son père pour découvrir son assassin.

Mon Avis:

Un premier tome qui donne une envie furieuse de connaître la suite ! Si j’avais su que le tome 2 n’était pas encore sorti… C’est très rare que je lise des enquêtes, puisque ce n’est pas ma tasse de thé du tout, mais là… C’était une BD excellente ! Le coup de crayon, la colorisation, le scénario, tout m’a charmée. Rose est une jeune femme attachante, pas girly-pouffe, ni trop intelligente pour être crédible. L’histoire accroche tout de suite : ça m’a entraînée, et j’ai tout lu d’une traite. Je la conseille pour les grands comme pour les plus jeunes, également pour cet été.

Bisous ventilateur !

Publié dans Végétarisme, environnement

Végé: pourquoi pourquoi (tout ça n’arrive qu’à moi) ?

 Un an que je suis végétarienne, raisonnez tambours et sonnez trompettes mesdames et messieurs, parce que ça y est, je vais en parler !

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Pourquoi tu veux manger des bébés ???

Alors d’abord, pour quoi je suis devenue végétarienne ?

La réflexion a été longue et a commencé quand j’ai commencé à vivre seule, à 18 ans. Je faisais mes courses toute seule, et ne maîtrisais pas toujours bien les dates de péremption des produits. Vous me voyez venir, j’ai beaucoup gaspillé de blancs de poulets qui sont devenus verts avant d’avoir eu la « chance » de se faire roussir à la poêle. A l’époque, je me disais déjà « ce poulet est mort pour rien, je ne l’ai même pas mangé ». J’ai alors commencé, de steak à la poubelle en saucissons trop secs pour être mastiqués, à me demandé s’ils vivaient pour quelque chose finalement, ces animaux qui finissaient dans mon assiette, ou ma poubelle. Comme tout le monde, j’ai grandi dans l’idée que c’était normal, c’était comme ça, il fallait manger de la viande. C’est culturel, et la chose la plus difficile à modifier dans nos habitudes quotidiennes c’est bien ça.

Est venu le temps du scandale de la viande de cheval dans les lasagnes. Premier déclic: pourquoi s’insurger pour des chevaux morts, et tolérer que  des bœufs se fassent tuer sans sourciller ? Pourquoi les vaches sont folles ? Comment fait-on les nuggets ? A quoi ça ressemble un abattoir? Pourquoi aime-t-on les chiens et mange-t-on les moutons ?

J’ai commencé à m’informer sur l’alimentation végétarienne, et me suis retrouvée face à mon manque de compétences en cuisine. Je ne connaissais pas beaucoup de recettes, et je mangeais n’importe quoi. J’avais donc besoin d’abord d’apprendre à mieux manger: plus de fruits, plus de légumes, puis un plat végé par semaine, puis plusieurs par semaine… La transition s’est entamée en 2014. Je suis devenue complètement végétarienne, avec coming-out et compagnie, l’année dernière. Plus je m’informais, plus je trouvais la consommation de viande inutile, voire néfaste pour la santé (en plus on digère mieux après). J’ai ensuite découvert l’impact environnemental incroyablement négatif de l’élevage. Puis l’horreur, le dernier déclic, la réalisation qu’on a tous tellement de mal à regarder en face : les animaux ressentent des émotions, de la douleur, de la tristesse. Les animaux ressentent ce qu’on leur fait subir au quotidien: mutilations à vif, coups, engraissement à outrance, inséminations à répétition, vie sans jamais voir le soleil, pas de place pour se retourner, folie… Oui les animaux deviennent fous, ils se mordent, cherchent à se tuer tant ils sont désespérés. Et pas seulement dans les élevages: souvenez vous de ces animaux au comportement étrange que vous avez croisé dimanche dernier au zoo.

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Être végétarienne ne répond pas à tous les maux, je ne pense pas être meilleure que les autres par cette décision, mais je suis plus en accord avec moi-même et mes valeurs. Causer le moins de souffrance possible sur cette terre, et respecter l’environnement. En 2017 en France, on peut être en parfaite santé en fichant la paix à des êtres vivants sentients qui n’ont rien demandé à personne.

PS: ne me parlez pas d’élevage respectueux ou bio, parce qu’au final les animaux naissent tous dans le même but; mourir pour satisfaire une envie curieuse qu’on les humains de se donner le cancer, des maladies cardio-vasculaires, de l’obésité.

Une vidéo pour réfléchir :

 

Bibliographie personnelle :