Publié dans Romans

Outlander tome 1, Diana Gabaldon

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Synopsis :

Au cours d’une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d’un menhir. Elle s’en approche et c’est alors que l’incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743. L’Écosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l’occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d’intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l’aventure et les périls, l’amour et la passion. Jusqu’au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu’elle aura découvert et le bonheur qu’elle a connu et qui, désormais, lui paraît si lointain…

Mon avis :

Outlander je t’aime, et je te déteste.

Tu m’as emportée dans l’Écosse des Highlands avec Claire

Dans la brume, sur les chemins boueux d’une guerre

J’ai vibré au son des cornemuses, dans des châteaux bien gardés

Des couleurs chatoyantes, partout sur les murs éclataient

Et dans mon oreille attendrie, ton gaélique s’est posé.

Outlander, ce que je me déteste quand tu me fais sourire

Car tes manières brutes, tes manières, ont tout pour me faire fuir

Un héros d’abord beau et charmant, devenu cruel et méprisant

Une héroïne étrangement courageuse dans sa quête

Pardonne les viols et n’en fait qu’à sa tête.

Pourquoi Outlander que tu es, n’ouvres-tu pas les yeux ?

Deux cents ans plus tard, rien ne change, est-ce ta morale ?

Dans mon monde, ton histoire d’amour sonne creux

On te dit novatrice, mais tu restes pourtant bien banale…

Un bilan en demi-teinte pour moi, vous l’aurez compris. L’aventure Outlander pour moi, s’arrête ici.

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Certaines n’avaient jamais vu la mer: Julie Otsuka

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Synopsis:

 Nous sommes en 1919. Un bateau quitte l’Empire du Levant avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes femmes promises à des Japonais travaillant aux États-Unis, toutes mariées par procuration. C’est après une éprouvante traversée de l’Océan pacifique qu’elles rencontrent pour la première fois à San Francisco leurs futurs maris. Celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui auquel elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir…

 

Mon Avis :

Ce livre est tout petit, il ne paie vraiment pas de mine au premier regard, si ce n’est que la couverture est très jolie. Il m’a été conseillé il y a quelques temps par une amie, et depuis je ne pouvais pas m’empêcher de me dire que je finirais forcément par le lire.

Ne vous laissez pas abuser par la petite taille du récit, il vous faudra des pauses, pour respirer dans votre lecture. Vous serez emporté.e.s si loin, vous découvrirez tant de choses, qu’il vous faudra certainement fermer les yeux de temps en temps pour vous sentir avec ces japonaises du début du siècle. Le récit est une mosaïque de portraits: tantôt émouvants, tantôt cruels.

La plume de Julie Otsuka est délicate, son style épuré laisse entrevoir mille et une vies. Je me suis sentie transportée par les mots tout au long du récit. J’ai eu l’impression d’être avec ces personnes, de partager leurs joies, leurs peines et leurs souffrances.

Je n’en dis pas plus, je vous laisse vous faire surprendre par ce voyage incroyable au cœur de l’Amérique…

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Pense bêtes: Christophe Léon

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Synopsis :

Une poule pondeuse qui parle et réfléchit tout haut. Les animaux du zoo le plus extraordinaire de ce début de troisième millénaire. Un mouton en chef qui cherche à convaincre ses congénères de le suivre. Un chien de chasse à la retraite qui ne supporte plus la télévision… Voilà les rencontres étranges et drôles que vous ferez en lisant ces quatre fables contemporaines. Un savant mélange de raison et de folie, de causticité et de gravité, pour saliver de plaisir et se gratter la tête.

On dit parfois que les animaux se comportent comme les humains. Mais si c’était le contraire ?

Mon Avis :

Il s’agit d’un recueil de quatre nouvelles dans lesquelles nous allons suivre les histoire de différents animaux dont la vie est liée à celle des humains.

Entre réflexions sur notre société de consommation, sur les médias ainsi que les traitements infligés quotidiennement à nos amis à quatre pattes. L’écriture est fluide, simple et clairement dirigée pour les jeunes.

C’est une bonne porte d’entrée pour permettre des questionnements plus profonds sur la façon dont l’être humain se comporte avec les animaux.

Le livre est court: il permet donc d’être lu rapidement (typiquement en une heure quand on ne sait pas quoi faire). A mettre entre les mains des plus jeunes à qui cette collection est spécialement dédiée…

Du grain à moudre… Assurément !

PS: Comme toujours lorsqu’il s’agit de petites maisons d’éditions que j’adore, je ne peux que vous inviter à jeter un œil au catalogue du Muscadier.

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Hollow City: Ransom Riggs

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Synopsis:

Jacob et les enfants particuliers sont désemparés : Miss Peregrine, changée en oiseau, est prisonnière de son état, suite à l’attaque des Estres, des âmes damnées, sur l’île Cainholm. Les voilà donc livrés à eux-mêmes ! Après avoir essuyé une tempête entre Cainholm et le continent, Jacob et ses amis s’échouent sur une rive de Grande-Bretagne, en 1940, alors que la Seconde Guerre Mondiale fait rage. Entre fuir des Estres déguisés en soldats, des rencontres avec des animaux singuliers, et la recherche de la dernière Ombrune en liberté afin de redonner à la directrice de l’orphelinat sa forme humaine, cette deuxième aventure de la série s’annonce palpitante et pleine de frissons !

Mon Avis :

Le deuxième tome des Miss Peregrine et les enfants particuliers, que j’ai lu en anglais a été enfin dévoré par mes yeux avides de lectrice en amour pour cette histoire. Alors, il a donné quoi ?

J’ai été très contente de retrouver les fameux enfants particuliers, auxquels je m’étais beaucoup attachée dans le premier tome. Ce qui m’a un peu plus surprise c’est le changement d’ambiance dans l’histoire. J’avais frissonné, j’étais tenue en haleine tout au long du récit: pour cet aspect là le second tome m’a semblé moins palpitant. Les rares passages qui m’ont fait un peu ces effets ont été cependant très bien menés dans le récit. Maiiiiis… j’aurais bien aimé un peu plus de trouille !

Certains personnages croisés tout au long du récit m’ont énormément plu, leurs histoires ont été bien construites et donnaient envie d’en savoir encore plus. Ce qui a été dommage en contrepartie, c’est le peu de développement des personnages des enfants particuliers qu’on connaissait déjà un peu, mais en surface. Voyez-vous, je suis assez mitigée sur ce second tome, parce que pour chaque point que j’ai aimé dans ma lecture, il y en a eu un autre qui m’a un peu laissée sur ma faim.

Autre exemple: le fil rouge qui fait avancer le récit est intéressant MAIS il finit quand même par s’essouffler. MAIS, j’ai bien aimé la fin de ce livre. Je pense que le troisième tome va avoir beaucoup de chose à apporter à l’histoire. On termine le récit avec beaucoup de questions en suspens, ainsi que de nouvelles questions qui ont surgit quasiment aux derniers paragraphes. C’étaient des retournements de situations bienvenus, mais un peu tardifs à mon goûts. Ça m’a donné l’impression d’un récit qui s’est étiré, pour finalement lâcher de grosses bombes à la fin.

Hollow City a été un bon moment de lecture pour moi, qui m’a bien ouvert l’appétit pour le troisième tome: La bibliothèque des âmes

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Supersoude: Cece Bell

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Synopsis :

ENTRER À L’ÉCOLE, c’est effrayant… Imaginez qu’en plus vous soyez un enfant un peu différent ! La petite Cece Bell est sourde. Elle porte un appareil auditif en bandoulière relié à un micro tenu par sa maîtresse. Un drôle de truc, très efficace pour écouter en classe, mais aussi pour faire fuir tout ami potentiel. C’est alors que Cece fait une découverte extraordinaire. Son appareil est si puissant qu’elle entend sa maîtresse dans toute l’école : en salle des professeurs, chez le directeur, dans le couloir… et même aux toilettes ! Cece comprend qu’elle a un pouvoir magique : la super-ouïe. Son appareil la transforme en super-héros : Super-Sourde, alias Celle-qui-entend-tout.
Grâce à lui, elle part à la conquête de la chose la plus précieuse au monde : une véritable amie…

Mon Avis:

Pas toujours facile d’expliquer à ses proches ce qu’on vit au quotidien lorsqu’on est différent. Cette bande-dessinée traite de la surdité d’une jeune fille, de sa façon de la gérer au quotidien, aussi bien chez elle qu’à l’école.

Nous avons tous des surdités différentes, mais un ouvrage comme celui-ci permet de mettre des mots sur nos petites difficultés du quotidien. Le récit m’a beaucoup plu pour cela: Cece est l’héroïne de sa propre histoire et n’est pas pointée comme « la pauvre petite handicapée ». Ceux qui ne sont pas sourds dans le récit ont ainsi des attitudes qui peuvent être déroutantes et blessantes, et Cece doit faire face à des situations délicates, où elle n’est pas sûre qu’on la comprendra. Elle apprend à grandir avec cette particularité qui fait désormais partie d’elle, avec toutes les épreuves, les peines et les joies que cela implique.

A mettre entre les mains de tous: parents, enfants, adolescents, grand-parents, pour faire mieux comprendre son handicap aux gens qu’on aime, et pour démystifier certains préjugés qui ont la peau dure sur les personnes sourdes ou malentendantes.

Pour moi, il fait clairement partie des livres pour une parfaite « bibliothérapie ».

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Le guide du voyageur galactique: Douglas Adams

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Synopsis:

Comment garder tout son flegme quand on apprend dans la même journée : que sa maison va être abattue dans la minute pour laisser place à une déviation d’autoroute ; que la Terre va être détruite d’ici deux minutes, se trouvant, coïncidence malheureuse, sur le tracé d’une future voie express intergalactique ; que son meilleur ami, certes délicieusement décalé, est en fait un astrostoppeur natif de Bételgeuse, et s’apprête à vous entraîner aux confins de la galaxie ? Pas de panique ! Car Arthur Dent, un Anglais extraordinairement moyen, pourra compter sur le fabuleux Guide du voyageur galactique pour l’accompagner dans ses extraordinaires dérapages spatiaux moyennement contrôlés.

Mon Avis :

Cet hiver mon humeur s’est décidément portée sur des livres plus pétillants et humoristiques que d’habitude, et c’est avec joie que j’ai entamé Le guide du voyageur galactique sur ma liseuse.

J’ai rencontré l’écriture loufoque, voire complètement barrée, de Douglas Adams auteur mythique de la science-fiction arrosée d’humour. Bien loin des classiques dantesques avec des enjeux métaphysiques comme Dune de Frank Herbert, Le guide du voyageur galactique nous propose une ballade absurde et rocambolesque dans les confins de la galaxie.  L’écriture est truffée de petits clins d’œil à d’autres classiques de la SF, mais également de références à notre monde réelle. Probablement un des livres qui vous fera le plus voyager.

Si vous vous glissez entre ses pages, ce livre vous fera rencontrer des personnages étranges, inquiétants, mais toujours déjantés. Des extraterrestres bizarres, bariolés qui ont un langage qui peut-être étonnant.

Le guide du voyageur galactique est un ouvrage rafraîchissant, qui fait du bien dans la grisaille de l’hiver et qui vous fera rire, un peu, beaucoup, à la folie !

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La douce empoisonneuse : Arto Paas

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Synopsis :

Une maisonnette rouge flanquée d’un petit sauna en bois gris, non loin d’Helsinki. Linnea, la douce veuve du colonel Ravaska, mène une existence paisible à soigner ses violettes et son chat. Pourtant chaque mois, le jour où elle touche sa pension, un trio maudit, conduit par son neveu, s’invite sous son toit pour la détrousser. Lorsque ses visiteurs ne se contentent plus de sa maigre retraite et exigent un testament à leur avantage, c’en est trop. Elle est résolue à en finir. Comprenez: à se suicider. Mais, surprise, concocter un poison mortel se révèle une activité beaucoup plus passionnante que tricoter. Et les noirs desseins de Linnea, par une suite précipitée d’événements cocasses, se retournent en sa faveur, tandis que ses ennemis…

Mon Avis:

Mon premier roman d’Arto Paasilinna, connu pour être un auteur scandinave porté sur les humours de tous poils : ironie, humour noir, humour de situation, burlesque… Vous en aurez pour tous les goûts.

J’étais tout d’abord enthousiaste en commençant ma lecture, puis je me suis rendue compte que j’en attendais sans doute un peu trop. Je n’ai pas autant ri que ce que j’espérais, pourtant les situations loufoques et les péripéties ont abondé. La douce empoisonneuse est une lecture qui me faisait envie depuis tellement longtemps, que je m’en étais fait une certaine image. J’ai été donc à la fois déroutée et surprise, heureusement de manière globalement positive.

J’ai aimé les personnages, même si je regrette un peu leur manichéisme. La condition sociale dans laquelle ils vivent est bien décrite et permet d’en apprendre un peu plus sur l’histoire et les coutumes de la Finlande. En cela, ce genre de lecture est toujours une véritable ouverture sur le monde, et c’est une expérience à tenter à tout âge de la vie.

Avoir une dame âgée comme personnage principal, ce n’est pas banal, encore moins quand on apprend à la connaitre au fil des pages. C’est une petite grand-mère attachante qui a cependant plus d’un tour dans son petit sac. Ses persécuteurs, bien que vils gredins, n’en restent pas moins attachants à leur manière. Ils cherchent leur place au soleil dans un monde qui les rejette sans cesse, et restent désespérément des délinquants…

La douce empoisonneuse a été pour moi une petite histoire légère, qui risque peut-être de se faire oublier au fil des années… A charge de revanche pour mon prochain Paasilinna 😉

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Au revoir là haut, Pierre Lemaitre

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Synopsis:

Rescapés du chaos de la Grande Guerre, Albert et Edouard comprennent rapidement que le pays ne veut plus d’eux. Malheur aux vainqueurs ! La France glorifie ses morts et oublie les survivants. Albert, employé modeste et timoré, a tout perdu. Edouard, artiste flamboyant mais brisé, est écrasé par son histoire familiale. Désarmés et abandonnés après le carnage, tous deux sont condamnés à l’exclusion. Refusant de céder à l’amertume ou au découragement, ils vont, ensemble, imaginer une arnaque d’une audace inouïe qui mettra le pays tout entier en effervescence. Bien au-delà de la vengeance et de la revanche de deux hommes détruits par une guerre vaine et barbare, Au revoir là-haut est l’histoire caustique et tragique d’un défi à la société, à l’État, à la famille, à la morale patriotique responsables de leur enfer.

Mon avis:

J’ai mis beaucoup de temps à attaquer ce livre, tant il est épais. Il dormait donc tranquillement depuis deux ans dans ma bibliothèque, évitant soigneusement mes petites mimines, et glissant d’étagères en étagères pour fuir mon regard…

Ce livre ne s’est rappelé à moi que lorsque j’ai appris qu’il serait adapté au cinéma en fin d’année 2017. Oh oh, l’occasion était parfaite pour commencer cette grosse brique. Au revoir là-haut a reçu le prix Goncourt en 2013, c’était une première pour moi. Je n’ai pas été déçue. Vous voulez savoir pourquoi ? Lisez moi 😉

Pierre Lemaître a un style travaillé, qui rend la lecture souple et entraînante. Je suis une grande amatrice de styles reconnaissables et de « patte d’écriture » qui donne des ambiances et des couleurs particulières au récit, et Lemaître fait partie de ces auteurs qui en ont une. La narration n’est pas en reste, puisqu’on suit très bien le fil rouge de l’histoire, tout en restant surpris à chaque chapitre par certaines actions des personnages. On apprend à les connaître, et plus on avance dans le récit, plus on les découvre en nuances: les méchants moins méchants, et les gentils moins gentils. Humains, tout simplement. On découvre aussi un monde différent, mais pas si éloigné que ça de la France que nous connaissons, seulement un siècle en arrière. Certaines problématiques nous sont familières, nous les avons apprises à l’école. Mais cette fois, nous vivons l’époque avec les gens qui en ont fait partie, c’est une expérience de voyage dans le temps à couper le souffle.

Je n’ai pas senti les pages se tourner tellement j’étais happée dans l’histoire, emportée par une intrigue prenante, et la découverte de personnages complexes dont les destins se croisent sur la route de la Grande Guerre. Tous ont été affectés d’une manière ou d’une autre par ce premier cataclysme du 20e siècle, et la reconstruction de la France, le devoir de mémoire, et ces pauvres soldats qu’on s’empresse de vouloir oublier. C’est vrai que dans les manuels d’histoire on ne raconte pas ce que deviennent les soldats morts, disparus, brisés. Certains gardent leurs secrets jusqu’à la mort, d’autres témoignent, et ce sont leurs voix qui nous permettent d’attraper une miette de ce que pouvait être leur vie à cette époque. Pierre Lemaître retranscrit avec brio ces destins touchants, parfois avec un peu d’ironie, d’autres fois avec des scènes glaçantes ou dramatiques.

Ce voyage dans la France d’après Grande Guerre, promis, vous n’en reviendrez pas indemne…

 

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Les Enchantements d’Ambremer / Le Paris des Merveilles, Pierre Pevel

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Synopsis :

Paris, 1909. La tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes se baignent dans la Seine, des farfadets se promènent dans le bois de Vincennes… et une ligne de métro relie la ville à l’OutreMonde, le pays des fées, et à sa capitale Ambremer. Louis Denizart Hippolyte Griffont est mage du Cercle Cyan, un club de gentlemen-magiciens. Chargé d’enquêter sur un trafic d’objets enchantés, il se retrouve impliqué dans une série de meurtres. L’affaire est épineuse et Griffont doit affronter bien des dangers: un puissant sorcier, d’immortelles gargouilles et, par-dessus tout, l’association forcée avec Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien…

Mon avis:

Un univers steampunk, saupoudré d’une enquête, que demande le peuple ? Un peu plus peut-être pour ma part…

Louis est un mage à moustache, qui se retrouve mêlé malgré lui à une affaire de trafics. Il participe à l’enquête policière, et l’étau se resserre tout au long du récit pour découvrir qui se cache derrière ces vols, mais également ces meurtres. L’intrigue est assez prenante, bien qu’il y ait certaines facilités au niveau de la construction du récit (comme d’heureux hasards qui permettent de résoudre certaines choses plus facilement). J’ai un peu trop senti les ficelles de l’enquête, deviné un peu trop vite où tout ça allait nous mener.

Ces éléments mis à part, j’ai bien aimé les personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires, on sent un véritable attachement de l’auteur à ces êtres de papiers, et un soin particulier à leur créer une histoire. Cela dit, les relations entre certains personnages restent un peu dans le flou, si bien qu’on ne comprend pas toujours très bien ce qu’il se passe, et pourquoi certains se comportent d’une telle manière avec d’autres.

En bref, je n’ai pas été franchement convaincue par ce livre, bien que j’aie passé un bon moment (étrange, n’est-ce pas?). C’est surtout la fin du récit qui m’a laissé un goût de vite-plié, parce qu’il fallait trouver un moyen de conclure l’histoire, comme si tout d’un coup, les personnages avaient envie de se barrer faire autre chose. Je n’ai pas beaucoup aimé qu’il y ait une intrigue qui se déroule en quelques pages une fois le livre terminé; ça m’a également laissé un goût de « je cale ça là, ça n’a rien à voir avec le récit précédent, mais bon, c’est cadeau ». Bon, pourquoi pas, la petite histoire était amusante, même très bien trouvée, mais pourquoi à la fin de ce tome ? Après tout cela reste mon avis, qui peut paraître un peu dur, mais c’est surtout à cause de la conclusion du récit…

Du coup je vous le conseille, parce qu’il peut plaire, et je pense qu’on peut passer un bon moment tout de même avec ce livre. Sait-on jamais 😉

Beusous beusous !

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Harry Potter and the Cursed Child

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Synopsis :

Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Mon avis (spoils en fin d’article) :

Je suis très partagée sur ce livre: d’un côté mon âme de gamine amoureuse d’Harry Potter a frétillé tout le long de ma lecture, mais d’un autre, l’adulte qui pousse en moi a tiqué toutes les deux pages…

Bon bon bon… Harry Potter est un adulte qui a trois enfants à charge, et nous allons suivre plus précisément leur petit enfant-sandwich : Albus Severus. La thématique des problèmes de famille, de relations entre parents et enfants me plaît bien, et j’ai trouvé intéressant de voir ce que ça pouvait représenter d’être l’enfant d’une personne célèbre. Cela dit, je n’ai pas eu beaucoup le temps de m’attacher à ce petit bout, donc à compatir avec son mal-être. J’ai donc eu un peu de mal à comprendre pourquoi il est allé chercher les ennuis tout seul sans que personne ne lui ai rien demandé. J’ai eu encore plus de mal à croire qu’Harry ait encore une sorte de lien étrange avec les forces du mal, alors que techniquement, dans le 7ème tome, on nous explique bien que tout ça c’est fini pour lui.

J’ai cependant apprécié deux personnages contre toute attente : Draco et Scorpius Malefoy. Ils ont des souffrances plus nuancées et des problèmes familiaux plus tendus. L’un comme l’autre m’ont semblé bien plus sympathiques que tous les autres personnages. Ils m’ont semblé avoir une histoire bien plus intéressante qu’Harry, la transparente Ginny (promis, elle ne sert à rien), et leurs trois enfants. Même Ron et Hermione, sont franchement pâlichons dans ce récit.

Bilan avant les spoils:

En bref, c’est un livre parfaitement oubliable, qui ne manquera à personne. Je ne dis pas pour la mise en scène, les acteurs et tout le toutim, mais en tant que pièce de théâtre, en tant que récit poursuivant la saga, il ne vaut pas une cacahouète. On sent très bien que ce n’est pas Rowling qui l’a écrit, et c’est très dommage. La cohérence de son univers ne tient simplement pas, et les personnages sont devenus des ersatz faibles de ce qu’on a pu voir à l’écran. L’intrigue est franchement étrange, pour friser l’incompréhensible à certains moments.

Si vous avez passé une bonne lecture en lisant ce tome, tant mieux pour vous, parce que moi, on ne m’y prendra plus !

 

 

Suite de la chronique avec quelques petits spoils (pour que je puisse m’énerver un peu plus quand même):

Nous avons également droit à des voyages dans le temps, à répétition. Tout ceux qui ont regardé Doctor Who ou Retour vers le Futur le savent: c’est un peu compliqué de construire un récit cohérent autour des voyages dans le temps. Ce que je comprends moins, c’est le manque de jugeote des personnages vis à vis des conséquences qu’une modification du passé peut avoir. Crotte, ils ont 14 ans les gamins, ce n’est pas possible qu’à 14 ans, on ne réalise pas qu’un changement du passé modifie également le présent !! J’ai d’ailleurs trouvé que ces voyages dans le temps sont un peu trop prétexte au fan service, histoire de retrouver des personnages morts ou des moments cultes de la saga. J’ai eu l’étrange impression de relire les sept tomes en un éclair.

Deuxième gros problème de ce récit: Ron Weasley. Mais que t’ont-ils fait ??? Il est devenu un obscur side-kick de seconde zone, maladroit et blagueur, qui devient lourdingue, voir beauf. Mon personnage favori de tous les temps est devenu moins drôle qu’une vidéo de chat à la con. Sérieusement, ça c’est criminel…